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Quand les femmes investissent les marchés : Maraîchère, un métier comme un autre

Les barrières sautent ainsi que les préjugés des uns et des autres quant au confinement des femmes dans certains métiers.

PUBLIE LE : 10-10-2013 | 0:00
D.R

En effet, si jusque-là, leurs domaines d’intervention étaient limités aux métiers de la santé, de l’éducation et surtout les travaux domestiques, la donne a changé aujourd’hui et l’on voit de plus en plus de dames investir des créneaux très masculins. Conduire un poids lourd ou un bus, réparer un véhicule ou encore vendre des fruits et légumes dans un marché, de surcroît populaire, ne choque plus. Il est même entré dans nos mœurs et nos pratiques quotidiennes. Les Algériens n’ont pas été, en reste de toutes les mutations de la société, durant ces dernières années et bien sûr le vent de la modernisation a soufflé sur les familles qui se montrent plus compréhensives et tolérantes par rapport au travail de la femme. D’aucuns ont dû remarqué, au niveau très célèbre marché des Trois Horloge et celui de Meissonnier, ces deux femmes derrière leurs étals, bourrés de pommes de terre, tomates, carottes, raisins, pommes, poires et autres produits, appelant les consommateurs à se rapprocher de leurs tables de fortune pour constater de visu la nature de leurs produits et bien-sûr le rapport qualité/prix.
Ces deux femmes, en fait, ont réussi à s’imposer parmi les « collègues » de la profession, au sein des marchés où elles exercent. Sans complexe aucun, elles sont à l’aise dans la peau de vendeuses de fruits et légumes et s’adonnent à leurs gagne-pain, quotidiennement, sans rechigner ou se lasser. Manipuler à longueur de journée, toutes ces richesses de la terre, peser et trier sont leur occupation.
Elles accomplissent avec fierté leur destin, sans accorder la moindre importance à la réticence, voire l’étonnement de certains de les voir dans des espaces, censés appartenir, du moins pour certains, aux hommes. Cette « intrusion », à vrai dire est devenue désormais chose ordinaire pour le consommateur. La gent féminine notamment considère l’intégration de la femme des marchés comme suite logique à tous les acquis décrochés par celles-ci, à travers le monde. Une vieille femme, rencontrée, à Meissonnier, enveloppée dans son haïk, nous dira que les femmes sont partout, alors pourquoi pas vendeuse de fruits et légume. « Après tout, c’est un métier comme un autre, expliquera-t- elle ».
    Samia D.
 

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