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9e Congrès de la société algérienne de rhumatologie : Le recours à la biotechnologie

La biotechnologie à laquelle recourt la fabrication d’un médicament bio-similaire est un procédé de fabrication par la technique de l’ADN recombinant à l’effet d’obtenir la fabrication d’une protéine, sachant que la biotechnologie permet de produire les protéines en grande quantité alors qu’un organisme les produits en très petite quantité.

PUBLIE LE : 12-10-2013 | 23:00

La biotechnologie à laquelle recourt la fabrication d’un médicament bio-similaire est un procédé de fabrication par la technique de l’ADN recombinant à l’effet d’obtenir la fabrication d’une protéine, sachant que la biotechnologie permet de produire les protéines en grande quantité alors qu’un organisme les produits en très petite quantité.
« Il est nécessaire de promulguer des lois sur le traitement par des médicaments bio-similaires en Algérie », a déclaré vendredi à Alger, le président de la société algérienne de rhumatologie,  Pr. Hachem Djoudi en marge des travaux du 9e congrès de la société algérienne de rhumatologie. M. Djoudi a affirmé que « les médicaments bio-similaires seront bientôt introduits  en tant que de traitement en Algérie, d’où la nécessité de promulguer des lois sur ce type de médicaments innovés en vue d’assurer un suivi de leur efficacité  et des effets secondaires sur les patients.» Il a en outre fait état de la commercialisation de médicaments innovés destinés au traitement des maladies rhumatismales et causant, dans la  plupart des cas, une atteinte à la tuberculose.          
Qualifié d’ingénierie du vivant, le process de fabrication du bio-similaire fait appel à une source biologique comme matière première de son principe actif, alors que le principe actif des médicaments classiques est issu de la synthèse chimique.
La biotechnologie à laquelle recourt la fabrication d’un médicament bio-similaire est un procédé de fabrication par la technique de l’ADN recombinant à l’effet d’obtenir la fabrication d’une protéine, sachant que la biotechnologie permet de produire les protéines en grande quantité alors qu’un organisme les produits en très petite quantité.
« La société algérienne de rhumatologie mène des études sur les malades ayant suivi ce traitement et qui sont porteurs du virus de la tuberculose sans  le savoir », a-t-il ajouté.
M. Djoudi a rappelé la réalisation de plusieurs études effectuées par des praticiens au niveau d’établissements publics et de cliniques privées sur les maladies rhumatismales prévalant en Algérie et l’efficacité des médicaments innovés qui entrent dans le traitement de ces maladies, ajoutant que les résultats de ces études seront connues bientôt. Il a également évoqué la création d’un comité scientifique exerçant sous la bannière de la société algérienne de rhumatologie et chargé d’effectuer  des études sur ces différentes maladies en vue d’améliorer la prise en charge des malades.
De son côté, la rhumatologue Pr. Chafika Houichate a déclaré  que « 21% des femmes âgées de 50 ans et plus souffrent de la gonarthrose », citant une étude réalisée sur un échantillon de 400 femmes âgées de 50 ans et plus, présentée à l’occasion de ce 9e congrès de  la société algérienne de rhumatologie.
L’étude sur la gonarthrose et l’arthrose digitale a été réalisée en 2012 par une équipe médicale spécialisée à l’hôpital de Douéra (ouest d’Alger) en collaboration avec l’Office national des statistiques.
Selon l’étude, cette maladie qui progresse avec l’âge développe des  complications jusqu’à atteindre l’incapacité fonctionnelle si elle n’est pas prise en charge de manière précoce.
La moyenne d’âge des femmes souffrant de ces complications est de 61 ans, indique l’étude qui précise que les deux tiers des femmes en question  ont moins de 70 ans. Selon l’étude, 31,7% des 400 femmes sur lesquelles s’est fondée l’étude souffrent de l’arthrose digitale, précisant que dans 48% des cas la maladie  existent chez les mères ou les sœurs des patientes.
 Les taux d’atteinte de la gonarthrose et de l’arthrose digitale en Algérie est proche, selon l’étude, de celui constaté dans le continent européen. Le Pr. Houichate a appelé, à cette occasion, au renforcement de cette étude par d’autres études nationales pour un véritable diagnostic de la maladie au niveau national. Une grande proportion de femmes que l’étude a englobées, a poursuivi  l’étude, présentent d’autres maladies comme l’hypertension artérielle, la dyslipidémie et le diabète.
Wassila Benhamed
 

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