mardi 18 juin 2019 18:59:20

Le président de la CNCPPDH à la radio Chaîne III : Droits de l’homme, liberté de la presse et démocratie en progrès

Le président de la Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l’homme, M. Farouk Ksentini, a précisé que l’heureuse initiative d’élire l’Algérie au Conseil des droits de l’homme pour un mandat de trois ans, a été altérée par l’élection du Maroc à une voix de différence.

PUBLIE LE : 18-11-2013 | 0:00

Le président de la Commission nationale consultative  de promotion et de protection des droits de l’homme, M. Farouk Ksentini, a précisé que l’heureuse initiative d’élire l’Algérie au Conseil des droits de l’homme pour un mandat de trois ans, a été altérée par l’élection du Maroc à une voix de différence. « L’élection du Maroc au Conseil des droits de l’homme de l’Onu est tout à fait injustifiée et totalement inopportune. Je ne comprends pas comment un tel Etat qui mène une guerre colonialiste à l’encontre du peuple sahraoui puisse recueillir autant de voix. J’ai été satisfait, mais ma satisfaction a été atténuée par cette élection marocaine », a indiqué Me Ksentini qui était l’invité de la rédaction de la Chaîne III de la Radio algérienne. Par contre, Me Ksentini juge l’élection de l’Algérie comme étant une reconnaissance aux progrès réalisés par notre pays en matière de droits de l’homme, notamment, la liberté de la presse et la démocratie qui demeure toujours en nette progression en Algérie.  « Dans l’ensemble, il y a eu plusieurs pas qui ont été faits, notamment dans la promotion et la protection des droits de l’homme, la liberté individuelle, la liberté de la presse et le renforcement de la démocratie, l’amélioration de la justice. Tout cela fait que la culture des droits de l’homme s’est répandue d’une manière substantielle et significative et qui a fait le progrès de l’Algérie », a-t-il précisé.
Par ailleurs Me Ksentini a  relevé aussi que cette élection relève de la position constante de l’Algérie en matière d’autodétermination des peuples. « Aucun pays n’a fait autant pour les droits des peuples que ce qu’a fait l’Algérie. Cela nous a valu des inimitiés durables, mais nous n’avons pas changé de ligne de conduite. » Dans le même contexte,  Me Ksentini a mis l’accent sur la nécessité de parfaire plusieurs secteurs, à commencer par la justice parce que son rôle est très important pour les droits des individus ainsi que les droits de l’homme. « Il faut s’employer à faire en sorte que la justice puisse rendre des décisions de meilleure qualité parce que les premiers protecteurs des droits de l’homme sont les magistrats.
Nous avons besoin de leur concours actif et efficace pour améliorer la qualité de la justice », a affirmé Me Ksentini, soulignant que pour avoir une justice de qualité il faut avoir une formation de qualité. Dans ce sens il a lancé un appel aux responsables afin d’œuvrer pour une justice plus efficace.  
Il a, par ailleurs, affirmé  qu’il est temps de régler « impérativement et le plus vite possible » la  question de la dépénalisation de l’acte de gestion si l’Algérie veut relancer l’économie nationale, notamment protéger les cadres de la frilosité dans laquelle ils sont maintenus à cause de la menace de l’application de texte à leur encontre. « La notion de gestion parfaite n’existe pas. Il y a des marges d’erreur,  donc il faut dépénaliser si l’on veut que l’économie reprenne du souffle et rebondisse.»
    Kafia Ait Allouache
 

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