vendredi 10 juillet 2020 23:46:48

Baisser de rideau sur le 18e Sila : Public intéressé et affluence considérable

Résultats mitigés des rencontres en marge

PUBLIE LE : 10-11-2013 | 0:00
D.R

L'intérêt des lecteurs algériens pour le livre (éducatif, religieux et scientifique et dans une moindre mesure littéraire) s'est confirmé durant le 18e Salon international du livre d'Alger (Sila), terminé hier après avoir connu une affluence considérable d'un public partagé entre les espaces de distraction et une programmation jugée trop hétéroclite par les habitués. Avec la présence de 922 exposants de 44 pays, répartis entre les différents stands du Palais des expositions, cette 18e édition aura proposé, en dix jours d'activité, une grande variété de publications, attirant, selon les thématiques et les langues des ouvrages, un nombre appréciable de visiteurs. Un grand intérêt du public pour le livre scientifique et éducatif, prisés pour leur diversité et parfois leur qualité, aura été constaté pendant toute la durée du Salon. Au pavillon central du Palais des Expositions des Pins Maritimes (Safex), les maisons d'édition arabes ont, quant à elles, été littéralement prises d'assaut, notamment par des étudiants en quête d'ouvrages religieux et académiques. Les différents stands d'éditeurs algériens et étrangers dédiés à la littérature n'ont pas désempli non plus, surtout lors des ventes dédicaces d'auteurs algériens célèbres comme Ahlem Mostaghanemi ou encore Yasmina Khadra. Parent pauvre de ce Salon, avec une présence symbolique mais salutaire, le livre en tamazight n'était, pour sa part, représenté que par quelques maisons d'édition spécialisées dans cette langue. Des expériences inédites dans l'édition ont, par ailleurs été relevées durant ce Sila, à l'exemple des éditions "Voir par le savoir", proposant des ouvrages destinés aux non-voyants ou encore "Tombouctou éditions", une maison malienne dont des ouvrages sont imprimés en Algérie.

Résultats mitigés  des rencontres en marge
A côté de la vente de livres, qui reste la principale vocation du Salon, les espaces de distraction et de détente (jeux pour enfants, restauration) ont attiré un nombre très important de visiteurs, des familles en majorité parfois venues de loin, pour qui l'évènement est aussi une "sortie" pour le week-end et les jours fériés. Habituellement organisée dans les salles annexes du Palais, les rencontres, littéraires et historiques, ont été déplacées au pavillon central, principal point de chute des visiteurs, mais n'ont, en revanche, pas drainé un grand nombre d'auditeurs. Tenues dans des espaces ne pouvant pas contenir plus de 50 personnes, ces rencontres ont, par ailleurs, abordé des thèmes aussi divers et éloignés que l'écriture de l'intime, les littératures de l'exil ou encore des hommages à des personnalités, littéraires et politiques, récemment disparues. L'absence d'actualité éditoriale d'auteurs invités ou l'inexistence de leurs ouvrages au Salon ont pu également détourner un public qui s'est pourtant déplacé en grand nombre à l'occasion des ventes dédicaces.

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