mercredi 14 novembre 2018 15:24:41

Il est décédé lundi dernier à Alger à l’âge de 86 ans : Ahcène Saïd, un pilier du châabi tire sa révérence

Des compagnons du chanteur s’expriment : Un "artiste exceptionnel" engagé envers la culture"

PUBLIE LE : 09-10-2013 | 0:00
D.R

Ahcène Saïd, un des piliers de la chanson châabi est décédé lundi soir à Alger à l’âge de 86 ans des suites d’une longue maladie.

L’interprète de l’inoubliable Sifet A Chemâa et ami de l’autre grand nom de la chanson châabi, El Hachemi Guerouabi s’était retiré de la scène artistique depuis de longues années pour des raisons de santé. En août 2012, le ministère de la Culture lui a rendu un vibrant hommage à la salle El Mougar et en dépit de sa maladie, il tenait à être présent et c’est sur un fauteuil roulant qu’il a reçu de la part de la ministre de la Culture, Mme Khalida Toumi, sa distinction en reconnaissant de son apport à la culture algérienne en générale et à la musique chaâbi en particulier. Son fils, avait salué l’initiative du ministère de la Culture dans une déclaration rapporté par El Moudjahid :
« Je remercie les initiateurs de cet hommage que je qualifie d’important et d’inoubliable pour mon père. De son vivant on l’honore pour qu’il sache que tout ce qu’il a fait pour la musique algérienne en général et le chaâbi précisément est reconnu aujourd’hui. C’est vraiment très important pour lui. Bien qu’il soit malade il a absolument tenu à venir ce soir pour partager cette joie avec son public, ses proches et ses amis. Je suis vraiment fier de mon père non seulement dans le cadre artistique mais aussi dans le cadre familial parce que c’est un merveilleux père de famille. »
Un ami de feu Ahcène Saïd, Azzouz Touat, louera ses qualités artistiques et son côté perfectionniste : « Je l’ai connu très jeune. Il avait une voix très particulière qui représente parfaitement le chaâbi. Actuellement on reconnaît davantage sa qualité de chanteur de par la voix. Dans certaines qasidate, il leur a donné un sens particulier de par son interprétation comme Sifat chamaâ ou l’kandil ou traya, «Ghadban ala hbabi h»… et bien d’autres. Je trouve que cet hommage est vraiment mérité. C’est la meilleure façon d’honorer un artiste qui a toujours su porter son art à son apogée. Les jeunes d’aujourd’hui doivent porter le chaâbi très haut et le préserver. On espère que dans tous les domaines de la culture algérienne, les artistes porteront le flambeau très haut. »
Ahcène Saïd a débuté sa carrière artistique en 1951 en tant que musicien de l’orchestre du maître incontesté du chaâbi, El Hadj M’hamed El Anka pour ensuite entamé sa carrière de chanteur avec réussite. Il accédera à la notoriété grâce à ses capacités vocales.
Ahcène Saïd est né en 1931 à la Casbah d’Alger au sein d'une famille de mélomanes. Dès son jeune âge, il s’initie à la chanson auprès de l’Association musicale El Gharnatia. Il est dit que cheikh Lahlou l’encouragera à voler de ses propres ailes en lui remettant des qcid. Au lendemain de l’indépendance, grâce aux chansons écrites et composées par le talentueux compositeur et parolier Mahboub Bati, Ahcène collectionnera des succès avec notamment Sifet Echemâa et Away ala ayyami.
Abdelkrim T.

Des compagnons du chanteur s’expriment :
Un "artiste exceptionnel" engagé envers la culture"
Des amis et artistes compagnons de route du chanteur  chaâbi H'sen Said décédé lundi saluent l' "artiste exceptionnel" à la "carrière  pleine marquée par son engagement envers la culture" algérienne.         
Mustapha Sahnoun, musicien, compositeur et membre de la troupe  artistique du FLN pendant la guerre de libération, dirigée par Mahieddine  Bachtarzi, a fait part de sa tristesse et rappelé les "qualités exceptionnelles"  du défunt, "un des plus anciens chanteurs du chaâbi".          
Très affectée par la disparition du chanteur, Selwa, une des pionnières  de la chanson populaire moderne a rappelé l'humanisme du défunt ainsi que ses  "grandes compétences" en tant qu'interprète du chaâbi.
Dans un message de condoléances adressé à la famille du défunt et à  l'ensemble des artistes, la ministre de la Culture, Khalida Toumi, a rendu hommage  à "un des noms les plus en vue de la scène artistique algérienne, qu'il a  marquée par sa créativité...".          
Né le 18 novembre 1931à la Casbah d'Alger, H'Sen Said a commencé  son parcours artistique en 1951 en qualité de musicien et membre de la  chorale dans l'orchestre d'El Hadj M'Hamed El Anka.           
H'Sen Said a fait ses débuts à l'association "El Ghernatia", manifestant  dès son jeune âge des prédispositions pour le chaâbi et le "Madih".          
A la télévision algérienne, il apparaît d'abord comme choriste aux côtés  de Boudjemaâ El Ankis, Rachid Souki, Tahar Ben Ahmed et El Hachemi Guerrouabi,  pour interpréter "El Hamdou li'lah ma b'kach istiemar fi bladna", une chanson  d'El Anka célébrant l'indépendance encore toute fraîche de l'Algérie.          
Côtoyant les plus grands noms du chaâbi, à l'instar d'El Hadj M'rizek,  Boudjemaâ El Ankis, Bourahla et autres, H'Sen Said s'attaquera à la chansonnette  ainsi qu'aux grandes oeuvres du patrimoine chaâbi à travers le "K'Cid".              
Parmi ses chansons les plus célèbres: "A wah a wah", "Koulouli werrah",  "El adra nehwaha", "Hed El Khatem", "Hadi moudda wana gh'rib" (avec Anissa),  "Sifet Ech'chemaâ wel'kendil", "Dziriya aâla bledek welawli".   
APS  

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