vendredi 22 novembre 2019 17:43:21

Renault Algérie Production : Début de la première phase de recrutement

La Renault ‘’made in Algeria’’ : Elle sera de la même qualité que celle produite dans d’autres pays

PUBLIE LE : 26-09-2013 | 0:00
D.R

La future usine de montages de véhicules Renault implantée dans la nouvelle zone industrielle de Oued Tlélat (Oran)  n’est pas conçue pour un seul produit, en l’occurrence la «nouvelle» Symbol (prévue pour être la première voiture a sortir de la chaîne) mais pour deux ou trois autre modèles en fonction de l’évolution du marché a affirmé à El Moudjahid M. Bernard Sonilhac P-DG de RAP. Dans un point de presse, les cadres de cette  usine accompagnés du P-DG  de SNVI, du directeur régional de l’ANEM et du directeur de wilaya de l’emploi ont apporté un peu plus de précisions sur la forme et les objectifs de cette usine qui s’intègre dans un vaste plan de création d’une filière automobile en Algérie.
 Cette usine qui produira, dans une première phase, 25.000 unités et emploiera 350 travailleurs va spécialement axer ses efforts sur le profil des opérateurs et des agents qui seront amenés a travailler sur les chaînes de montage. Au bout de deux ans, la quasi-totalité des techniciens et opérateurs seront algériens a affirmé le P-DG. Les agents retenus suivront, en fonction, des tâches qui leurs seront demandés, une formation dans les centres d’apprentissage de la région (certains de ces centres ont déjà recu les modules de formation fournis par le groupe Renault), un apprentissage permanent sur site et un approfondissement de leur compétence par un passage dans l’usine du  groupe implantée en Roumanie. C’est d’ailleurs, à quelques détails prés, la même «Symbol» actuellement produite en Roumanie qui sera fabriquée à Oued Tlelat, nous a indiqué le P-DG de RAP en réponse à notre question.
 Ce parcours du recrutement à déjà commencé avec le soutien de l’ANEM et l’organisation la semaine dernière d’une journée «portes ouvertes» à Oued Tlelat même pour procéder à une première sélection des compétences locales. Une première immersion qui a rassuré visiblement les responsables de Renault Algérie Prodution puisque son premier responsable affirme que les «mêmes taux de réussite aux tests ont été enregistrés dans les autres pays» . L’ANEM a déjà réalisé une première sélection de candidats. Ceux-là seront formés aux métiers de l’automobile par des formateurs experts de Renault  et par le CFPA de Oued Tlelat.
 Dans la première phase de production  de nombreuses pièces (sur les 5.000 que compte une voiture) seront importées. En parallèle, le groupe a déjà identifié une soixantaine de sous-traitants locaux parmi eux, bien évidemment, la SNVI qui aura la mission d’adapter ses outils de production pour s’intégrer en qualité, en quantité, en délais … dans le circuit automobile.
 Si la première phase de ce projet vise la production de 25.000 unités avec un taux d’intégration bas, la seconde phase qui débutera en 2019 (soit cinq ans après la sortie de la première voiture) complétera les installations et permettra sur le site même les opérations liées à la peinture et à la tôlerie. 75.000 voitures seront alors produites avec un taux d’intégration de 42 % et une perspective de conquête du marché extérieur a indiqué M. Bernard Sonilhac qui a avancé l’exemple de la Roumanie pour montrer le réalisme d’une telle ambition. En effet, l’usine de Pitesti de ce pays est passée de 150.000 véhicules/an  à 300.000 dont plus de 90 % sont exportés dans 60 pays différents assure ce responsable.
Ceci dit, il faut souligner que la production de cette «Nouvelle Symbol» qui sortira en novembre 2014 sera destinée au marché national «le deuxième plus grand marché du continent avec plus de 300.000 véhicules vendus depuis le début de 2013).
M. Koursi

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La Renault ‘’made in Algeria’’
Elle sera de la même qualité que celle produite dans d’autres pays
Le P-DG de la société mixte algéro-française Renault Algérie Production (RAP), Bernard Sonilhac, a assuré, hier à Oran, que le véhicule «Made in Algeria» qui sortira, en 2014, de l’usine de montage d’Oued Tlelat sera de la même qualité que celle des voitures de la marque produites dans d’autres pays.
«La qualité du véhicule qui sortira de l’usine de montage d’Oued Tlelat sera strictement la même, voire meilleure, que celle des autres voitures produites ailleurs», a souligné le P-DG de la RAP, lors d’une conférence de presse tenue à Oran à l’occasion du démarrage des travaux de ce projet. M. Sonilhac a rappelé la genèse de ce projet inscrit au titre du partenariat algéro-français dont l’objectif final est la mise en place d’une filière automobile en Algérie et un taux d’intégration nationale de l’ordre de 42 %. Il a rappelé que le projet sera conduit en deux phases. La première porte sur la réalisation d’une usine de montage d’une capacité de production de 25.000 voitures/an employant 350 emplois directs. Pour cette phase, il fera appel à des sous-traitants nationaux pour contribuer à la création d’une filière automobile locale. La première voiture, la «nouvelle symbol», sortira de l’usine en novembre 2014. La seconde phase sera lancée en 2019. «Il s’agira de compléter l’usine et d’étendre ses activités pour assurer sur place les travaux de tôlerie et de peinture. Une production de 75.000 véhicules par an sera atteinte ainsi qu’un taux d’intégration local de l’ordre de 42 %», a-t-il expliqué. Le P-DG de RAP a insisté sur les facteurs de la qualité et de la compétence, aussi bien pour ce qui est du personnel que des sous-traitants et des fournisseurs.   «Des tests d’aptitude sont actuellement en cours avec les candidats sélectionnés pour suivre en suite un parcours de formation au niveau de structures locales, en collaboration avec les CFPA et l’ANEM», a-t-il précisé, annonçant que «des compétences algériennes se rendront en février prochain à l’usine Renault de Roumanie pour s’imprégner du processus de montage de véhicules, qu’ils appliqueront ensuite à Oued Tlelat». Concernant les sous-traitants locaux, le P-DG de RAP a indiqué qu’une soixantaine ont été identifiés et leurs entreprises visitées par des équipes mixtes SNVI-Renault pour une sélection finale de leurs produits. Il a également précisé que la priorité sera donnée aux partenaires locaux «pour des raisons de proximité et de réduction des coûts», sans pour autant exclure la possibilité d’ouverture de la sous-traitance sur les pays du Maghreb. «La priorité ne signifie pas forcement exclusivité», a-t-il souligné. Pour la première phase du projet, Renault a investi directement une somme de 50 millions euros. «La seconde phase sera financée intégralement par les bénéfices que dégagera l’usine d’Oued Tlelat. En plus du marché algérien, nous visons également à long terme le marché sub-saharien et africain en général», a-t-il précisé. Interrogé sur le prix de vente qui sera proposé au public, un responsable commercial a assuré que le prix sera pratiquement le même que celui appliqué pour la «nouvelle symbol», produite en Roumanie et commercialisée, depuis le printemps 2013 en Algérie. «12.000 unités ont été vendues et donnent pleinement satisfaction à leurs propriétaires», a-t-il souligné. La société mixte algéro-française est détenue à hauteur de 51% par la partie algérienne via la Société nationale des véhicules industriels (SNVI, 34 %) et le Fonds national d’investissement (FNI, 17 %), et à 49 % par le constructeur français.
Pour sa part, le P-DG de la Société nationale des véhicules industriels (SNVI), Tazrouti Hamoud, a indiqué qu’une vingtaine de sous-traitants locaux ont été sélectionnés dans le cadre du projet de montage de véhicules Renault, et font actuellement l’objet d’un audit pour évaluer leurs capacités de production et leur degré de maîtrise technique. «Nous avons établi une liste de sous-traitants partenaires de la SNVI en plus de celles transmises par les bourses de sous-traitance régionales. Certains d’entre eux ont été déjà retenus parmi la vingtaine, d’autres ont été sélectionnés et font l’objet d’un audit par une commission mixte SNVI-Renault, pour évaluer leurs capacités de production et leur degré de maîtrise technique», a expliqué à la presse M. Tazrouti, en marge de la conférence de presse animée par le P-DG de la société mixte Renault Algérie Production. Il a souligné que la prestation de services portera essentiellement sur la vitrerie, les plastiques et les câbles électriques. «Il faudra en moyenne une cinquantaine de sous-traitants pour répondre dans la première phase de la production de l’usine de montage d’Oued Tlelat», a-t-il expliqué. Ce n’est qu’à partir de la 2e phase du projet, prévue en 2019, que la SNVI pourrait assurer des prestations de services et permettre une intégration nationale plus importante.
«La 2e phase prévoit la réalisation de travaux de tôlerie et de peinture au niveau de l’usine d’Oued Tlelat. La SNVI, forte de son expérience, pourra intervenir dans l’emboutissage des tôles et de la peinture», a indiqué le premier responsable de cette entreprise nationale, précisant que les pièces-moteurs seront totalement fournis par le partenaire français. Les objectifs de ce partenariat portent sur le développement de la sous-traitance pour lancer une filière automobile en Algérie, la création d’emplois et de richesses. «La sous-traitance sera d’abord algérienne», a-t-il souligné. La SNVI détient avec le Fonds national d’investissement (FNI) 51 % des parts de la société mixte algéro-française RPA, contre 49 % par le constructeur d’automobile français.
Synthèse RE

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