mardi 18 septembre 2018 17:39:14

Selon le Haut commissariat à l’amazighité : L’enseignement de l’amazigh a enregistré une évolution palpable

L’enseignement de la langue amazigh a enregistré, du point de vue statistiques, «une évolution palpable», a estimé le Haut commissariat à l’amazighité (HCA) dans son rapport présenté lundi lors d’une session extraordinaire de l’Assemblée populaire de la wilaya de Tizi Ouzou consacrée au thème «Tamazight : langue et culture. Bilan et perspectives».

PUBLIE LE : 19-11-2013 | 0:00

L’enseignement de la langue amazigh a enregistré, du point de vue statistiques, «une évolution palpable», a estimé le Haut commissariat à l’amazighité (HCA) dans son rapport présenté lundi lors d’une session extraordinaire de l’Assemblée populaire de la wilaya de Tizi Ouzou consacrée au thème «Tamazight : langue et culture. Bilan et perspectives». Expliquant cette «évolution» de l’enseignement de la langue amazigh au niveau national, le bilan du HCA fait état de l’enregistrement, en 2013, d’un effectif global de 234.690 apprenants encadrés par 1.654 enseignants, alors qu’en 1995, année de l’introduction de cet enseignement dans le système éducatif, le nombre d’apprenants n’était que de 37.690 encadrés par 233 enseignants.
 Dans ses remarques sur cette évolution, le HCA a relevé, dans le document présenté en la circonstance, que celle-ci «ne concerne que six wilayas», à savoir Tizi Ouzou, Béjaïa, Bouira, Boumerdès, Sétif et Batna. «D’autres wilayas ont vu leurs effectifs régresser jusqu’à la suppression pure et simple de cet enseignement, à l’instar de celles de Ghardaïa, El-Bayadh, Biskra, Tipasa, Oran et prochainement Alger», a fait observer le HCA, en notant que «sur 1.643 apprenants de l’amazigh enregistrés à Alger durant l’année scolaire 2009-2007, il n’en reste que 14 en 2013».
 Expliquant le «recul» de l’enseignement de cette langue au niveau de certaines wilayas, le HCA met en avant, dans son rapport, «le caractère optionnel» de cet enseignement, «l’absence de formation des formateurs» et «le préalable de +la demande sociale+ exigée par le ministère de l’Éducation nationale pour toute ouverture de classe d’amazigh». Cette session extraordinaire a vu la participation de chercheurs en ce domaine et de militants de la cause amazigh, dont le chanteur Lounis Aït Menguellat et Dahbia Matoub, présidente de la Fondation éponyme. Ont pris part également à cette rencontre, le HCA, les représentants des directions locales de la culture, de l’éducation nationale et de la formation et de l’enseignement professionnels.
 À l’ordre du jour de cette manifestation, figure la présentation de quatre communications en rapport avec le thème par Mouloud Lounaouci (spécialiste en sociolinguistique), Abdeslam Abdenour (auteur d’ouvrages en amazigh), Tazaghart Brahim (éditeur), Mohand Ouamer Oussalem (enseignant universitaire) et Boudinar M’henna, en sa qualité de président de l’Association des enseignants d’amazigh.
 Dans son allocution d’ouverture de cette session, tenue en présence du wali, Bouazghi Abdelkader, le président de l’APW, Haroun Hocine, évoquant la question de promotion de l’amazigh, a estimé que «la réhabilitation définitive de l’amazigh, langue et culture, doit se faire et ne doit se faire que dans les institutions de notre pays, loin des surenchères et de calculs politiciens».
Explicitant son propos, M. Haroun a soutenu que ces institutions «doivent assurer l’irréversibilité de son enseignement (l’amazigh, ndlr), sa promotion, son évolution et sa modernisation, afin d’en faire un instrument indispensable au quotidien du peuple». Cette rencontre devrait être sanctionnée, selon son ordre du jour, par l’adoption d’une délibération pour «demander à qui de droit l’officialisation de la langue amazigh», a-t-on indiqué.
 
 

DONNEZ VOTRE AVIS

Il n'y a actuellement aucune réaction à cette information. Soyez le premier à réagir !

S'inscrire
Presedant
Suivent
 

Donnez votre avis

Aidez nous à améliorer votre site en nous envoyant vos commentaires et suggestions