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Projet d’Usine Renault : Premier contact avec le travail local

Une première journée de contact a été organisée hier à Oued Tlelat, futur site d’implantation de l’usine Renault, entre des cadres de cette société, l’Agence Nationale à l’Emploi (ANEM) à travers ses deux structures locale et wilayale et les jeunes prétendants à un recrutement.

PUBLIE LE : 17-09-2013 | 0:00
D.R

Une première journée de contact a été organisée hier à Oued Tlelat, futur site d’implantation de l’usine Renault, entre des cadres de cette société, l’Agence Nationale à l’Emploi (ANEM) à travers ses deux structures locale et wilayale et les jeunes prétendants à un recrutement.
Pour Renault cette opération consiste à faire un premier sondage sur les potentialités locales et ses capacités à représenter un réservoir de main d’œuvre adaptée à l’industrie automobile. Cette première journée a donc servi à expliquer aux jeunes ; le cadre général qui va servir a Renault pour recruter sur place. Pour les postes intermédiaires et supérieurs, l’exigence de la langue, une connaissance parfaite du français a, d’emblée, été soulignée par l’orateur ce qui n’a pas manqué d’inquiéter de nombreux jeunes qui sont passés par l’école algérienne et dont le cursus s’est généralement arrêté au lycée.
Selon des explications fournies par le représentant de Renault, le recrutement obéira à un protocole inédit par lequel devront passer les jeunes pour espérer décrocher le quitus d’embauche. Certes, l’ANEM reste le passage obligé pour cette entreprise mais Selon Benachiba directeur Régional de l’ANEM qu’on a rencontré sur place, pour chaque poste de travail, cette structure de l’emploi adressera trois candidatures qui passeront par le tamis d’un simulateur (un questionnaire d’embauche pointu et des tests) pour déterminer si le demandeur d’emploi (au-delà du diplôme dont il pourrait se prévaloir) est indiqué pour le type de tâches recherché par Renault.
Des imprimés sont fournis sur place et remis aux jeunes qui inscrivent une première série d’informations sur leur profil, ensuite, les recruteurs procèdent à une première sélection et convoquent pour un entretien ceux dont les noms ont été retenus.
C’est un fait, l’industrie de l’automobile est un secteur qui a un effet d’entrainement sur de nombreux segments dont certains se situent dans la sphère de la sous traitance voire même de l’artisanat. Ce projet de l’usine Renault dans une région qui porte jusqu’à l’heure actuelle l’empreinte de sa vocation agro-alimentaire va, bien évidemment, modifier en profondeur la structure de l’emploi local d’autant plus que Oued Tlelat commence a ressentir l’attraction du pole sidérurgique de Bethioua. Un important volet formation va accompagner l’érection de cette usine dans cet environnement dont le démarrage est prévu courant 2014. Actuellement le projet est à la phase de la réalisation de bâtiments industriels et des locaux nécessaires au processus de montage des véhicules qui seront édifiés sur une superficie de 10.000 m² ,La seconde phase, celle de l'installation des équipements est prévue le premier trimestre de l’année prochaine" 
Il y a plusieurs mois les équipes mixtes Renault, SNVI et FNI ont affiné des programmes de formation notamment du Centre de formation de Tlelat qui sera dédié aux métiers de l’automobile. Ce centre forme en ce moment des stagiaires dans les domaines de la réparation de véhicules légers, l’électromécanique, la mécanique et la réparation des systèmes à injection diesel.
Des qualifications, certes utiles mais qui ne couvrent pas, on s’en doute, la totalité des segments de la future usine . 6 000 postes seront créés pour un objectif de 75 000 véhicules par an. A ces milliers de postes il faudrait aussi prévoir 15 000 postes directs et indirects. Le premier ministre Abdelmalek Sellal qui a inspecté, il y a quelques mois, le chantier de l’usine avait fortement insisté sur la formation ainsi que l’adaptation des centres d’apprentissage de la région aux métiers de l’industrie.
Par ailleurs, selon les termes du contrat l’usine Renault en Algérie prévoit une intégration progressive de la production locale pour atteindre 42%.
Les segments de tôlerie, d’emboutissage et de peinture dans une première phase pour ensuite intégrer d’autres métiers ce qui nécessitera une plus grande technicité de la part du travailleur local ainsi qu’une implication de la sous traitance nationale dans ce projet. Une trentaine d’entreprises sous-traitantes dans la mécanique ont été retenues dans le cadre des projets du développement de l’industrie mécanique et automobile, ….une lame de fond qui appelle, désormais, à la création de centres de formation spécialisés dans cette filière industrielle.
 M. Koursi

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