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Colloque international sur l’Identification des victimes de catastrophes : L’expérience étrangère en matière d’organisation et de coordination

L’unité d’identification de la gendarmerie nationale est déjà intervenue lors de l’attaque terroriste de Tiguentourine en janvier 2013.

PUBLIE LE : 02-11-2013 | 0:00
L’Institut national de criminalistique et de criminologie de la Gendarmerie nationale (INCC/GN)

L’unité d’identification de la gendarmerie nationale est déjà intervenue lors de l’attaque terroriste de Tiguentourine en janvier 2013.

L’Institut national de criminalistique et de criminologie de la gendarmerie nationale (INCC/GN), a abrité abritera, jeudi matin, à Bouchaoui, un colloque international sur « L’identification des victimes de catastrophes naturelles ».
Cette rencontre scientifique, première du genre, a regroupé un ensemble de scientifiques et d’hommes de droit, notamment des médecins légistes, des magistrats, des cadres de la gendarmerie nationale, de la direction générale de la sûreté nationale (DGSN) et de la protection civile, ainsi que des étudiants en mastère de criminalistique, enseigné à l’USTHB avec le concours de l’INCC/GN.
Les travaux du ce premier colloque ont été animés par le Dr. Jean-Paul Beauthier, expert en médecine légale et auteur de plusieurs travaux scientifiques, mondialement reconnu dans le domaine de l’identification des victimes de catastrophes, notamment après les évènements du Kosovo et du tsunami ayant frappé la Thaïlande, à titre d’exemple. Cette initiative du commandement de la gendarmerie nationale vise essentiellement à renforcer les contacts entre les acteurs concernés par l’identification des victimes de catastrophes et relevant des différentes institutions, en vue de bénéficier des expériences étrangères en matière d’organisation du travail et de coordination, d’autant plus que notre pays est exposé aux diverses catastrophes : naturelles, technologiques ou criminelles. Par ailleurs, l’actualité fait état de plusieurs cadavres de candidats à l’émigration clandestine qui sont rejetés quotidiennement par l’une des deux rives de la Méditerranée, noyés par la faute d’«embarcations de la mort», mises à leur disposition par les groupes criminels organisés.
D’autres migrants sont retrouvés sans vie dans le grand désert, mort de soif après s’être égarés. Ainsi, les corps de 92 migrants morts de soif, des femmes et des enfants pour la plupart, ont été retrouvés dans le nord du Niger. Parmi les clandestins  originaires du Niger, figurent 52 femmes et 33 enfants. Ils avaient tenté de traverser le désert pour rejoindre l’Algérie. Tout ceci commande la mise en place de moyens matériels et humains à même de permettre de faire face à tout évènement.  Dans ce contexte, la gendarmerie nationale s’est dotée depuis avril 2012 d’une unité spécialisée qui peut être projetée à tout moment et en tout lieu du territoire national, et même à l’étranger. Elle est composée essentiellement de spécialistes en médecine légale, en biologie et en empreintes digitales, dotés de moyens scientifiques et techniques modernes acquis dernièrement par la gendarmerie nationale. Cette unité a eu à intervenir après l’attaque terroriste de Tiguentourine en janvier 2013 où elle a procédé à l’identification de l’ensemble des victimes, dans des délais très courts et de manière telle que l’opération a suscité l’admiration des responsables et experts étrangers.
Toutefois, ceci n’est pas suffisant au vu de la création récente de l’Unité et du manque d’expérience de sa composante qui a besoin d’améliorer et de mettre à niveau ses connaissances en s’imprégnant de ce qui se passe dans le monde et en côtoyant les plus éminents experts dans ce domaine très vastes tout aussi complexe.
Mohamed Mendaci


 

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