mercredi 15 juillet 2020 12:31:33

Rapport d’une ONG américaine sur l’esclavage en Algérie, Saïda Benhabyles : « J’exige des explications et des preuves concrètes »

La présidente du Mouvement féminin de solidarité avec la femme rurale, Saïda Benhabyles, réagit au rapport de l’ONG américaine, Walk Free Foundation, qui prétend qu’il y aurait en Algérie, «encore 70.000 esclaves».

PUBLIE LE : 20-10-2013 | 0:00
D.R

La présidente du Mouvement féminin de solidarité avec la femme rurale, Saïda Benhabyles, réagit au rapport de l’ONG américaine, Walk Free Foundation, qui prétend qu’il y aurait en Algérie, «encore 70.000 esclaves».

Saïda Benhabyles est outrée par ce rapport  qui ne cite pas ses sources. «Je suis choquée et révoltée. Je ne comprends pas sur quelle base ils ont fait ce constat», a déclaré, à El Moudjahid, Mme Benhabyles. Contactée hier par nos soins, Mme Benhabyles dément formellement cette information qu’elle qualifie de «diffamatoire» et d’«attaque contre la société civile». «Je démens formellement, cette information qui est une diffamation et une attaque à la société civile», a-t-elle dit,  tout en ajoutant : «Il est vrai qu’il y a des difficultés sociales, mais cela ne nous pousse pas à l’esclavage.»   Mme Benhabyles a tenu à rappeler les principes de l’Algérie. À ce sujet, elle dit : «S’il y a un pays qui respecte les droits de l’homme, c’est bien l’Algérie. Nous sommes un peuple révolutionnaire. L’Algérie est une terre d’asile pour les  peuples qui vivent des difficultés dans leur pays. Par exemple, à Ouargla, il existe des affluences de pays frères avec lesquels nous sommes très solidaires, et ils ont trouvé la sécurité chez.» Pour Mme Benhabyles, cette ONG, qui se permet de donner des informations erronées, doit répondre à nos exigences et notre droit de connaître ses sources. «Il nous revient de droit d’exiger des explications et des preuves concrètes de la part de cette ONG.»
 Pour rappel, l’ONG américaine Walk Free Foundation (WFF) a publié, jeudi dernier, un rapport où il est mentionné que près de 30 millions de personnes vivent aujourd’hui dans le monde dans des conditions d’esclavage, notamment comme travailleurs sexuels ou main-d’œuvre non qualifiée exploités par des bandes criminelles.
Cette organisation a classé 162 pays selon le nombre de personnes vivant en esclavage. Selon sa publication, «le Maghreb et le Moyen-Orient comptent pour près de 2,5% du nombre total d’esclaves dans le monde». Avec plus de 70.000 esclaves, selon les estimations de WFF, «l’Algérie est au 91e rang, devançant le Maroc à la 93e place avec 50.000 esclaves, la Libye 17.000, la Tunisie ferme la marche dans le Maghreb avec plus de 9.000 esclaves». Des informations pour lesquelles la lauréate du Prix des Nations unies pour le soutien civil aux victimes et la lutte contre le terrorisme, et membre fondateur du Centre de recherche et d’étude sur le terrorisme et l’aide aux victimes du terrorisme, exige «des preuves concrètes».
Sihem Oubraham
 

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