mercredi 13 dcembre 2017 12:02:07

Hommage à Abderrahmane Guerras au Forum de la Mémoire d’El Moudjahid : Un brave parmi les braves

Profanation de l’emblème national au Maroc : L’Association Machaâl Chahid condamne

PUBLIE LE : 03-11-2013 | 0:00
Ph. T. Rouabah

 Grands moments de retrouvailles, hier, au Forum de la Mémoire d’El Moudjahid, à l’occasion de l’hommage rendu au défunt moudjahid Abderrahmane Guerras, un des fondateurs de la Fédération du FLN de France. Ses anciens compagnons, Ahmed Taleb El Ibrahimi, Ali Haroun, Mohamed Mechati, Youcef Haddad et Ahmed Doum sont venus pour se remémorer   le parcours de cet homme connu pour sa rigueur et l’arrivée du FLN sur le territoire français, qui bouleversa le paysage historique de la mainmise messaliste. 

Dans le sillage des festivités marquant la célébration du 59e anniversaire du déclenchement de la Révolution de Novembre, le Forum de la Mémoire, initié en coordination avec Machaal Echahid, a rendu, hier, un vibrant hommage au défunt moudjahid Abderrahmane Guerras. L’historien Mohamed Abbès, qui a consacré la majorité de ses travaux de recherches aux artisans de la Révolution est revenu sur le parcours de cet homme réservé qui a choisi de ne jamais faire de déclarations publiques. Il s’était même refusé d’écrire ses mémoires.  Feu Abderrahmane Guerras, ce militant de la première heure, pourtant méconnu, a joué un grand rôle dans le mouvement national, au sein de l’Organisation spéciale (OS), créé en 1947, et dans la création de la Fédération de France du FLN qui avait pris corps grâce à l’action de Mohammed Boudiaf, alors responsable de la délégation extérieure du FLN. Le défunt Guerras, né en janvier 1921 à Constantine, a adhéré au Parti du peuple algérien (PPA) en 1943. Du haut de ses 92 ans et sa bonne humeur, Mohamed Mechati, qui a fait partie du Groupe des 22, a rappelé que le défunt avait côtoyé plusieurs dirigeants de la Révolution nationale,  dont Mohamed Boudiaf, Larbi Ben M’hidi et Mohamed Belouizdad, qui lui avaient  demandé de créer une organisation spéciale à Constantine, la branche armée du PPA. Il dira, que l’OS fonctionnait bien jusqu’à l’incident de Tébessa. Tout a été démantelé, l’organisation a été dissoute et les éléments arrêtés. « Les responsables du parti nous ont versés dans la politique. Nous les Constantinois, Abderrahmane Guerras, Habachi Abdeslem, moi, Larbi Ben M’hidi et Didouche Mourad nous nous sommes retrouvés dans l’Oranie parce que cette région manquait de personnes formées en politique. Notre travail consistait à inviter le peuple à adhérer à notre cause, et à trouver des militants et des fonds. Mais Larbi Ben M’hidi avait compris, qu’il fallait jeter la Révolution dans la rue, pour que le peuple puisse la prendre.  Et ça été le cas en novembre 1954. Au déclenchement de la Révolution, Guerras se voit confier une autre mission, à savoir la préparation de l’ouverture d’un front sur le sol français et aussi faire face aux militants du MNA, qui avaient déclaré la guerre au FLN. C’est ainsi qu’au mois de mai 1955, se met en place une direction collective de quatre membres, coiffant les quatre grandes régions : Mohamed Mechati, qui participa à la réunion dite « des vingt-deux » au Clos Salembier, s’occupa de la région est, Ahmed Doum de la région parisienne, Abderrahmane Guerras de Lyon et Marseille, Nouredine Bensalem du Nord. La direction est collégiale, chaque région disposant d’une quasi-totale autonomie, sans instance centrale unique. Chaque responsable va s’attacher au début de 1955 à mener, souvent au péril de sa vie, un long travail d’explication pour faire connaître le FLN au sein des milieux de l’émigration algérienne. Ces responsables se heurtent à l’opposition violente des éléments restés fidèles à Messali, mais ils réussiront à élargir leur audience, prouvant patiemment que c’est leur tendance qui a engagé la guerre de Libération. Youcef Haddad, ami et compagnon d’arme de Abderrahmane Guerras, a qualifié le défunt de militant fidèle et de modèle de discipline, ayant mené sa mission en France avec « brio et abnégation ». C’était un homme de rigueur et un exemple pour tous ceux qui l’ont connu et côtoyé.
Nora Chergui

Profanation de l’emblème national au Maroc :
L’Association Machaâl Chahid condamne
A l’entame de l’hommage rendu au défunt   moudjahid Abderrahmane Guerras, et juste après la lecture de la Fatiha du saint Coran à la mémoire de nos glorieux chouhada et l’hymne national, M. Mohamed Abbad, président de l’association Machaâl Chahid, a déclaré : « Vendredi 1er Novembre, un incident grave a eu lieu à Casablanca (Maroc). L’emblème national a été arraché au consulat général d'Algérie et profané. Un geste accompli, le jour symbolisant l’épopée de libération du peuple algérien du joug colonial. C’est pourquoi nous dénonçons vivement cet acte irresponsable, commis au moment où l'Algérie célèbre le 59e  anniversaire du déclenchement de la guerre de  Libération nationale.   
S. G.

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