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Malgré la contestation : Le Soudan maintient la hausse des prix du carburant

Les autorités soudanaises ne reviendront pas sur leur décision d'augmenter les prix des carburants, en dépit des manifestations de protestation et des critiques de dignitaires politiques et religieux, a indiqué hier le ministre de l'Information.

PUBLIE LE : 30-09-2013 | 0:00
D.R

Les autorités soudanaises ne reviendront pas sur leur décision d'augmenter les prix des carburants, en dépit des manifestations de protestation et des critiques de dignitaires politiques et religieux, a indiqué hier le ministre de l'Information. "Non, ce n'est pas possible du tout", a déclaré le ministre Ahmed Bilal Osmane, interrogé sur la possibilité de rétablir les subventions sur le carburant.
"Le gouvernement savait qu'il y aurait des émeutes", en réaction à l'augmentation des prix du carburant, a-t-il indiqué, tout en soulignant que la réduction des subventions permettrait à l'État d'économiser des milliards de dollars. "Notre économie ne peut pas se permettre un tel mécanisme de soutien", a-t-il souligné. "Nous devons continuer. Nous savons que c'est difficile pour la population." Le Soudan, qui a perdu des milliards de dollars de revenus pétroliers depuis la partition en juillet 2011 du Soudan du Sud, est frappé par une inflation galopante et peine à financer ses importations. C'est la première réaction officielle et publique au mouvement de contestation déclenché lundi par la décision du gouvernement de cesser les subventions qui a entraîné le quasi-doublement du prix des carburants.
Des dignitaires islamistes conservateurs et des cadres réformateurs au sein du Parti du congrès national de M. Bachir ont appelé le gouvernement à revenir sur sa décision. Au moins 33 personnes ont péri lors de protestations contre la hausse des prix du carburant, qui ont parfois pris une tournure violente avec des attaques contre des biens publics et privés, selon des témoins. Des organisations de défense des droits de l'homme estiment qu'au moins 50 personnes ont été tuées par balle lors du mouvement de contestation, la plupart à Khartoum et dans sa périphérie. Selon le ministre, les forces de sécurité ont dû intervenir, car les foules sont devenues violentes, brûlant environ 21 stations-service.

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