Création du Centre d’Alger pour la sauvegarde du patrimoine d’Afrique : Des artistes du Sahel saluent cette initiative

Des artistes des pays du Sahel ont salué l'adoption vendredi par l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) de la création du Centre international d’Alger pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel d’Afrique et souhaité le voir "opérationnel dans les plus brefs délais".
PUBLIE LE : 20-11-2013 | 0:00

Des artistes des pays du Sahel ont salué l'adoption vendredi par l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) de la création du Centre international d’Alger pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel d’Afrique et souhaité le voir "opérationnel dans les plus brefs délais". Rencontrés en marge du 4e festival international, Abalessa-Tin Hinan, des arts de l’Ahaggar (Fiataa), ces artistes, pour qui le legs ancestral des sociétés africaines est source d'inspiration, ont applaudi l'avènement de ce centre dédié à la préservation d'un "héritage fragile" de l'Afrique, confiné jusqu'à présent dans la seule transmission orale. Chanteuse et joueuse d’Imzad, la Malienne Khaira Araby, a exprimé à l’APS sa joie de pouvoir à l'avenir "déposer et transmettre" dans un cadre organisé le patrimoine immatériel "riche" que recèle sa ville natale, Tombouctou. Saluant le travail effectué pour la sauvegarde de l’Imzad par les institutions algériennes, l'artiste, sexagénaire, se dit "déjà prête à collaborer" avec le nouveau centre "dès son ouverture". Sa compatriote Fadimata Walett Oumar, membre fondateur de la troupe de musique malienne Tartit, estime que ce centre est une "grande avancée" et un "acquis inestimable" pour les cultures africaines, particulièrement pour les Touareg qui y voient aussi une "reconnaissance internationale de la richesse et de la diversité du patrimoine immatériel africain", dont le patrimoine touareg est partie intégrante.
L’artiste, qui a introduit l’Imzad sur les scènes internationales il y a près de 20 ans, se dit de son côté ouverte à toute collaboration avec ce centre dont elle attend qu'il s’intéresse à "tous les pays" et à toutes les cultures africaines "sans exclusion". Insistant sur la pérennité d'un patrimoine ancestral, le chanteur et musicien burkinabé, Abdoulay Cissé, a affirmé que ce centre est le "couronnement des efforts" des citoyens africains à travers le continent qui ont su préserver un héritage immatériel inestimable, pour le faire connaître dans le monde entier. Cet artiste mandingue qui sillonne les scènes avec un Afrobeat recherché a également émis le souhait de prendre part à cette "aventure" au service du rayonnement de la culture diversifiée de l'Afrique.
La 37e conférence générale de l’Unesco, réunie jusqu'à aujourd’hui à Paris, a définitivement adopté la création du Centre international d’Alger pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel d’Afrique. Appelé à mener des travaux de recherches et de compilation sur le patrimoine immatériel africain, et à organiser des colloques au niveau africain à ce sujet, notamment, le futur organisme sera géré administrativement par l’Algérie et doté d’un budget octroyé par le gouvernement algérien.


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