mardi 18 septembre 2018 17:33:43

La grande-Bretagne présente un spectacle en 3D au palais de la Culture : Une chorégraphie surréaliste

Le British Council, qui participe pour la première fois au festival international de danse contemporaine qu’organise chaque année le ministère de la Culture avec une flopée d’artistes chorégraphes à la renommée mondiale, a donné dimanche dernier, dans l’après-midi, au palais Moufdi-Zakaria, une surprenante représentation de danse chorégraphique en 3D, une technique artistique de pointe aux impressionnants effets d’optique, introduite pour la première fois à Alger.

PUBLIE LE : 19-11-2013 | 0:00
D.R

Le British Council, qui participe pour la première fois au festival international de danse contemporaine qu’organise chaque année le ministère de la Culture avec une flopée d’artistes chorégraphes à la renommée mondiale, a donné dimanche dernier, dans l’après-midi, au palais Moufdi-Zakaria, une surprenante  représentation de danse chorégraphique en 3D, une technique artistique de pointe aux impressionnants effets d’optique, introduite pour la première fois à Alger.
Les spectateurs auxquels se sont joints les étudiants de l’École des beaux-arts ISMAS affluaient dans la salle par groupes munis de lunettes spéciales - indispensable accessoire pour assister au spectacle - mus par la curiosité de découvrir assis à même le sol sur des beaux tapis berbères, une chorégraphie originale qui attire certains artistes contemporains européens, réalisée grâce à un support technologique sophistiqué et qui commence à peine à faire son chemin dans le domaine des arts visuels. Il faut sans doute beaucoup de créativité et un certain génie de la conception pour aboutir à un tel résultat esthétique avec peu de moyens et seulement une danseuse. Le spectateur était, pour ainsi dire, plongé dans un univers digne des plus belles œuvres picturales surréalistes avec une sorte de ballet illusoires de corps qui donnaient l’impression d’un spectacle qui intègre dans une nouvelle dimension les volumes et les objets en projetant la photo de danseurs en mouvements avec un arrière- fond qui s’imbrique dans cette toile magnifique qui donne l’illusion que des choses qui ne figurent pas sur la scène existent bel et bien et se meuvent dans une sorte d’espace parsemé de motifs sur un mur invisible et sur des corps qui ne sont en réalité par là. C’est toute une chorégraphie en couleurs mouvante et troublante de significations multiples qui est en train de se créer sous l’œil médusé du spectateur, et l’on peut deviner  la la touche artistique de Billy Cowie présent dans la salle avec le directeur du British Councel, M. Martin Daltry. L’artiste polyvalent est un parfait  chorégraphe, un compositeur complet  et un cinéaste qui nous vient d’Ecosse et qui est par ailleurs l’auteur de plus d’une vingtaine de représentations artistiques et théâtrales. Ce dernier, qui travaille spécialement dans les arts visuels et dans le domaine de l’installation et de la danse, a déjà réalisé cinq projets majeurs destinés à l’écran et a publié, aux éditions Routledge, en janvier 2006, un ouvrage sur un travail de recherche intitulé Danse anarchique. Il est également chargé de recherche à l’université de Brighton. Nous avons suivi et regardé avec un certain plaisir, un spectacle en découvrant derrière les performances d’une danseuse  encadrée par d’autres danseuses d’origine asiatique – en fait, il ne s’agissait que de leur image — qui se tenaient  debout sur des banquettes hautes et des échelles suspendues dans le vide et dont elles escaladaient les marches, en exécutant une gestuelle d’une rare précision. Le spectacle intitulé Streoscopic Trilogy 2 (Art of movement, Jenseits, Dark Rain)  offrait sur la scène en mouvements qui semblaient se rapprocher des spectateurs, tableau féerique sorti tout droit d’un rêve et de l’imagination colorée de l’artiste dans un ensemble chorégraphique accompagné d’une belle musique écossaise sous la forme d’une ballade chantée émouvante et où la danse au final n’apparaissait que comme un prétexte au spectacle. Il faut préciser que ce dernier est  une initiation qui sort de l’ordinaire, très intéressante  dans le monde digital puisqu’elle s’appuie sur l’installation d’une danse stéréoscopique étrange et spectaculaire. C’est en tout cas, une preuve irréfutable que les dernières technologies de la science peuvent, lorsqu’elles sont guidées par le regard humain, faire bon ménage avec l’art le plus avant-gardiste !
    Lynda Graba

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