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Médicaments vétérinaires : L’Algérie produit plus de 30% de ses besoins

«La production ovine est suffisante en prévision de l’Aïd El Adha, ce qui devrait influer sur les prix», a affirmé le ministre de l’Agriculture.

PUBLIE LE : 05-10-2013 | 0:00
D.R

«Plus de 19,5 millions de têtes du cheptel national ont été vaccinées en 2013», a souligné jeudi dernier le ministre de l’Agriculture et du Développement rural, M. Abdelwahab Nouri.  
S’exprimant en marge de la clôture des travaux du séminaire de formation sur les produits vétérinaires, qui s’est déroulé à Djenane El Mithak, en présence d’un panel de prestigieux spécialistes internationaux, dont la directrice générale de l’Organisation mondiale de la santé animale, il a fait savoir  que « l’Algérie produit actuellement entre 30% et 40%  de ses besoins en produits vétérinaires».
Et d’ajouter : «Afin d’approvisionner le marché local en ces médicaments, en quantités suffisantes et de qualité, nous devrons poursuivre nos efforts en matière de production.»
Abdelwahab Nouri a rassuré dans ce sens  les consommateurs sur la bonne santé du cheptel ovin national et sur le fait que « la production est suffisante en prévision de l’Aïd El  Adha, ce qui devrait influer sur les prix».
La stabilité qui caractérise actuellement le marché, a-t-il éstimé, « va pousser les  prix à la baisse notamment à l’approche du jour du sacrifice».
A une question sur l’impact d’une éventuelle mauvaise utilisation des médicaments vétérinaires sur le consommateur, le ministre a exclu toute contamination pour l’instant, en mettant en exergue la nécessité de  renforcer le  dispositif  de contrôle et de poursuivre les efforts consentis.  Selon lui, le gouvernement algérien avait déployé des efforts considérables en matière de lutte contre certaines maladies animales graves. Il a cité, à titre d’exemple, la fièvre aphteuse et la peste équine, «dont le pays a été déclaré officiellement indemne par  l’Organisation mondiale de la  santé animale en 2013».  Il ajoutera que la santé animale en Algérie a connu une amélioration constante. Pour appuyer ses dires, le ministre a souligné qu’« en 2012 l’Organisation mondiale de la santé a rassuré sur le fait que notre pays a pu mettre fin à la menace prévenant des différentes maladies des animaux».
De son côté, la directrice générale de l’OIE, Elisabeth  Erlacher, a mis l’accent sur les conclusions de ce séminaire en indiquant que «celui-ci nous a permis d’étudier trois point : la détection, la prévention et le contrôle des maladies animales».
Avant d’ajouter : «Nous avons fait plusieurs  propositions, entre autres sur la  sécurisation de la qualité du médicament et essayé de trouver des pistes pour lutter contre les médicaments contrefaits».
 Mettant l’accent sur les éleveurs qui stockent des médicaments à leur niveau, M. Rachid  Bouguedour, représentant de l’OIE pour la région Afrique du Nord,  regrette le fait qu’en Algérie «plusieurs éleveurs font de l’automédication animale. Alors que c’est aux vétérinaires, soutient-il, « que revient le rôle de les administrer selon des doses étudiées, et non pas les éleveurs».
S’agissant du problème de contrefaçon dans les médicaments vétérinaires, il a indiqué que  « ce phénomène est assez limité dans des pays comme l’Algérie, le Maroc ou la Tunisie comparativement aux autres régions». Et ce, grâce, a-t-il expliqué, «à un bon déploiement des vétérinaires sur  le terrain et un approvisionnement régulier du marché». Cependant, a-t-il poursuivi, «bien qu’en Algérie, la contrefaçon soit réduite, néanmoins la vigilance des  services vétérinaires et de contrôle doit être de mise pour éviter toute dérive qui pourrait mettre en danger aussi bien la santé animale qu’humaine».
Ait Ziane Makhlouf

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