D.R
Le rapport sur le développement humain publié jeudi par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) commandé chaque année est éditorialement indépendant de cette institution. Mahbub Ul Haq (Pakistanais, décédé en 1998 et Amartya Kumar Sen (Indien, prix Nobel d’économie) ont mis en équation trois indices (la santé, l’éducation et le niveau de vie) pour dégager une sorte d’échelle du développement humain il y a 20 ans de cela. Depuis, chaque année des experts examinent les performances de chaque pays en tenant compte de ces trois critères affinés d’année en année de façon impartiale et loin de tout penchant politique… C’est dire la valeur de ce document qui fixe régulièrement depuis sa première édition, il y a de cela 20 ans, une sorte d’instantané de l’état de développement des pays de la planète.
Un regard aussi objectif, forgé par un certain recul technique des experts rédacteurs de ce document ou l’appréciation plus qu’élogieuse du directeur général du FMI sur notre pays traditionnellement connu pour leur sévérité et impartialité ne sont pas, en ce qui concerne l’Algérie, une exception partiale. Ces bonds spectaculaires dans le classement par pays sur l’indice de développement ne sont que le résumé succinct d’un effort décennal mené sans relâche par l’ensemble des institutions, organismes et suivi pas à pas par une armée de bâtisseurs, des millions d’Algériens, impliqués dans ces vastes chantiers de la relance économique dont le programme quinquennal en cours consolide de façon irréversible la place du pays dans le groupe des économies émergentes.
Pour le rapport 2010, d’autres indices ont été introduits pour rendre plus fine l’analyse et par voie de conséquence le classement. Cet enrichissement méthodologique ne confère que plus de valeur scientifique quand aux résultats affichés qui ne dépendent pas de la santé financière du pays ou de son poids dans le commerce mondial des hydrocarbures, mais plutôt de critère sur le mode et la qualité de vie des habitants. « Ce progrès n’est pas dû, comme on peut à tort le présumer, aux rentes du pétrole et du gaz », a déclaré Jeni Klugman, auteur principal du Rapport sur le Développement Humain. « La haute performance des pays arabes est largement attribuée aux impressionnantes réformes menées sur le long terme en matière de santé et d’éducation, les dimensions non monétaires de l’IDH »…
L’Algérie se classe parmi les premiers pays au monde qui ont fait le plus de progrès sur l’indice de développement par rapport à leur point de départ il y a 40 ans ! Figurant au Top 5 des pays arabes leaders en matière de réalisations de développement à long terme, l’IDH de l’Algérie a été évalué à 0,6777, faisant ainsi partie d’un groupe de 43 pays (à développement humain élevé). Ainsi, l’IDH de l’Algérie est supérieur à l’IDH moyen de l’ensemble des pays arabes qui est de 0,590, ainsi qu’à l’IDH moyen mondial évalué à 0,624, la classant à la 84e place sur 169 pays.
Intitulé « la Vraie Richesse des Nations : les chemins du développement humain » ce rapport n’est qu’une confirmation sur ce qui se passe et se fait au quotidien ici, intramuros.
M. Koursi
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