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Nouveau rapport de la BAD sur le gaz de schiste en Afrique : Les défis environnementaux en question

l L’Algérie fait partie des sept premiers pays d’Afrique qui présentent un grand potentiel en gaz de schiste.

PUBLIE LE : 20-10-2013 | 0:00
D.R

L’Algérie fait partie des sept premiers pays d’Afrique qui présentent un grand potentiel en gaz de schiste.

Selon un rapport publié par la Banque africaine de développement, jeudi, sept pays africains possèdent un grand potentiel des réserves du gaz de schiste, dont les plus grands se trouvent en Afrique du Sud, en Libye et en Algérie. L’extraction de ces réserves peut conduire à une baisse des prix du gaz au niveau mondial, dans le contexte d’une plus faible consommation de gaz naturel.
Le même rapport a précisé que ce gaz de schiste peut être extrait en Afrique du Sud, Libye, Tunisie, Maroc, Mauritanie et en Algérie. Selon la même source, la plus grande réserve qui se trouvent en Afrique du Sud, est estimée à plus de 13 billions de mètres cubes, suivis par la Libye avec 8 billions de mètres cubes, et puis l’Algérie avec 6,5 billions de mètres cubes. D’après le rapport de la BAD, l’Algérie disposerait de 321.000 milliards de pieds cubes de réserves de gaz de schiste exploitables. Pour les rédacteurs du rapport, ce gaz  pourrait jouer un rôle important pour son économie en permettant un niveau d’exportation élevé sans ralentir la croissance nationale. Ils précisent que « L’enjeu pour l’Algérie sera de déterminer si son approvisionnement en eau disponible est suffisant pour pratiquer la fracturation sans impacter les autres secteurs tels que l’agriculture ». Par ailleurs, la BAD souligne toutefois qu’aucun des pays maghrébins ne dispose de l’expertise requise en matière de réglementation et de contrôle pour garantir que les pratiques de fracturation ne poseront pas de risques écologiques, car « l’exploitation et la production de gaz de schiste peuvent poser d’énormes défis environnementaux ». Entre autres, figurent notamment les importants volumes d’eau nécessaires à l’extraction, la contamination de l’eau, l’intensification de l’activité sismique, le dégazage et le torchage des gaz associés. En dépit de ces risques, la BAD se dit « encouragée par les résultats » d’une étude sur « les nouvelles techniques d’exploitation du gaz de schiste qui pourraient offrir à la région des perspectives économiques ». « Nous ne soulignerons jamais assez la nécessité de combiner la production de gaz avec une bonne planification et une gestion durable de l’environnement », a déclaré Kurt Lonsway, manager en charge de l’environnement et du changement climatique à la BAD. Il a en outre précisé que les  nouvelles technologies permettraient d’accroître les retombées économiques pour extraire le gaz de schiste, et cela pourrait se répercuter d’une manière bénéfique sur la région. La Banque mondiale a attiré l’attention sur la nécessité de prendre des mesures pour réduire les méfaits de l’extraction de gaz de schiste sur l’environnement, afin que l’extraction du gaz de schiste ne pollue pas les eaux souterraines et n’augmente pas le risque de ruptures suivies de tremblements de terre, suite à l’utilisation de la technique de «frakngh» pour le concassage de pierres et de pressage de grandes quantités d’eau douce, produits chimiques et sable pour faire des trous et des barrages permettent des émissions de gaz.
Kafia Ait Allouache

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