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Notes de lecture, Droit d’évocation et de souvenance sur le 17 octobre 1961 à Paris, par Mohamed Ghafir dit Moh Clichy : Un précieux témoignage

Sans faire une œuvre spécialisée d’historien, l’auteur a le souci d’apporter son témoignage nécessaire à l’éclairage de l’histoire dans le strict déroulement des événements, sachant que toute information sur la base d’une importante documentation sera ultérieurement utile.

PUBLIE LE : 28-10-2013 | 23:00
D.R

Sans faire une œuvre spécialisée d’historien, l’auteur a le souci d’apporter son témoignage nécessaire à l’éclairage de l’histoire dans le strict déroulement des événements, sachant que toute information sur la base d’une importante documentation sera ultérieurement utile.

Dans le sillage des publications actuelles sur la guerre de Libération nationale, certains acteurs notoires d’un des épisodes les plus sanglants de l’histoire de la lutte armée pour l’indépendance et le recouvrement de la souveraineté algérienne, vient de paraître, la troisième édition actualisée comportant quelques ajouts et des documents, de son ouvrage consacré aux massacres du 17 octobre 1961. Cette page noire de l’histoire dans les moindres détails des faits tragiques survenus en cette funeste journée lors de la manifestation pacifique organisée par le second front ou la fédération de France du FLN est évoquée sous la forme d’un épais essai préfacé par les professeurs Jean-Luc Einaudi et Boualem Aïdoun. Sans faire une œuvre spécialisée d’historien, mais essentiellement dans le souci d’apporter son témoignage nécessaire à l’éclairage de l’histoire dans le strict déroulement des événements, sachant que toute information sur la base d’une importante documentation sera ultérieurement utile, l’auteur Mohamed Ghafir veut laisser sa parole de survivant comme ultime repère que les générations d’Algériens qui pourront consulter pour se rappeler ce que leurs aînés ont enduré pendant la guerre de Libération nationale comme souffrances et tortures dans les cachots de prisons et les redoutables persécutions subies durant leur combat dans la clandestinité parisienne. Laisser parler d’elle-même la mémoire douloureuse de tous ceux et celles qui ont âprement vécu la guerre et pour certains y ont perdu leur vie est sans doute le souhait le plus fort de bien des acteurs de l’histoire qui font, pour un grand nombre d’entre eux, l’effort colossal d’en tracer les moindres lignes pour rétablir la vérités des faits ou du moins apporter quelques correctifs quand il ne s’agit pas, pour la plupart du temps, de mettre au grand jour des informations qui viennent corroborer l’histoire afin d’ honorer la mémoire des martyrs. Ils sont aujourd’hui nombreux, tous ces retraités dits «actifs» qui mènent une bataille inlassable contre l’oubli en faisant, chacun à sa manière, des ouvrages qui peuvent éclairer les jeunes lecteurs sur la reconstitution de l’histoire de la guerre d’indépendance, à travers le prisme de leur regard rétrospectif et de leurs expérience les plus pénibles mais ô combien gratifiante pour le parcours de militants infatigables et chevronnés de la lutte armée. Dans ce livre qui recoupe plusieurs témoignages tous axés sur les manifestations du 17 octobre 1961, et ce sur la base d’articles de presse, ainsi que de documents inédits, à l’instar du texte de la lettre qu’adressait le général De Gaulle au GPRA pour la proclamation de l’indépendance après les pourparlers entre les différentes forces en présence qui se sont soldés par les fameux accords d’Evian ; le lecteur peut aussi retrouver la réponse que les instances provisoires du futur gouvernement algérien, présidé alors par A. Farès, avait retournée à l’expéditeur. L’auteur qui a subi les affres de la guerre raconte, dans ce livre, toute la stratégie de guerre organisée par le second front durant «la bataille de Paris», où il s’était distingué comme l’un des chefs de la wilaya 1 (Paris Sud ) qui avait préparé et coordonné les manifestations du 17 octobre 1961. À l’indépendance, il a opté pour le retour au pays pour exercer en qualité de cadre dirigeant au niveau d’entreprises publiques. En 1988, après une retraite bien méritée, il consacre son énergie et sa passion à la fondation «Slimane Amirat», celle du 8 Mai 1945 et enfin à l’Association des Ith Yaâla.
    L. Graba

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