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Education nationale : L’Unpef maintient sa menace de grève à partir du 25 novembre

Décidément, le secteur de l’éducation, qui n’en finit pas avec les débrayages et les mouvements de contestation, vit une fois de plus sous la menace d’une énième action de protestation durant ce premier trimestre de l’année scolaire en cours.

PUBLIE LE : 15-11-2013 | 23:00
D.R

  Décidément, le secteur de l’éducation, qui n’en finit pas avec les débrayages et les mouvements de contestation, vit une fois de plus sous la menace d’une énième action de protestation durant ce premier trimestre de l’année scolaire en cours. 

Malgré les engagements pris par le ministre, M. Abdelatif Baba Ahmed, de solutionner les problèmes et revendications émis par les représentants des travailleurs du secteur,  l’Union nationale des professeurs de l’enseignement et de la formation (Unpef), persiste et signe : le débrayage aura lieu le 25 novembre, une date très proche de  la période des compositions de fin de trimestre. 
Le syndicat de Sadek Dziri, qui a rencontré le ministre de l’Education nationale en octobre dernier, s’est réuni juste après en session extraordinaire. Le conseil national de l’Unpef a décidé au cours de ses assises à maintenir l’appel à la grève considérant que la réunion du 20 octobre dernier avec des représentants du ministère de l’Education n’a pas été concluante et que des réponses plus satisfaisantes devaient être données au syndicat, notamment en ce qui concerne les dysfonctionnements contenus dans le statut particulier et « l’injustice faite à certains corps du secteur de l’éducation », autre revendication de ce syndicat qui maintient son mouvement de grève et ce malgré la brève intervention du ministre de l’Éducation, Abdelatif Baba Ahmed, pour concilier les grévistes lors de la cérémonie de célébration du 59e anniversaire du déclenchement de la Révolution qui a eu lieu le 31 octobre dernier au lycée des mathématiques à Kouba. Tout en annonçant que le dossier évoqué par ce syndicat sera étudié, le ministre a affirmé  que son département se penchera sur les nombreuses questions soulevées par l’Union et appliquera par conséquent celles qui doivent être appliquées. 
Le ministre avait écarté toutefois la prise en considération de quelques autres points soulevés, qui selon le ministre, ne sont pas du ressort de son département. Le premier responsable du secteur a affirmé par ailleurs que les portes du dialogue « restent ouvertes » afin de permettre de résoudre toutes les questions soulevées par la famille de l’éducation nationale et satisfaire par la même, « dans la mesure du possible et de l’autorisé », toutes les volontés et les doléances.
Les différentes commissions, affiliées à l’Union nationale des travailleurs de l’éducation et de formation (enseignants, directeurs, censeurs, conseillers d’éducation, adjoints d’éducation, économes, corps communs, ouvriers professionnels et agents de sécurité et de prévention…), projettent elles aussi d’adhérer à cette action afin d’exiger la prise en charge de leurs doléances. 
Dans son dernier communiqué, l’Unpef, qui tient toujours à ses revendications, a réitéré son appel à la prise en charge totale des préoccupations des travailleurs de l’éducation, étant donné que le ministère de tutelle n’a pas répondu à la totalité de ses doléances. Toutefois, l’Unpef a insisté sur la révision du dysfonctionnement contenu dans le statut particulier 08/315 des travailleurs de l’éducation nationale, tous corps confondus. 
 Ce syndicat a, dans le même document, réitéré son attachement à sa plate-forme de revendications qui tourne autour de « l’intégration de certaines catégories d’enseignants du cycle primaire et moyen dans des postes correspondants à leur profil, en application des lois et règlements, et ce, sans condition ». L’Union a également appelé « au traitement du dossier des corps communs et des travailleurs professionnels, ainsi que des agents de sécurité pour leur assurer une vie digne, la suppression de l’article 87 bis et le rejet de la revalorisation de 10%.»
Est également fortement exprimé par le syndicat « le droit des adjoints d’éducation à la promotion dans leur carrière et à leur intégration dans la catégorie 10 au lieu de la 8.» 
En outre, l’Unpef exige la régularisation de la situation des ingénieurs dans les cycles primaire et moyen et l’intégration du personnel technique des laboratoires dans le statut de l’éducation nationale.
Sarah Sofi
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