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Colloque sur les technologies du textile : Une activité qui veut retrouver des couleurs

L’Algérie connaît, depuis plusieurs années, une croissance économique importante qui se traduit par des consultations désormais fréquentes de la part de ses industriels textiles pour l’acquisition des machines textiles de dernière technologie.

PUBLIE LE : 24-10-2013 | 0:00
D.R

L’Algérie connaît, depuis plusieurs années, une croissance économique importante qui se traduit par des consultations désormais fréquentes de la part de ses industriels textiles pour l’acquisition des machines textiles de dernière technologie. Le secteur du textile en Algérie suscite beaucoup d’intérêt pour plusieurs pays étrangers. La France veut sauver la filière textile en Algérie. En cette raison et suite à la rencontre en décembre dernier, entre le Président de la République Abdelaziz Bouteflika et le président français François Hollande, où ils ont décidé de relancer la machine économique, un colloque sur les nouvelles technologies pour l'industrie du textile et des textiles techniques s’est tenu hier à l'hôtel Mercure d'Alger. L'idée a été initiée par l'Union des constructeurs de matériel de textile de France (Ucmtf) et l'agence française pour le développement international des entreprises (UBIFrance), pour permettre aux entreprises algériennes d'identifier les lacunes et de tirer profit de l'expérience française. C’est une dizaine d’entreprises françaises qui sont venues avec un savoir-faire et une technologie de pointe pour accompagner le désire de l’État algérien qui a décidé de relancer une industrie qui a disparu, en raison de la forte importation et à l’outil de production qui est devenu désuet. «Pour relancer ce secteur de l’industrie, nous avons besoin d’une assistance, surtout dans le cadre de la formation de nos cadres et le réaménagement des entreprises», précise le directeur général de l’Algérienne des textiles (TEXALG), Abdelrachid Slimane, en ajoutant que le textile en Algérie veut reprendre sa place, bien qu’il existe seulement 23 entreprises qui exercent dans le domaine du textile. «L’État algérien a tracé un programme de réhabilitation de ce secteur, avec l’acquisition d’un nouveau matériel et la formation. C’est ainsi que ce colloque met en contact les industriels algériens et français de manière à ce qu’ils étudient ensembles la possibilité de mettre leurs efforts en commun afin de relancer ce secteur, Aujourd’hui, l’Algérie veut relancer ce secteur qui autrefois était producteur-exportateur, que se soit privé ou public», souligne-t-il. L’objectif de ce colloque consiste à trouver des transferts de technologie sur la base de partenariats. Les entreprises françaises sont totalement convaincues que pour avoir une présence pérenne sur le marché algérien, il faut passer par des accords dans certaines filières comme cellle du textile. Pour sa part, le conseiller commercial d’UBIFRANCE, M. Alain Boutebel, certifie que «l’offre française n’est pas là pour concurrencer celle des Turcs dans les petits matériels ou venir exporter du textile, comme le font les Chinois. Bien au contraire, elle est présente dans un cadre de transfert des technologie. L’Algérie a besoin de créer de la valeur ajoutée, d’innovation, pour qu’elle puisse un jour exporter du textile, notamment créer des postes d’emploi». Pour leur part, les Français sont conscients qu’il y a une règle souveraine qui est celle des 49-51. «Ils la respectent et ils font avec», ajoute-t-il, en précisant que si cette volonté de relever le secteur de l’industrie se concrétise en Algérie et que ce transfert de technologie se fait à travers la formation, il y aura une suffisance dans la production, la qualité et la quantité, réduire la balance commerciale, réduire la fragilité de la balance des payements, parce qu’il y aura moins d’importation de Turquie et de Chine, donc l’offre algérienne pourra satisfaire non seulement la demande nationale, mais aussi exporter. Il a, entre autres, fait savoir que deux écoles françaises spécialisées dans la formation d’ingénieurs textiles sont présentes en Algérie pour assurer la formation des cadres dans le domaine. Les fabricants français de machines textiles figurent parmi les leaders mondiaux dans les créneaux technologiques qu’ils occupent. Ils sont présents sur les marchés textiles avec des matériels et des technologies extrêmement ciblés. Employant plus de 8.000 salariés avec un chiffre d’affaires de 850 millions d’euros et une part de marché mondiale en constante progression, appuyés par des services techniques et de recherche-développement solides, ils occupent une position de premier plan dans certaines spécialités, excédant parfois 60% du marché mondial. En Algérie, ce sont 450 entreprises qui exercent.
Kafia Ait Allouache
 

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