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Fête de l’Aïd El Adha : Ferveur et piété

Alger était plongée dans une atmosphère de calme et de quiétude que rompaient allégrement les joyeuses ribambelles de gosses vêtus de leurs plus beaux atours.

PUBLIE LE : 16-10-2013 | 23:00
D.R

Alger était plongée dans une atmosphère de calme et de quiétude que rompaient allégrement les joyeuses ribambelles de gosses vêtus de leurs plus beaux atours.

L’occasion fait le larron et les enfants n’étaient pas les seuls à festoyer d’ailleurs, les adultes n’avaient rien à leur envier sur ce registre. La capitale, en cette journée étonnamment printanière avec un ciel d’un bleu inaltérable, un air doux et apaisant. Seule fausse note, les commerces qui par nature ou par vocation, ont coutume d’imprimer aux rues et ruelles d’Alger une réconfortante fébrilité et une intense activité économique, se sont illustrés par leur absence. La grande majorité de ces magasins avaient baissé rideau au grand dam des citoyens. La plupart des boulangeries se sont défaussées en dépit des mises en garde des pouvoirs publics. Comme le serpent de mer, cette entorse à la règle réapparait, avec une régularité de métronome, non sans causer des désagréments aux habitants. Les commerces d’alimentation générale ont fait de même, foulant aux pieds la réglementation consistant à assurer une permanence durant les deux jours de l’Aïd. Encore une entorse perpétrée en dépit de l’appel de la Fédération algérienne des consommateurs aux commerçants et autres prestataires de services à assurer un service minimum. Malgré les amendes pécuniaires, voire le risque d’une fermeture du local. Mais à chaque chose malheur est bon. La circulation d’habitude si infernale et tellement «dantesque» se faisait signaler par une singulière fluidité. Dès l’aube, et pareil à chaque Aïd, les fidèles se sont rendus dans les mosquées où les imams se sont évertués à évoquer les principes religieux de la fête de l’Aïd El Adha, sa portée, son sens et ses nobles valeurs. C’était aussi une opportunité pour mettre en exergue la nécessité de pardonner, d’être magnanime, charitable, solidaire, et de faire preuve d’un louable souci d’aider autrui, de lui apporter réconfort et une main secourable. L’on n’a pas dérogé aux traditionnels échanges de visites familiales, aux malades et aux franges les plus indigentes et les plus fragilisées de notre société. Les Algérois, à la fin de la prière de l’Aïd et dans des scènes de congratulations et d’accolades amicales, sont rentrés chez eux pour procéder au sacrifice du mouton, perpétuant ainsi le rite sacré de Sidna Ibrahim Al Khalil et la vénérable Sunna du prophète Mohamed (QSSSL).
 
Des prix prohibitifs ?
Dans tous les quartiers d’Alger et dans un esprit de communion, les citoyens se sont acquis de ce rituel dans une ambiance de joie et de ferveur. Pendant toute une demi-journée, de minuscules et éphémères «abattoirs» de fortune, ont fait florès, dédiés au sacrifice du mouton de l’Aïd, permettant à des mains aguerries ou à de simples néophytes d’égorger les bêtes, de les dépecer minutieusement dans les règles de l’art, pour la grande satisfaction de tous.
D’autres personnes ont préféré confier leurs moutons aux bons soins des abattoirs de l’Etat pour s’épargner des efforts physiques assez conséquents et pour tenir compte des impératifs d’hygiène, de sécurité, de santé et de propreté. Contrairement à certaines idées reçues, ils étaient nombreux à se diriger vers l’abattoir du quartier du Ruisseau pour s’acquitter de la tâche même si les prix pratiqués au sein de l’abattoir n’étaient pas très abordables, aux dires des clients. Egorger un mouton pour la somme de 2.000 DA, est considéré comme plutôt cher mais au regard des commodités, aux tracasseries générées par un sacrifice «at home», le jeu valait la chandelle. Cette saine disposition se justifie d’autant plus que l’abattoir est doté d’un service vétérinaire, des conditions d’hygiène requises, de la propreté indispensable en pareille circonstance pour éviter tout imprévu sanitaire préjudiciable.

Bâb El Oued montre l’exemple
C’est avec un réel plaisir que des jeunes se sont retroussés les manches après l’immolation du mouton, en décidant de leur propre chef de nettoyer les lieux, faisant valoir les signes d’une solidarité juvénile très appréciée par les habitants. Les monticules de déchets, de rejets et autres résidus malodorants, qui se sont accumulés, n’ont pas laissé de marbre des jeunes de Bâb El Oued, de Bologhine et d’autres localités. Ils se sont regroupés pour débarrasser leur lieu d’habitation des salissures et des ordures ménagères qui ont outrageusement proliféré. A la place Provence, à Bâb el oued, les jeunes se sont lancés dans une conséquente opération de volontariat. En ce lieu coutumier et de prédilection servant d’abattoir occasionnel, cette initiative fut considérée comme du pain béni par les travailleurs de Netcom qui n’en espéraient pas tant. Ce fut pour eux, une aide salutaire. Chose encore plus réjouissante.
Les éléments de la Protection civile de la commune de Bâb El Oued ont pris part à la besogne. Cette initiative illustre la part grandissante de ce sentiment citoyen d’entraide qui va crescendo, qui se raffermit au fil du temps et des circonstances et qui augure d’une rassurante implication des habitants des quartiers dont ce qui touche à leur quotidienneté.
A Bologhine, les gestes volontaires de ces jeunes en vue d’assainir les places, les trottoirs et placettes des résidus et des détritus de l’immolation, témoignent éloquemment d’une certaine prise de conscience. Pour autant que cette initiative est à marquer d’une pierre blanche, il convient de rappeler que les entreprises de collecte des ordures ménagères Netcom et Extranet ont mobilisé 7.500 agents pour prendre en charge les opérations de nettoiement et de collecte des ordures à travers les quartiers de la capitale.
 M. Bouraib

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La plupart des boulangeries et des commerces fermés
La plupart des boulangeries et des commerces d’alimentation générale étaient fermés mardi, premier jour de l’Aïd El-Adha, dans la capitale en dépit des sanctions prévues contre les commerçants qui ne respectent pas l’obligation d’assurer une permanence durant les deux jours de l’Aïd. Une tournée dans différents quartiers de la capitale, notamment Didouche Mourad et Larbi Ben M’hidi, montre que les commerçants devant assurer la permanence durant les deux jours de l’Aïd El-Adha ne l’ont pas fait en dépit de l’appel de la Fédération algérienne des consommateurs aux commerçants et autres prestataires de services à assurer un service minimum durant les deux jours de l’Aïd et des sanctions prévues à l’encontre des commerçants. Malgré les amendes pécuniaires, voire le risque d’une fermeture de local pendant une certaine période, toutes les boulangeries étaient également fermées à El-Madania et à Bouzaréah, ce qui a incité certains opportunistes à revendre du pain deux fois son prix, si ce n’est plus parfois, comme l’ont déploré des citoyens rencontrés sur place. «Rien n’arrête ces amateurs de gain facile qui ont acheté le pain la veille de l’Aïd pour le revendre aujourd’hui 20 dinars l’unité», a pesté un citoyen. El-Biar, quartier réputé pour son animation, n’a pas dérogé à la règle puisque tous les commerces étaient fermés. Même les boulangeries de permanence ouvertes avant la prière de l’Aïd ont dû fermer assez vite car ayant épuisé leur stock rapidement.
APS

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Au chevet des malades dans les hôpitaux
Les hôpitaux d’Alger ont connu en ce premier jour de l’Aïd el Adha une atmosphère particulière marquée par les visites de familles, associations caritatives et bienfaiteurs pour être au chevet des malades afin de partager avec eux ces moments de joie dans la convivialité. Dans une ambiance empreinte de solidarité et de gaieté, les visiteurs ont tenu a passer cette fête religieuse avec les malades pour leur faire oublier un tant soit peu leurs problèmes de santé et leur éloignement du foyer familial. Les enfants pensionnaires du service de chirurgie infantile au CHU Mustapha Bacha ont été particulièrement gâtés par des cadeaux et jouets offerts par les visiteurs dans le but de leur faire oublier leurs souffrances pour laisser place à la joie. Eu égard à la particularité de ces fêtes religieuses empreintes de solidarité et de fraternité, la direction de l’hôpital a autorisé les visites dans la matinée, notamment pour les associations caritatives. Même constat à l’hôpital Bachir-Mentouri de Kouba. Ce dernier a ouvert ses portes tôt dans la matinée pour les visiteurs désireux de partager la fête de l’Aïd avec leurs proches hospitalisés.

La Forem sacrifie 300 moutons et 2 dromadaires pour les nécessiteux
Fidele à ses coutumes, la Fédération nationale de la recherche médicale (Forem) a procédé hier, au siège de l’organisation, au lancement de l’opération de sacrifice de quelques 300 moutons et de 2 dromadaires, au profit des familles nécessiteuses et orphelins à l’occasion de l’aïd el adha.
Cette louable initiative qui s’inscrit dans le cadre des actions de bienfaisances initiées depuis plusieurs années par la Forem, vise  à apporter la joie et le bonheur à plusieurs orphelins et à ceux qui sont dans le besoin. En effet, ce geste salutaire et exemplaire a concerné, cette année, trois différents sites à travers l’Algérie, puisqu’il a ciblé 80 familles nécessiteuses à Bentalha, 80 autres à Tissemsilt et 400 foyers démunis, répertoriés au niveau des différentes APC relevant de la wilaya d’Adrar.
Selon le Pr Mostepha Khiati, président de la Forem, cette opération  s’est  singularisée, cette année, par une importante contribution des bienfaiteurs, des donateurs privés et d'associations caritatives, aux fins de toucher un plus grand nombre de familles nécessiteuses et de personnes démunies surtout durant les fêtes religieuses.
Le Pr Khiati a indiqué que cette opération de solidarité envers les couches les plus défavorisées de la société a été financée par des entreprises Turques exerçants en Algérie et l’association turque «Hassana», précisant que l'enveloppe globale affectée pour la réalisation de cette généreuse action a atteint 6 millions de dinars.
Présent au cours de cette manifestation, l’ambassade Turc en Algérie, M. Adnan Kececi a tenu à souligner l’importance de ce genre d’initiatives qui visent à tendre la main à des personnes qui sont dans le besoin et à apporter de la joie à l’intérieur de plusieurs foyers algériens.
K.H.

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A travers le pays
La joie des retrouvailles
Sur l’ensemble du territoire national, la fête de l’Aid el Adha a été célébrée dans une ambiance empreinte de joie et dans le respect du rite et l’immolation du mouton. Les populations des wilayas du Sud ont célébré mardi, en communion avec le reste du monde musulman, l’Aïd El-Adha dans la piété et la ferveur, perpétuant le souvenir du sacrifice consenti par le Prophète Ibrahim El Khalil. Les fidèles des wilayas de Tindouf, Adrar, Béchar, El-Bayadh, Naâma, Laghouat, Ghardaïa, Tamanrasset, El-Oued, Illizi et Ouargla se sont rendus en début de matinée aux mosquées pour, outre les processions de louanges à Dieu, accomplir la prière de l’Aid. Les prêches des imams, ont mis en exergue la portée et la signification de cette fête religieuse véhiculant des valeurs de pardon, d’unité, de fraternité, d’entraide et de solidarité Des éléments de la sûreté de wilaya de Jijel ont rendu visite aux petits patients hospitalisés au service de pédiatrie de l’hôpital Mohamed-Seddik Benyahia de Jijel, le 2e jour de l’Aïd el Adha, a-t-il été constaté hier.
Une équipe composée d’une dizaine de cadres, d’agents et du médecin de la sûreté de wilaya a rendu visite à tous les petits patients dont l’état, jugé trop grave, n’a pas permis un possible un retour au sein de leur familles en ces jours de fête religieuse propice aux retrouvailles familiales.
Désertées durant la première journée de l’Aïd El Adha, consacrée, dans la matinée, au sacrifice du mouton et, au cours de l’après-midi, au recueillement devant les tombes des proches disparus, les rues de Constantine et des principales agglomérations de l’est du pays ont retrouvé leur pétillement au deuxième jour de la fête.
Dans toutes les cités urbaines, les enfants, tout de neuf vêtus, parviennent à eux seuls à créer une ambiance joyeuse en piaillant à qui mieux mieux et en exhibant leurs jouets, tandis que les adultes se congratulent et échangent les bons vœux, dans une atmosphère bon enfant.
 Pendant ce temps, les bouchers ambulants, généralement de jeunes employés de boucheries à qui leurs patrons consentent à prêter tout «l’attirail» nécessaire, s’activent dès le matin, à découper et à débiter les carcasses au pied même des immeubles, à la grande satisfaction des pères de familles non véhiculés qui ne peuvent se rendre au marché couvert du coin où, là aussi, de nombreux bouchers font de bonnes affaires.  
 Débiter la viande et dégager le collier du mouton que l’on découpe en tranches est une opération à laquelle les Constantinois sont extrêmement attachés car la préparation du couscous de l’Aïd et de sa sauce parfumée avec cette partie savoureuse du mouton ne saurait attendre.
 Vers 11 heures, l’air de la rue est déjà empli de ce fumet dégagé par la «popote» familiale que la «matriarche» surveille avec la plus grande attention. Le couscous de l’Aïd doit en effet avoir une saveur particulière.
Entre autres, manifestations de solidarité, nous avons pu observer avec beaucoup de satisfaction, des jeunes qui se sont mobilisés dans beaucoup de quartiers populaires pour effectuer des opérations de volontariat à l’effet de débarrasser leur environnement des ordures, des salissures et autres rejets malsains générés par l’immolation des moutons.
Synthèse Kafia Ait Allouache

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Constantine
Dans la tradition

Les Constantinois ont célébré, mardi, à l’instar de tous les citoyens du pays, la fête de l’Aïd El Kébir, dans une ambiance de piété et de joie. Si le sacrifice rituel du mouton est l’acte marquant de la première journée, celle-ci est également mise à contribution, conformément aux préceptes de l’islam et aux traditions, pour l’échange de visites familiales.

De leur côté, certains membres d’associations caritatives se sont rendus au niveau de différents services hospitaliers accueillant des enfants passant cette fête loin de leurs proches, et ce afin de leur apporter un peu de chaleur et de réconfort. Il faut dire aussi que les conditions climatiques favorables, qu’a connues la ville et ses environs, ont également contribué à cette ambiance. Ainsi, dès la fin de la prière de l’Aïd, et après les échanges de vœux, les Constantinois se sont occupés du sacrifice du mouton. Ils ont pour la plupart préféré s’atteler à la tâche eux-mêmes, du moins pour l’égorgement, quitte à solliciter l’aide des plus expérimentés pour l’écorchement, la toison étant généralement offerte à la mosquée du quartier, ou encore pour le dépeçage plus tard dans la journée ou le lendemain. Dans les cas du sacrifice d’un bovidé (taurillon, veau ou plus rarement génisse), généralement acquis par plusieurs personnes, la présence d’un égorgeur professionnel est nécessaire, tant la tâche est ardue et demande beaucoup de maîtrise. D’ailleurs, ces derniers monnayent leur talent à 10.000 DA par bête, sans compter un supplément de 5.000 DA pour le dépeçage, car il s’agira de partager la viande entre les quatre ou cinq associés. En fin de matinée, alors que les effluves d’abats et de têtes de mouton grillés emplissaient les différents quartiers de la ville, des enfants, parés d’habits neufs, paradaient joyeusement dans les rues. Concernant les dispositions prises par les autorités locales pour assurer la continuité du service public durant les deux jours de la fête, il a été constaté une légère amélioration par rapport aux années précédentes, notamment concernant l’ouverture des boulangeries et magasins assurant la permanence de l’Aïd. De même qu’il n’a pas été fait cas de rareté d’approvisionnement en carburant au niveau des stations-service. Cela dit, les citoyens ont surtout pâti du manque de transport en commun, notamment durant la matinée, le nombre de bus assurant la permanence (cinq par ligne selon la direction du transport) s’étant avéré insuffisant, ce qui fera l’affaire des taxis clandestins en maraude. Autre bémol, l’eau a manqué au niveau de plusieurs quartiers des hauteurs de la ville, notamment El Mansourah et Ziadia, ce qui a contraint les habitants, jerrycans à la main, à partir à la recherche du précieux liquide. Enfin, les opérations de nettoiement et de collecte des ordures menés par l’APC ont permis à la ville de présenter dès la matinée d’hier, un visage propre et digne de sa dimension.
I. B.

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SETIF
Joie et solidarité
C’est dans la joie et la sérénité que les citoyens de la wilaya de Sétif ont vécu deux jours durant cette fête de l’Aïd El Adha marquée, au-delà du traditionnel sacrifice du mouton, par une joie profonde des enfants tirés une fois encore à quatre épingle et un imposant climat de solidarité avec les couches démunies.
Dès la fin de la prière de l’Aïd dans les nombreuses mosquées visiblement trop exiguës pour accueillir cette affluence nombreuse et après l’échange des vœux traditionnels de pardon et de fraternité, les rues de Sétif se videront du coup pour laisser place au sacrifice du mouton dans une ambiance conviviale au moment ou, pour  les habitants de certaines cités populeuses, la joie n’en sera que plus grande pour toutes ces familles qui utiliseront leurs terrasses ou un espace du trottoir pour s’adonner à cet usage de la Sunna. Un moment fort dont les effets produits par le sacrifice du mouton ne dureront que l’espace d’un moment en effet, vite nettoyés et enlevés par les équipes de nettoiement de l’APC qui parcourront plus d’une fois les rues de la ville et dans une volonté extraordinaire ne laisser traîner que quelques bribes de foin que viendront ramasser dans la soirée les agents affectés sur les différents quartiers. « Nous sommes obligés de faire ça le plus rapidement possible pour rendre à la ville ses normes d’hygiène et éviter d’avoir à faire à de véritables monticules demain, avec toutes les odeurs et bien sûr les effets que peuvent induire ces ordures », nous confie au passage Amar B., agent communal de son état, qui s’affaire aux côtés de nombreux autres agents à cette tâche. Les locataires de l’asile de vieillards de Salah Bey, la Cité de l’enfance de Sétif ou la Maison de la solidarité, pour ne citer que ces endroits qui accueillent des couches démunies, ne sont pas sans vivre, eux aussi, cette même  belle ambiance de l’Aïd et à égorger eux aussi leurs moutons, remerciant une fois encore cette assistance des pouvoirs publics locaux et l’intérêt que leur porte constamment l’Etat tout au long de l’année et en de pareilles circonstance notamment pour leur éviter toute forme de marginalisation et compenser hélas le vide laissé par tous ceux qui ont osé abandonné parents et enfants.
Au moment où des familles se rassemblent pour consolider bien de nobles vertus autour d’un repas, d’autres, comme par la tradition, ne manquent pas de se diriger nombreux vers les cimetières pour se recueillir à la mémoire des êtres chers en cette fête de l’Aïd. Dans les hôpitaux notamment les services d’urgences comme au niveau des différentes permanences arrêtées pour ces jours de l’Aïd, les consignes données par les différentes instances et organisations ont été respectées quand bien même un affichage de toutes ces permanences aurait été souhaitable pour mieux orienter les citoyens. La seconde journée de l’Aïd, une fois le moutons découpée, est vite identifiée à ces senteurs de viandes bien préparée la veille et cette sauce  qui dégage déjà la qualité d’un couscous sétifien bien garni au moment où pour le reste de la journée, les vœux de l’Aïd continueront à gagner du terrain.
F. Zoghbi

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Mascara
Les ménagères sur le gril
Cette année contrairement aux années précédentes, on a dérogé à la règle et les commerçants n’ont pas baissé rideau, à la grande satisfaction des ménages en ce premier jour de l’Aïd El Adha, les boulangeries étaient ouvertes toute la journée. Les visiteurs qui se sont rendus à Mascara avant dix heures où les lève-tôt ont découvert une ville presque déserte avant la prière de l’Aïd, mais l’atmosphère a complètement changé après le retour des fidèles des lieux de culte  pour procéder au sacrifice du mouton, rituel religieux, et la course derrière « Eddabaha » (égorgeurs) a pris le dessus.
Les citoyens  de la région de Béni Chougrane ont célébré, mardi, l’Aïd El-Adha dans le recueillement, la ferveur et la communion. Ainsi, tôt le matin, les fidèles se sont rendus, par petites processions, aux mosquées pour accomplir la prière de l’Aïd, à l’issue de laquelle grands et petits, toutes catégories sociales confondues, se sont donné l’accolade en signe de communauté de destin. Que ce soit à Mascara, dans les autres localités de la wilaya ou même les villages les plus reculés, le devoir religieux aussitôt accompli, les citoyens ont regagné leurs foyers pour se consacrer au sacrifice du mouton. Cette fête de la solidarité et du pardon est également celle des enfants, qui vêtus de leurs habits neufs, accompagnent leurs parents dans leurs visites aux autres membres de la famille, voisins et amis.
Les visites aux disparus dans les cimetières ainsi que les nombreuses actions d’entraide et de bienfaisance en direction des nécessiteux constituent les autres aspects de cette fête. L’après-midi, les familles ont consacré  cette journée, ou du moins la matinée, à la dégustation de la viande dans une ambiance familiale. La grillade de la viande et la fumée qui se dégageait des braséros et kanoun au-dessus des habitations.
Certes, tous les chefs de ménage ne sont pas logés à la même enseigne car tous ne jouissent pas de la même situation sociale, mais certains moins aisés ont dû consentir des sacrifices pour relever la tête de leurs enfants. Néanmoins, comme toujours en pareilles circonstances l’esprit de solidarité a prévalu et c’est logiquement que cet élan de générosité exercé par les plus aisés, les associations caritatives et les âmes charitables et généreuses a eu pour effet d’offrir aux ménages en panne quelques kilos de viande fraîche en guise de consolation.
A Mascara, la tradition a été respectée même si la société reste divisée sur un point relatif à la consommation de la viande. Certains chefs de famille découpent le mouton le même jour, alors que d’autres par respect aux us et coutumes de leurs tribus, ne le font que le deuxième jour de l’Aïd, la wilaya de Mascara a enregistré une flambée du prix du mouton la veille de l’Aïd en particulier et ceux qui ont acheté bien avant la date de l’Aïd se sont dits heureux d’avoir anticipé l’achat de la bête car la différence était grande au vu des prix.
A. Ghomchi

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