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Éducation nationale : Le casse-tête des dérogations et des décisions ministérielles

Non-respect de la durée obligatoire de l’enseignement : Les parents encourent une amende de 5 millions de centimes

PUBLIE LE : 06-10-2013 | 0:00
D.R

Comme à chaque rentrée scolaire, le ministère de l’Education nationale et les directions de l’éducation des wilayas sont prises d’assaut par les parents d’élèves. Des files d’attente sont enregistrées à longueur de journée, créant ainsi des chaînes interminables pour régler des problèmes de transfert, ou pour déposer des demandes de décisions pour réintégrer l’établissement scolaire pour les enfants renvoyés ou de dérogations d’âge pour l’inscription soit en première année scolaire ou en préscolaire pour les enfants qui n’ont pas l’âge requis.
Délivrées par les directions de l’éducation, ces dérogations et décisions ne sont malheureusement pas prises en compte dans la plupart du temps par les directeurs d’établissements qui «affichent complet». Ces derniers renvoient les parents qui se sont démenés pour avoir la précieuse décision ou dérogation.   
Il faut dire, qu’en raison, l’année dernière, de l’arrivée de deux promotions de collégiens nés en 1996 et 1997, la surcharge des classes demeure un véritable casse-tête pour les chefs d’établissements. Selon ces derniers on compte une moyenne de 8 divisions pour chaque niveau scolaire et pour chaque établissement du secondaire. Ceci dit, la situation vécue en 2008 dans les CEM est actuellement observée au niveau des établissements secondaires.
Faute de places pédagogiques, certains élèves se sont vus renvoyés avant même l’âge obligatoire, pourtant il est strictement interdit  de renvoyer les élèves n’ayant pas réussi leur examen, des établissements scolaires avant l’âge de 16 ans.
Le phénomène de surcharge de classes, va jusqu’à envoyer les lycéens à suivre leurs cours dans les écoles primaires. C’est le cas de cette école primaire situé au niveau de Gué de Constantine qui sert d’annexe pour un lycée ! En effet, les élèves scolarisés au lycée Bahia-Hidour souffrent de la surcharge des classes. Les responsables ont eu recours à une école primaire située dans les environs pour s’en sortir. En outre, des cas similaires ont été enregistrés dans plusieurs autres régions du pays. Cet état de fait est causé par la surcharge des classes aggravée par le nombre important de doublants de première année secondaire et de recalés au Bac de l’année dernière. Une situation qui dure depuis une année déjà !
Pour le président de l’Association nationale des parents d’élèves, Khaled-Ahmed «orienter des lycéens vers les écoles primaires n’est pas une solution, car on ne peut pas fuir la réalité de la situation», déclare- t-il.  
Et ajoute «la responsabilité n’incombe pas aux responsables de l’éducation mais le problème réside dans la lenteur et le laxisme qui caractérisent les travaux de réalisation des nouveaux établissements scolaires qui ne sont pas encore achevés depuis des années. Ajoutons à cela, d’autres lycées dont les travaux sont achevés mais qui enregistrent un retard énorme dans la réception».
Sarah S.

M. Baba Ahmed reçoit l'ambassadeur du Qatar à Alger
Le ministre de l'Education nationale, Abdelatif Baba Ahmed, a reçu samedi, l'ambassadeur de l'Etat du Qatar à Alger, Abdellah Nacer Abdellah El Hamidi, indique un communiqué du ministère. «L'entretien a porté sur les voies et moyens destinés à donner une nouvelle dynamique aux relations entre les deux pays dans le domaine de l'éducation», rapporte la même source. «Au cours de cette rencontre, il a été également question de l'évaluation du projet de réalisation d'un établissement scolaire de cycle moyen, dans la wilaya d'El Bayadh, financé par l'émir du Qatar», note le communiqué.

Non-respect de la durée obligatoire de l’enseignement  
Les parents encourent une  amende de 5 millions de centimes
Le ministère de l’Education nationale va jusqu’à pénaliser financièrement les parents qui n'envoient pas leurs enfants à l'école. Depuis le 10 janvier 2010, la tutelle applique une loi qui permet d'imposer des amendes pouvant atteindre cinq millions de centimes aux parents qui ne respectent pas la durée obligatoire de l'enseignement de 9 ans pour leurs enfants âgés de 6 à 16 ans. Cette loi interdit également le renvoi pour un an, de tout élève âgé de moins de 16 ans.
Ces amendes, et les mesures restrictives prises par le ministère de tutelle visent à maintenir les enfants scolarisés, alors que 500.000 d'entre eux sont renvoyés prématurément du système scolaire chaque année.
S. S.
 

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