vendredi 22 novembre 2019 17:34:27

M. Pier Antonio Panzeri, président de la délégation du parlement européen pour les relations avec les pays du Maghreb : « Le rôle de l'Algérie dans la région du Sahel a été sous-évalué »

Babès : « Le CNES prêt à contribuer au renforcement du dialogue interparlementaire algéro-européen »

PUBLIE LE : 31-10-2013 | 0:00
D.R

La délégation du Parlement européen pour les relations avec les pays du Maghreb, présidée par M. Pier Antonio Panzeri, qui a séjourné dans notre pays, du 28 au 31 octobre courant, au titre de la 13e rencontre interparlementaire, Parlement européen-Algérie, a clôturé sa visite de travail par une conférence de presse, organisée hier, au siège de la délégation européenne.

Les élus européens qui devaient rencontrer le président du Cnes et des représentants de la société civile et de la jeunesse en marge de l’accueil officiel ont eu l’occasion d’évoquer l’évolution des relations entre l’Algérie et l’Union européenne (UE) dans divers domaines ainsi que leur disponibilité à poursuivre le dialogue sur les questions régionales et internationales d’intérêt commun par voie parlementaire notamment. Aussi, cette rencontre avec les médias a permis de clarifier les positions des parlementaires européens sur une série de questions d’ordre politique essentiellement qui intéressent de près notre pays, entre autres, l’élection présidentielle de 2014, la situation dans la région du Sahel, et l’intégration maghrébine.
Pour ce qui est de la présidentielle prévue en avril 2014, par M. Pier Antonio Panzeri, a déclaré avoir «insisté sur la transparence du processus» lors de leur rencontre avec les officiels algériens. Et de poursuivre «qu’il y va de la crédibilité du pays qu’il y ait des élections transparentes». Le président de la délégation du Parlement européen pour les relations avec les pays du Maghreb a affirmé, à ce propos, que le processus de transparence est enclenché». A une question sur la présence d’observateurs étrangers à cette élection, l’intervenant répondra qu’une telle mission «doit être sollicitée par l’Algérie». Selon lui, «un chemin positif a été réalisé». A propos de l’accord d’association avec l’UE, il insistera sur le fait que ce dernier ne «constituait pas une entrave à l’intégration maghrébine» dès lors qu’il s’agit «d’un renforcement des relations bilatérales».
Dans le même contexte, il affirmera que l’intégration régionale est une «opportunité à saisir par les pays du Maghreb pour avancer dans leur développement». Pour ce faire, «la question du Sahara occidental doit être mis en parenthèses. Il faut normaliser les relations», a-t-il suggéré. M. Pier Antonio Panzeri a tenu à souligner que l’UE est «fortement favorable à ce processus et a rassuré de l’accompagnement des institutions européennes». «L’accord d’association n’est pas un obstacle à l’intégration régionale», a-t-il conclu. Concernant la situation dans la région du Sahel, il précisera d’emblée que «la question est complexe» pour reconnaître que «la communauté internationale a commis des erreurs au Sahel et dans d’autres pays», «la première responsabilité étant de jouer la carte de la stabilité en maintenant les régimes en place». Dans sa lancée, il admet que cette même communauté «a sous-estimé le rôle de l’Algérie dans la région et qu’il faille tirer partie du rôle que pourrait jouer l’Algérie dans la région». «Nous œuvrons pour une coopération réelle et effective», a-t-il dit.  
A une question relative aux «printemps arabes», le conférencier  a répondu que «l’histoire nous a enseigné que la preuve du changement n’est jamais linéaire» et que «nous sommes là pour surveiller ce qui pourrait émerger de nouveau. Concernant la politique de voisinage rénovée, l’intervenant a déclaré que le Parlement européen s’est réuni depuis quelques jours «pour prendre acte des erreurs» dans le processus en ce qui concerne les pays de la rive sud de la Méditerranée. Il s’agira, entre autres d’apporter un «soutien financier pour les pays qui seront davantage engagés» dans ce processus, «de la mobilité de l’émigration qui doit être régie et encadrée dans le cadre d’une perspective novatrice», notamment en ce qui concerne les jeunes étudiants. La réconciliation nationale et les disparus de la décennie noire a été également abordée lors de cette conférence de presse. A ce sujet, le conférencier dira ne pas pouvoir intervenir pour «mettre à jour les responsabilités, mais qu’il y avait un seul aspect important qui consiste «retrouver les personnes disparues». «Nous recevons des engagements des autorités du pays pour retrouver ces personnes car c’est nécessaire pour l’établissement de la vérité historique», a-t-il affirmé.
D. Akila

Babès : « Le CNES prêt à contribuer au renforcement du dialogue interparlementaire algéro-européen »
Le Conseil national économique et social (CNES) est prêt à contribuer au renforcement du dialogue interparlementaire entre l’Algérie et l’Union européenne (UE), dans un cadre de concertation et de réflexion collective autour des questions liées au développement socioéconomique intéressant les deux parties, a déclaré hier à Alger le président du Conseil, Mohamed-Seghir Babes.
M. Babes s’exprimait lors d’une rencontre avec les membres de la délégation du Parlement européen pour les relations avec les pays du Maghreb, qui effectue une visite en Algérie, en réponse à une proposition émise par M. Pier Antonio Panzeri, chef de la délégation, qui visait à associer le CNES au dialogue interparlementaire entre l’Algérie et l’UE afin de «le nourrir et le renforcer». Il a accueilli favorablement cette proposition en se félicitant de cet intérêt accordé au CNES qui «lui permettra de participer d’une manière active» et «efficace» aux discussions et concertations entre les parlementaires d’Algérie et d’Europe autour des questions relatives au développement socioéconomique.
«Cette proposition nous permet d’être des acteurs actifs dans le dialogue interparlementaire entre l’Algérie et l’UE pour discuter des voies et moyens de renforcer la coopération entre les deux parties et d’apporter notre avis et suggestions autours des questions du développement économique, social et même environnemental et culturel», a indiqué M. Babes.
 

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