mercredi 19 juin 2019 09:05:41

Education nationale : Le Cnapest décide de poursuivre la grève

Réunis jeudi dernier au lycée Mohamed Ben Teftifa de Blida, les membres du Conseil national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Cnapest) ont décidé jeudi, de la poursuite de la grève pour une journée reconductible entamée le 7 octobre dernier au niveau des établissements secondaires notamment.

PUBLIE LE : 19-10-2013 | 0:00
D.R

Réunis jeudi dernier au lycée Mohamed Ben Teftifa de Blida, les membres du Conseil national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Cnapest) ont décidé jeudi, de la poursuite de la grève pour une journée reconductible entamée le 7 octobre dernier au niveau des établissements secondaires notamment.

En effet, «le débrayage sera maintenu jusqu’à satisfaction de la plateforme des revendications du syndicat», c’est ce que nous a affirmé, le coordinateur national, M. Larbi Nouar, joint hier, par téléphone.
Le  Cnapest appelle ses militants en outre, à se rassembler mercredi prochain (23 octobre) devant le bâtiment du ministère de l’Education nationale.
La décision de prolonger le débrayage, partiellement suivi à l’échelle  nationale, a été prise à l’issue d’une réunion extraordinaire des membres du Cnapest représentant 43 wilayas.
Pour le Cnapest, «les résultats enregistrés, suite à sa rencontre samedi dernier avec la tutelle sont «minimes et n’ont pas été scellés par  des dates fixes, notamment en ce qui concerne la réintégration de l’enseignant de la wilaya de Bouira qui est aussi membre du Bureau national du syndicat, précisant que la grève ne sera pas illimitée. «Elle sera reconductible, jour après jour, à durée indéterminée, jusqu’à ce que la tutelle prenne au sérieux les doléances de la corporation».
 Le syndicat faut-il le rappeler insiste sur la réhabilitation de l’enseignant suspendu dans ses fonctions au motif qu’il a été «injustement sanctionné».
Pourtant le ministre s’est engagé à «rouvrir le dossier du syndicaliste licencié et le réhabiliter dans le cas où il aurait été sanctionné injustement».
  Qualifiant la réaction du ministre de l’Education nationale de «protocolaire» et «sans engagements définis», le coordinateur du Cnapest a  estimé que le débrayage était «la seule solution pour faire aboutir les revendications d’ordre social et professionnel des enseignants». Et d’ajouter «les grévistes veulent des engagements bien définis concernant la satisfaction de leurs revendications et non pas des promesses», a-t-il indiqué.

Et les droits de l’enfant?

Concernant le tort causé aux élèves en raison de cette grève, le premier responsable du Cnapest, incombe la responsabilité au ministère de tutelle qui, à son avis, «continue  d’ignorer les préoccupations légitimes des enseignants». «Notre syndicat n’exerce aucun chantage et n’a nullement l’intention de  prendre les élèves en otages, contrairement aux déclarations du ministre. Nous voulons juste la satisfaction de nos revendications et nous sommes prêts  à aller jusqu’au bout pour le faire», soutient-il,
Le Cnapest revendique par ailleurs, le règlement de certaines questions d’ordre socioprofessionnel dont la révision des statuts des travailleurs de l’éducation et la réhabilitation des anciens enseignants exclus de la promotion, car ne disposant pas de diplômes universitaires. D’autres points figurent parmi les revendications dont le logement, la retraite, la médecine du travail…
Le ministre de l’Education nationale, qui a répondu à toutes les revendications s’était dit disposé à mettre en place un comité ad hoc chargé de l’examen du dossier des statuts particuliers dans son volet relatif à l’amélioration des conditions socioprofessionnelles des enseignants. Il avait promis «d’examiner le dossier avec des cadres du ministère».
Pour leur part, les parents d’élèves qui reconnaissent le droit constitutionnel à la grève insistent sur la nécessité de structurer et organiser ce droit de manière à ne pas toucher aux droits de l’enfant ou de l’élève. «Si la Constitution donne le droit aux syndicats de protester ou d’organiser des grèves, cette même Constitution donne le droit à l’élève d’être à l’établissement et de suivre ses cours normalement», relève Mme Khiar Djamila, présidente de l’Association des Parents d’Élèves d’Alger, «On ne peut permettre à des représentants des travailleurs, parce qu’on a sanctionné un des leurs, de bloquer le secteur ou de toucher aux intérêts et aux droits des enfants. Parce que, là aussi, l’Algérie a ratifié les droits de l’enfant et la Constitution oblige l’Etat à prendre en charge la formation des générations montantes et de préserver leurs droits à l’éducation» souligne-t-elle.
 Sarah Sofi

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