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Industrie pharmaceutique : Pose de la première pierre d’une nouvelle usine Sanofi-Aventis à Sidi Abdallah

L’usine dont les délais de réalisation ont été fixés à trois ans, produira 250 types de médicaments secs, liquides et en sachets adaptés au malade algérien.

PUBLIE LE : 27-09-2013 | 23:00
Ph. : Wafa

L’usine dont les délais de réalisation ont été fixés à trois ans, produira 250 types de médicaments secs, liquides et en sachets
adaptés au malade algérien.

Le coût de ce nouveau site industriel qui sera le plus important de Sanofi en Afrique et au Moyen Orient, s’élève à près de 70 millions d’euros.  
Comme cela a été annoncé, il y a un an déjà, le groupe Sanofi-Aventis a procédé jeudi dernier, à la pose de la première pierre de sa nouvelle usine de médicaments implantée à Sidi Abdallah. La cérémonie a été marquée par la présence  du directeur général de Sanofi, Christopher A. Viehbacher, du ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Abdelmalek Boudiaf, du ministre du Développement industriel et de la promotion de l’investissement, Amara Benyounes et de l’ambassadeur de France en Algérie, M. André Parant.
Lors de son intervention, M. Viehbacher a salué l’engagement et les promesses du gouvernement algérien à faire de Sidi Abdallah un pôle de l’industrie pharmaceutique. Dans ce sens, il a déclaré que «Le chiffre d’affaires des Laboratoires Sanofi réalisé en Algérie représente 25 % de notre chiffre d’affaires en Afrique. Cette filiale est la plus importante en Afrique». Et d’ajouter : «Notre objectif est de fournir des médicaments par le biais de la production locale et de même exporter à l’étranger à partir de l’Algérie». M. Viehbacher a tenu à préciser que «la future usine de Sidi Abdellah est un investissement de grande taille pour le groupe Sanofi-Aventis puisque il sera aussi basé sur le transfert du savoir, du savoir-faire et de la formation».  
De son côté, Abdelmalek Boudiaf a souligné l’importance du développement de l’industrie pharmaceutique en Algérie créatrice d’emploi. «Le dossier relatif à la promotion de l’industrie pharmaceutique fait l’objet d’un intérêt particulier de la part du président de la République Abdelaziz Bouteflika», a-t-il indiqué. Amara Benyounes a, quant à lui, souligné la nécessité d’encourager les investissements dans la fabrication du médicament. Il a salué dans ce sens, «l’engagement des laboratoires Sanofi qui contribuera à réduire la facture des importations de médicaments». L’usine dont les délais de réalisation ont été fixés à trois ans, produira 250 types de médicaments secs, liquides et en sachets adaptés au malade algérien. Le coût de ce nouveau site industriel qui sera le plus important de Sanofi en Afrique et au Moyen-Orient, s’élève à près de 70 millions d’euros. Il aura une capacité de production et de distribution de 100 millions d’unités par an, soit environ 80% des volumes distribués par Sanofi en Algérie. Le premier investissement des laboratoires Sanofi en Algérie remonte à 1999, année de création d’une société conjointe avec le groupe Saïdal d’un capital social de 426 200 000 DA, détenue à 70 % par Sanofi et à 30 % par Saïdal.
Wassila Benhamed


Signature d’un mémorandum d’entente entre le ministère de la Santé et les laboratoires Sanofi


Au cours de l’après-midi, après avoir posé la première pierre de la nouvelle usine du groupe Sanofi à Sidi Abdallah, les deux parties ont procédé à la signature d’un mémorandum d’entente relatif à la prévention et la sensibilisation au diabète et aux affections connexes.
Le document a été signé par Pierre Labbe, directeur général de Sanofi-Algérie et le professeur Ismaïl Mesbah, directeur général de la prévention et de la promotion de la santé auprès du ministère de la Santé de la Population et de la Réforme hospitalière. Selon le ministre «cet accord contribuera à l’amélioration de la santé des malades puisqu’il s’appuie sur l’aspect de prévention et de sensibilisation».
W. B.


M. Boudiaf : « l’Etat de certains hôpitaux nécessite une intervention rapide pour éviter leur fermeture »

En marge de la signature du mémorandum d’entente entre le ministère de la Santé et les laboratoires Sanofi, le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Abdelmalek Boudiaf, a déclaré que «lors des inspections effectuées par les cadres de son ministère la semaine dernière à travers 15 hôpitaux du pays ont révélé que l’état dans lequel se présentent certains des établissements visités nécessite une intervention rapide, sinon ils seront fermés. Il a expliqué que selon les rapports qui lui ont été présentés par ses cadres, «la situation n’est pas la même pour d’autres hôpitaux, en dépit des quelques insuffisances qui peuvent être corrigées», regrettant toutefois l’état déplorable dans lequel se trouvent certains autres hôpitaux. Le ministre a indiqué qu’il avait «chargé la semaine dernière, les cadres centraux du ministère, à procéder à une opération d’évaluation rigoureuse, pour identifier les problèmes majeurs, avant la mise au point d’une feuille de route qui sera annoncée, la semaine prochaine, au cours d’une réunion avec les responsables du secteur». Selon M. Boudiaf, les problèmes auxquels est confronté le secteur, «relèvent principalement de la gestion».
W. B.

Pr Elias Zerhouni : « il n’y a pas d’entraves à la collaboration des compétences nationales à l’étranger »


Le président mondial de la recherche et du développement des laboratoires Sanofi, le professeur Elias Zerhouni a estimé, jeudi dernier, en marge de la pose de la première pierre de l’usine de Sanofi dans la nouvelle ville de Sidi Abdellah, que «tout est dans l’intérêt de l’Algérie de favoriser l’implication de l’élite nationale à l’étranger dans le développement du pays.» Et d’ajouter : «il n’y a pas d’entraves à la collaboration entre les compétences nationales résidant à l’étranger et le pays mais il faut des efforts continus.» Le chercheur s’est félicité des échanges entre les établissements américains et algériens. Ces échanges doivent, selon lui, « être sous-tendus par une volonté politique de nature à encourager cette coopération ».  Il a exprimé sa disposition, s’il venait à être sollicité, à apporter sa contribution en Algérie. Répondant à une question concernant son choix pour les laboratoires Sanofi à la fin de ses fonctions aux Etats-Unis plutôt que de retourner au pays, le chercheur a répondu que «c’est Sanofi qui a m’a choisi et non pas l’inverse». Il y a lieu de rappeler que lePr. Zerhouni a poursuivi ses études secondaires et une partie du cycle universitaires en Algérie avant de se rendre aux Etats unis où il a assumé plusieurs fonctions, notamment celle de directeur général des instituts de santé américains pendant cinq ans. Au terme de cette mission il a intégré les laboratoires Sanofi. Le chercheur a annoncé à l’occasion que cet établissement venait d’instituer un prix d’une valeur de 2 millions de dinars pour encourager les jeunes chercheurs algériens.
W. B.

Abdelouahed Kerrar élu président de l’Union des pharmaciens


Le Dr Kerrar Abdelouahed a été élu président de l’Union nationale des ADE de la pharmacie (UNOP) a l’issue de l’assemblée générale élective qui a eu lieu, jeudi dernier, à Alger. Les adhérents de l’UNOP ont renouvelé leur confiance au Dr Kerrar, membre fondateur, une personnalité connue et respectée. Les adhérents de cet organisme ont indiqué, via un communiqué,  avoir «noté avec satisfaction que notre secteur est parmi les rares de notre économie à avoir enregistré une croissance régulière de ses parts de marché ces cinq dernières années, en témoigne la stabilisation des importations, voire leur baisse en 2013». Les membres de l’UNOP ont insisté, à cet égard, sur le fait que ces progrès montrent clairement combien les mesures de soutien que les pouvoirs publics ont prises depuis 2008, en faveur du secteur pharmaceutique national ont été d’une efficacité indéniable. Ils ont renouvelé leur engagement aux exigences de qualité et aux meilleurs standards internationaux de fabrication, éléments essentiels à la pérennité et au développement de notre industrie. Les membres de l'UNOP ont réaffirmé à cette occasion leur attachement à un climat de dialogue serein avec l'autorité publique et à l'indispensable concertation avec tous les acteurs du secteur pharmaceutique.
W. B.

 

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