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59e anniversaire du déclenchement de la Révolution de Novembre, Tizi-Ouzou : L’élan libérateur d’un peuple

Hommage au lieutenant Si Moh Oulhadj Une seule arme : la foi révolutionnaire

PUBLIE LE : 03-11-2013 | 0:00
Ph. T. Rouabah

Comme de coutume, la célébration de la commémoration du 1er Novembre 1954 dans la wilaya de Tizi-Ouzou a été marquée par plusieurs activités ayant trait à la mémoire et au développement local visant à l’amélioration du cadre de vie de la population, soit l’un des objectifs pour lesquels a été déclenchée la glorieuse Révolution de 1954 qui a abouti au bout de plus de 7 longues années de sacrifices à la libération de notre pays du joug colonial qui aura perduré 132 années.

La cérémonie de recueillement et le lever des couleurs nationales s’est déroulée au sanctuaire des martyrs de M’Douha, en signe de reconnaissance aux chouhada de la wilaya, dépassant les 20.000, qui ont sacrifié leur vie pour le recouvrement de la souveraineté nationale. Après la cérémonie de recueillement, le wali a présidé la cérémonie de réinhumation au carré des martyrs des ossements du chahid Idir Mohamed Akli, tombé au champ d’honneur le 19 mai 1959 à Ait Aissi (Beni Douala). Les restes de ce chahid qui était un agent de liaison de l’ALN, étaient enterrés dans son village natal avant que l’organisation des Moudjahidine ne décide de les transférer au cimetière des martyrs de Mdouha où reposent ses anciens compagnons.
Depuis hier, la ville de Tizi-Ouzou est le théâtre d’un programme de commémoration. Après avoir accompli le devoir de mémoire, le wali de Tizi-Ouzou et la délégation qui l’accompagnait, se sont rendus au centre-ville où il a été procédé à la pose de la première pierre de la salle de cinéma «Djurdjura» pour laquelle une enveloppe financière de 29 milliards de centimes a été réservée. Le wali a insisté auprès de l’entreprise en charge de la reconstruction sur la nécessité de lui donner un aspect architectural propre à la région et de la livrer dans les délais contractuels, à savoir 16 mois.
 Toujours dans le cadre des festivités commémoratives, le premier magistrat de la wilaya a procédé à l’inauguration du nouveau centre de loisirs scientifiques implanté sur le site de l’ancien marché de gros où sont également prévues plusieurs autres infrastructures sportive, éducative et culturelle. Cette nouvelle acquisition permettra d’offrir toutes les commodités permettant aux jeunes de la wilaya de s’adonner à leurs loisirs préférés. Le montant de réalisation de ce centre de loisirs scientifiques est de l’ordre de 12 milliards de centimes.
Le wali de Tizi-Ouzou n’a pas manqué de d’afficher sa satisfaction de cette mise en service lors de la cérémonie de remise des prix aux jeunes sportifs de la wilaya ayant réalisé d’honorables résultats dans les différentes compétions mondiale, régionale et nationale cette année. La soirée de jeudi dernier a été marquée par une fanfare au centre-ville et un programme d’animation artistique et théâtrale à la maison de la culture Mouloud Mammeri avant la levée des couleurs nationales au monument des martyrs à minuit précise. Mercredi dernier, un hommage  a été rendu à la Fédération du FLN de France 54-62 considérée comme étant  la Wilaya 7 historique, en baptisant de son  nom le carrefour dit «le fleuriste», à la nouvelle ville de Tizi-Ouzou. La baptisation a eu lieu hier, en présence de représentants de l’association des moudjahidine de la Fédération du FLN en France 1954-1962, à leur tête son premier responsable, le moudjahid Mohand-Akli Benyounes, ainsi que des représentants de l’organisation des moudjahidine. Le 59e anniversaire a été également célébré partout par les organisations de la famille révolutionnaires, le mouvement associatif, les collectivités locales et les comités de village, par des cérémonies de recueillement et d’hommage aux martyrs et moudjahidine, l’inauguration de stèles à la mémoire des chouhada, la tenue de conférences et projections de films documentaires sur l’épopée du 1er novembre 1954. Pour la journée de jeudi dernier, une sortie pédagogique a été organisée au profit des élèves du Lycée Fatma n' Soumeur de Tizi-Ouzou au village historique d'Ighil Imoula où a été ronéotypée la déclaration du 1er novembre 1954 pour les imprégner des conditions dans lesquelles a été tirée la première Charte annonçant le début de la glorieuse Révolution contre le colonialisme français. Faut-il rappeler que la maison où fut ronéotypée la déclaration du 1er novembre a été transformée en musée.  Aussi, la célébration de cette date historique a été marquée par l’ouverture de la 3e édition du chant patriotique à Ain El Hammam à laquelle ont pris part une pléiade d’artistes.
Bel. Adrar

Hommage au lieutenant Si Moh Oulhadj
Une seule arme : la foi révolutionnaire
La guerre de Libération nationale a été menée par de valeureux combattants, en dépit d’un manque criard d’armes. Ils n’avaient qu’une seule et unique arme, la détermination au sacrifice pour libérer le peuple de la  colonisation.
A Tizi-Ouzou, quartier général de la wilaya III historique, ces combattants de la liberté étaient des milliers à adhérer à l’appel des chefs historiques, annonçant le début de la glorieuse Révolution.
Cet engagement massif et immédiat des hommes et femmes de la région en faveur de l’indépendance de l’Algérie est notoirement connu et reconnu par les livres d’histoire et l’ensemble des moudjahidine encore en vie. Et s’il est établi qu’à Tizi-Ouzou, il n’existe pratiquement aucun endroit qui n’avait été arrosé du sang des martyrs, il est tout aussi connu qu’il n’y a pas une région sur tout le territoire national qui n’avait pas été témoin de la mort d’au moins d’un chahid originaire de cette wilaya révolutionnaire. Parmi ces hommes de valeur, le chahid Belaouche Mohamed dit Si Moh Oulhadj, qui avait été chargé la nuit du 31 octobre 1954, en compagnie d’un groupe de moudjahidine, par le colonel Amar Ouamrane,  de s’attaquer aux biens coloniaux pour leur annoncer le début de la révolution. Homme généreux qui ne lésinait sur aucun sacrifice pour venir en aide aux citoyens de sa région, Si Moh Oulhadj, courageux et viscéralement déterminé, était connu durant la guerre de Libération pour son savoir-faire organisationnel contre l’armée coloniale. Un de ces compagnons a relevé son courage, voire même sa témérité, en évoquant l’embuscade tendue à un convoi de l’armée coloniale dirigée par le valeureux martyr à Ichakourene, dans la région de Draa El Mizan. «En dépit de ses blessures, Si Moh Oulhadj a décidé de participer à cette attaque et la diriger», a-t-il dit lors d’un hommage qui lui a été rendu par  l'association des fils et des filles de chahid de la Wilaya III historique, en collaboration avec la Kasma des Moudjahidine et l'APC de Draâ El-Mizan. D’autres compagnons n’ont pas manqué de se remémorer  la mémorable bataille de Vougarfene qui s’est déroulée le 6 janvier 1959 et dirigée aussi par le lieutenant Si Moh Oulhadj et durant laquelle pas moins de 380 martyrs sont tombés et l'armée française  a subi de nombreuses pertes, en sus de la capture du sinistre tortionnaire Grazziani et de Chassin.
Bel.Adrar

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