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Renforcement du dispositif algérien d’accréditation : Algerac bénéficie d’un projet de jumelage avec l’UE

D’une durée de six mois, le projet est mis en œuvre par des experts allemands de l’Institut fédéral d’Allemagne de recherche et d’essais de matériaux affilié au ministère fédéral de l’économie et de la technologie.

PUBLIE LE : 20-11-2013 | 0:00
Ph : Louisa

D’une durée de six mois, le projet est mis en œuvre par des experts allemands de l’Institut fédéral d’Allemagne de recherche et d’essais de matériaux affilié au ministère fédéral de l’économie et de la technologie.

Intervenant à la veille de l’évaluation d’Algerac, l’organisme algérien d’accréditation, par ses pairs, le projet de jumelage léger  avec l’UE a été lancé, hier, lors d’une cérémonie organisée à Algex en présence de l’ambassadeur d’Allemagne, M. Gotz Lingenthali, de l’ambassadeur, chef de la délégation de l’UE en Algérie, M. Marek Skolil, du représentant du ministère fédéral allemand de l’économie et de la technologie, M. Wolf-Dieter Plessing, et de responsables de l’institut fédéral BAM, partie chargée de la mise en route du projet inscrit dans le sillage du programme P3A. La démarche vise ainsi à consolider le rôle de l’organisme algérien d’accréditation dans l’infrastructure « Qualité » nationale, régionale et internationale, et appuyer ses capacités organisationnelles, réglementaires et managériales. Il s’agira, en définitive, d’élargir le domaine de la coopération entre les deux institutions avec cette finalité d’accroître les échanges commerciaux entre l’Algérie et l’Union européenne. Dans cette optique, les experts allemands entendent proposer leur assistance dans les segments de l’analyse et évaluation, consultance accompagnement, et la formation au profit des personnels d’Algerac en Allemagne.  Le directeur général d’Algerac, M. Noureddine Boudissa a affirmé, dans ce sens que, « cette prise de conscience » quant à la nécessité de consolider les capacités d’accréditation de son organisme, a été dictée par « l’ouverture du marché algérien à la libre circulation des biens et services ». Un contexte qui exige l’intervention d’organismes de certification accrédités et un dispositif d’accréditation fiable et reconnu, fera-t-il entendre. En fait, « il est nécessaire que les organismes accrédités soient les seuls garants du certificat de garantie dans le but de protéger l’économie, faciliter le commerce et privilégier la régulation », a ajouté M. Boudissa qui évoquera, pour la circonstance, la réflexion engagée dans la réglementation en matière d’octroi des agréments conformément à la norme 17020. L’intervenant a cité, à ce propos, le décret exécutif rendant obligatoire l’agrément de laboratoires d’analyse relevant du commerce. Abordant le volet de la coopération avec l’Allemagne, M. Boudissa la qualifiera de « stratégique » soulignant, toutefois, le besoin de l’Algérie quant au transfert de technologies et de savoir-faire, objet de ce projet de jumelage. L’ambassadeur de l’UE à Alger a fait mention du rôle d’Algerac dans promotion des laboratoires de contrôle de la qualité. M. Marek Skolil, dira aussi que l’accréditation est « un aspect important de la compétitivité de l’entreprise ». Concernant le projet de jumelage, il précisera que « depuis 2009, Algerac bénéficie d’un soutien important de l’UE ». « Un effort qui s’inscrit dans la mise à niveau des compartiments d’Algerac », a-t-il poursuivi. Aussi, le projet « est une consécration de ces objectifs pour arriver aux standards internationaux», a t-il affirmé.  « Ce jumelage qui est le 10e du genre, financé en partie par l’UE et mis en œuvre entièrement par la partie allemande » s’inscrit également dans « l’approche de développement de la PME algérienne » à travers les actions initiées au profit d’autres organismes également dont l’INAPI, l’ONML, et l’IANOR,  a-t-il ajouté. M. Skolil a également tenu à souligner que l’accord d’association avec l’UE, souvent contesté par la partie algérienne, ne devrait pas être limité à la ZELE, en ce sens, selon lui, qu’il accorde des avantages dans le domaine des réformes  et de l’apport technique. M. Gotz Lingenthali, l’ambassadeur allemand a mis en avant « le rôle clé » de l’accréditation dans la levée des obstacles techniques au commerce. « Elle est reconnu au plan international notamment pour la facilitation de l’exportation des biens et services, le renforcement de la qualité des produits importés ». Le projet s’inscrit, a-t-il dit, dans le cadre de la mise en œuvre de l’accord d’association. Il « constitue un pas dans l’intégration dans le marché européen, et renforce le partenariat avec l’UE, notamment la coopération avec l’Allemagne. Le représentant du ministère fédéral allemand de l’économie et de la technologie, M. Wolf-Dieter Plessing a affirmé que le projet visait à améliorer les échanges entre les deux pays dont le volume des échanges a atteint en 2012, près de 3,2 milliards d’euros. La 3e session de la commission économique mixte qui se réunira au courant du printemps 2014, devra renforcer cette coopération, objectif assigné au projet de jumelage, a-t-il indiqué. L’accréditation, a-t-il affirmé, constitue « un outil de coopération d’une grande efficacité en sus du fait qu’elle offre des solutions pratiques ». L’Institut allemand œuvre, dans ce cadre, pour un partage du savoir-faire et pour une coopération durable ».
D. Akila
 

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