dimanche 23 septembre 2018 00:42:15

Assassinat de deux journalistes de RFI au nord du Mali : Vive condamnation

L’assassinat par balle, samedi, des deux journalistes français de RFI, Ghislaine Dupont et Claude Verlon, enlevés le jour même à Kidal au nord du Mali par un groupe armé qui les avaient emmenés en dehors de la ville avant qu’ils ne soient retrouvés morts par l’armée française à une douzaine de kilomètres de Kidal, a suscité une vague de condamnations et de réprobation tant en France qu’au sein de la communauté internationale.

PUBLIE LE : 04-11-2013 | 0:00
D.R

L’assassinat par balle, samedi, des deux journalistes français de RFI, Ghislaine Dupont et Claude Verlon, enlevés le jour même à Kidal au nord du Mali par un groupe armé qui les avaient emmenés en dehors de la ville avant qu’ils ne soient retrouvés morts par l’armée française à une douzaine de kilomètres de Kidal, a suscité une vague de condamnations et de réprobation tant en France qu’au sein de la communauté internationale.

Le Conseil de sécurité des Nations unies a “fermement condamné” cette exécution des deux journalistes qui étaient en reportage en vue de réaliser des émissions spéciales sur le Mali devant passer sur RFI les 7 et 8 novembre. Dans un communiqué diffusé tard dans la journée de samedi, les membres du Conseil de sécurité ont “exprimé leurs condoléances aux familles des victimes”, ainsi qu’au gouvernement français. “En accord avec le droit international humanitaire, les journalistes, professionnels des médias et personnes associées engagées dans des missions professionnelles dangereuses dans des zones de conflit armé sont généralement considérés comme des civils et doivent être respectés et protégés en tant que tels”, a souligné le communiqué, demandant à “toutes les parties” impliquées dans un conflit de respecter ces obligations.
Le Conseil de sécurité a également demandé au Mali d’enquêter “rapidement” sur cette affaire et de “traduire les responsables devant la justice”. Hier, sur Radio France Internationale ( RFI), le président de la Commission européenne, M. José Manuel Barroso, a dénoncé “l’assassinat barbare” de deux envoyés spéciaux de cette radio dans le nord du Mali, samedi. “C’est un assassinat barbare, nous avons reçu la nouvelle avec tristesse et indignation”, a déclaré sur RFI, le responsable européen. Il a rendu, à cette occasion, hommage au travail de RFI qui fait “un grand effort pour couvrir la réalité dans les zones de conflits, notamment l’Afrique qui est si proche de nous”. “Cet effort de rapporter la vérité aussi près du fait que possible, cela nous renforce dans notre conviction de lutter contre le terrorisme”, a-t-il ajouté dans cette interview téléphonique.
“L’Union européenne est aux côtés de la France, de la communauté internationale et des autorités maliennes pour rétablir l’ordre et la sécurité dans le Mali (...) Ce genre d’assassinats nous rappelle notre devoir : tout faire pour lutter contre le terrorisme”, a-t-il déclaré. De son côté, la chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, a exprimé, dès samedi soir, sa “profonde tristesse” et a promis que l’UE continuerait à soutenir les autorités du pays dans leur lutte contre le terrorisme. “Ce crime ne doit pas rester impuni”, a poursuivi le porte-parole de Mme Ashton , tout en adressant ses “pensées aux familles de ces nouvelles victimes du terrorisme dans la région du Sahel et du Sahara”.
L’Union européenne entend poursuivre, “avec détermination, son appui aux autorités maliennes dans leur lutte contre le terrorisme et leurs efforts pour restaurer pleinement et durablement l’autorité de l’État, l’ordre et la sécurité sur l’ensemble du territoire”.
 
La FIJ appelle les journalistes à “redoubler de vigilance”
Pour sa part, la Fédération internationale des journalistes (FIJ) a appelé les journalistes présents au Mali. “La FIJ appelle les journalistes maliens et les correspondants de la presse internationale dans le pays à redoubler de vigilance et mettre en place des protocoles de sécurité efficaces”, selon un communiqué de cette fédération, la plus vaste organisation de journalistes au monde, représentant 600.000 professionnels dans plus de 100 pays.
“La FIJ s’indigne de l’assassinat”, a souligné la FIJ. Dans un communiqué, elle a estimé que “les nouvelles autorités maliennes ont la nécessaire obligation de mener une enquête pour arrêter les coupables, mais surtout de renforcer la sécurité au nord du pays pour que les journalistes du Mali et d’ailleurs puissent continuer à s’y rendre pour faire leur travail dans la sérénité au nom du droit du public à l’information”. Peu après une réunion de crise hier matin à l’Elysée avec le président François Hollande, le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius a indiqué que la sécurisation autour de la zone de Kidal allait “être accrue”.
Synthèse R. I.
 

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