dimanche 15 septembre 2019 17:24:52

Paix en RD Congo : Poursuite de la médiation en vue d’arracher un accord

Le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) et les rebelles du “M23” n’ont pas réussi à conclure un accord de paix visant à ramener la stabilité dans la région, mais la médiation ougandaise va poursuivre ses efforts en vue d’arracher un accord sur fond de défaite du groupe rebelle.

PUBLIE LE : 12-11-2013 | 23:00
D.R

Le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) et les rebelles du “M23” n’ont pas réussi à conclure un accord de paix visant à ramener la stabilité dans la région, mais la médiation ougandaise va poursuivre ses efforts en vue d’arracher un accord sur fond de défaite du groupe rebelle.

Bien que les parties concernées n’étant pas parvenues à signer, lundi à Kampala, un important “accord” de paix, le porte-parole du gouvernement ougandais, Ofwono Opondo, a indiqué que “les pourparlers n’ont pas été officiellement interrompus”, précisant que les deux parties étaient toujours en Ouganda. Pour sa part, le ministre congolais des Affaires étrangères, Raymon Tshibanda, est rentré mardi à Kinshasa, alors que les deux parties continuaient dans la journée, les négociations en vue de parvenir à un compromis.
“Les autres sont restés à Kampala” pour discuter, a affirmé une source officielle à Kinshasa, à propos de la délégation gouvernementale présente depuis plusieurs mois dans la capitale ougandaise. M. Opondo a indiqué que le ministre ougandais de la Défense, Crispus Kiyonga, “poursuit, depuis lundi soir, ses efforts de médiation avec les deux parties”, bien qu’aucune nouvelle date n’ait été fixée pour de nouveaux pourparlers. Il avait annoncé auparavant que la délégation de RDC avait “renoncé à signer un accord avec le M23”.
Les pourparlers ont largement achoppé sur une question de sémantique, le gouvernement de Kinshasa ne voulant pas signer un texte dans lequel le mot “accord” est spécifiquement mentionné. “Nous, nous voulons signer une déclaration, mais le facilitateur s’entête pour une raison que nous ne connaissons pas et veut nous imposer un accord. (...) Il devient le problème. Au lieu d’être une solution. (...) S’il changeait d’avis, même cette nuit, nous pourrions signer”, a déclaré le porte-parole du gouvernement congolais Lambert Mende. Le document qui devait être signé lundi devait notamment fixer le sort des quelque 1.700 éléments du M23 réfugiés dans des camps en Ouganda.

Pour l’ONU, l’accord est important pour toute la région
L’accord qui doit formaliser l’engagement des rebelles à mettre fin à leur insurrection après 18 mois d’affrontements intermittents avec les forces régulières dans la province du Nord Kivu (Est congolais) est “un pas très important pour la paix dans la région des Grands Lacs, car cela nous permet maintenant d’aller de l’avant”, selon l’ONU. Ainsi, l’armée congolaise et la brigade d’intervention de l’ONU dans la région (Monusco) “vont s’en prendre à tous les groupes armés”.
Le M23 a subi une lourde défaite la semaine dernière face à une offensive des soldats de l’armée congolaise épaulés par la brigade spéciale de la Monusco. Désormais, a précisé l’envoyée de l’ONU pour la région des Grands Lacs, Mary Robinson, la nouvelle priorité est de vaincre les rebelles hutus rwandais des FDLR (Forces démocratiques de libération du Rwanda), présents dans l’Est congolais et qui comptent dans leurs rangs, des auteurs du génocide contre les Tutsi du Rwanda en 1994.
Le gouvernement congolais, régulièrement accusé d’instrumentaliser et de soutenir les rebelles hutus dans sa lutte contre certains groupes rebelles soutenus, selon des experts de l’ONU, par le Rwanda et l’Ouganda, avait annoncé, la semaine dernière, que l’armée allait lancer incessamment une offensive contre les FDLR. Implanté dans l’Est de la RDC, le FDLR regroupe des extrémistes hutus dont certains ont participé au génocide rwandais qui a fait des centaines de milliers de morts, en majorité des Tutsis, en 1994.
 Arrestation des collaborateurs présumés du M23
 Sur le terrain, des civils accusés d’avoir collaboré avec l’ex-rébellion du mouvement du 23 mars (M23) ont été arrêtés ces derniers jours dans les zones de l’est de la RDC reprises par l’armée. “On cherche à identifier qui a collaboré ou facilité les activités du M23. Je connais au moins six civils qui ont été arrêtés, je crois pour enquête. Ce sont des voisins qui les ont dénoncés”, selon un habitant de Kiwanja, non loin de Rutshuru, ville située à 80 kilomètres au nord de Goma, la capitale de la province du Nord-Kivu. Il a indiqué qu’il connaissait “une dizaine de personnes arrêtées”. “Elles travaillaient dans les services du M23. D’autres sont accusées d’avoir manigancé des enrôlements de jeunes pour le M23”, précisant que c’est “l’armée” qui procédait aux arrestations.

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