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GREVE DU CNAPEST : Les parents d’élèves dénoncent la grève des enseignants

Enclenchée depuis deux longues semaines, la grève ouverte des enseignants affiliés au Cnapest se poursuit suscitant l’exaspération des parents dont certains n’hésitent pas à parler de «prise d’otages». 

PUBLIE LE : 22-10-2013 | 0:00
D.R

Enclenchée depuis deux longues semaines, la grève ouverte des enseignants affiliés au Cnapest se poursuit suscitant l’exaspération des parents dont certains n’hésitent pas à parler de «prise d’otages». En effet, leurs enfants subissent les conséquences d’une situation qui place les intérêts personnels des syndicalistes avant toute autre considération.
Autrement dit, la plupart des lycéens ne sont vraiment pas contents de leur scolarité. «Tous les jours nous nous retrouvons devant un portail fermé, et personne ne pense à notre situation morale et physique. C’est vraiment injuste. Pourtant c’est grâce à nous que les fonctionnaires du secteur de l’éducation, sont payés. Alors un minimum d’honnêteté. S’ils veulent faire de la politique ou du syndicalisme qu’ils aillent ailleurs loin de nos intérêts et de nos droits», nous confient un groupe de lycéennes  rencontrées au niveau du lycée Barberousse.
Il faut dire que ce débrayage pose un sérieux problème aux élèves, notamment ceux inscrits au  baccalauréat. « Si le ministère de l’Education nationale ne trouve pas de solutions urgentes pour arrêter cette grève, la limitation du seuil de cours que le département de Baba Ahmed a décidé d’éliminer à partir de cette année, serait inéluctable en avril prochain » nous a indiqué une source du secteur.
D’ailleurs c’est ce qui a été annoncé par les représentants du syndicat gréviste. «La limitation du seuil des cours pour les candidats au baccalauréat session juin 2014 sera inévitable, si on ne parvient pas à trouver des solutions urgentes pour cesser le débrayage des enseignants» insistent-ils.
La colère et l’appréhension sont perceptibles chez les parents d’élèves, agacés de voir leur progéniture victime de ce bras de fer qui oppose le ministère de l’Education nationale aux syndicats autonomes du secteur.
Excédés par ces grèves illimitées dont les répercussions sur le cursus scolaire des élèves risquent fort d’être désastreuses, ils se sont retrouvés dans l’obligation de payer des cours de soutien à leurs enfants dans les  matières à fort coefficient. «Il faut que le secteur s’organise, quitte à ôter l’agrément aux syndicats qui prennent les élèves en otage pour des questions purement personnelles. Les enseignants avaient bénéficié de plusieurs augmentations de salaire. Que veulent-ils de plus ? s’interroge  un parent d’élève inscrit en classe de terminale.
Aussi, les représentants des parents d’élèves souhaitent que les deux parties «engagent un dialogue sérieux pour en finir définitivement avec cette instabilité qui plombe le secteur depuis plusieurs années». L’intérêt des élèves «doit prévaloir sur toutes les autres considérations», insistent-ils, à l’unanimité.
Pour sa part, le président de l'Union nationale des associations de parents d'élèves (Unape) est catégorique : «Nous sommes contre ce mouvement de protestation, car il est irréfléchi», a-t-il notamment indiqué. Et d’ajouter «cette action doit être arrêtée avant qu'il ne soit trop tard. Les pouvoirs publics doivent intervenir dans les plus brefs délais, afin d’apaiser les esprits».
Le Président de l'Union nationale des associations de parents d'élèves, n’a pas omis dans ce contexte d’appeler le Gouvernement «à revoir» la loi sur les grèves et sur la pratique syndicale. «Les enseignants ont pris nos enfants en otage à cause d'un intérêt personnel relatif au licenciement d'un syndicaliste par la Fonction publique», relève-t-il.  
De son côté, le Cnapest campe sur sa position du «tout ou rien», maintenant ainsi la grève au détriment des élèves des trois paliers qui entament ainsi l’année scolaire par des perturbations.
Pour sa part le ministre de l’Education nationale avait déclaré à plusieurs reprises, être prêt à prendre toutes les mesures nécessaires pour améliorer les conditions socioprofessionnelles des enseignants, et s’est dit contre la prise en otage des élèves dans chaque mouvement de protestation. «Nous ne sommes pas contre la demande de l’amélioration du statut professionnel des enseignants mais on ne peut pas tolérer que les élèves soient pris en otage et soient victimes» a-t-il encore une fois signalé.
Sarah S.

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