mercredi 24 juillet 2019 06:21:27

Protection des villes contre les inondations à l’horizon 2019 : Un coût de 260 milliards DA

«Les inondations en milieu urbain arrivent lorsqu’il y a un mauvais entretien»

PUBLIE LE : 17-09-2013 | 0:00
D.R

«La protection des villes contre les inondations nécessite une enveloppe financière de 260 milliards (mds) DA, lors du plan quinquennal 2015/2019», a affirmé, hier sur les ondes de la radio nationale, le directeur de l’assainissement et de la protection de l’environnement au ministère des Ressources en eau.

Poursuivant ses propos, M. Ahcen Aït Amara souligne  que pas moins de 700 projets ont déjà été identifiés pour protéger des villes qui n’ont pas figuré dans le précédent plan du quinquennat 2010/2014. Aussi, «toutes les villes présentant une topographie les exposant à des risques d’inondations seront concernées par ce plan», a-t-il indiqué, citant, dans ce cadre, l’exemple de la ville de Saïda.
Le directeur de l’assainissement et de la protection de l’environnement au ministère des Ressources en eau a indiqué que les principaux aménagements mis en place à travers le territoire national, notamment les villes qui sont traversées par les oueds, «ont fonctionné de façon très correcte». Il cite, à cet effet, l’exemple d’Alger «où nous avons eu une pluie importante le 22 mai 2013. Nous avions alors enregistré l’équivalent de 200 millimètres en quelques heures seulement, ce qui avoisine les 300 millimètres de novembre 2001 à Bab El-Oued».
Pour M. Aït Amara, grâce au dispositif mis en place, «on a pu éviter une catastrophe». Il rappelle, dans ce sillage, que le ministère des Ressources en eau, après les inondations de Bab El-Oued, avait mis en place un dispositif de protection du centre-ville, par la réalisation d’un tunnel de 4 mètres de diamètre, sous 30 mètres de profondeur. Ce dispositif a fait ses preuves en mai 2013. En somme, il est «très fiable».

«Les inondations en milieu urbain arrivent lorsqu’il y a un mauvais entretien»

Ceci dit, les premières averses qu’ont vécues certaines wilayas, ces deux dernières semaines, ont provoqué d’importantes inondations. Une dizaine de morts ont été enregistrés à travers l’est et l’ouest du pays, particulièrement du côté de Khenchela et de Sidi Bel-Abbès. Des dégâts matériels sont également à déplorer au niveau des habitations et de l’agriculture. Que s’est-il donc passé ? En réponse à cette question, l’invité de la rédaction réitère et assure que les dispositifs existants sont «très fiables». Néanmoins, note-t-il, «les inondations en milieu urbain arrivent lorsqu’il y a un dysfonctionnement, lorsqu’il y a un mauvais entretien, voire un mauvais curage de tous les systèmes mis en place. Cela veut dire qu’il faut réaliser les systèmes de protection, mais il faut également et absolument anticiper sur l’entretien et le curage de l’ensemble des systèmes». À ce titre, ce responsable mettra en exergue que chaque été, des rappels sont destinés à l’attention des directeurs de l’hydraulique et des P/APC pour l’entretien des systèmes de curage et ceux d’évacuation des eaux pluviales. «Khenchela figure parmi les villes potentiellement inondables. Des actions de protection ont été entreprises.
 Cela dit, ces actions n’ont pas pu suffisamment prendre en charge la problématique», a-t-il dit. Après les dernières pluies de Khenchela, le ministère des Ressources en eau a dépêché une équipe sur place, laquelle équipe a identifié «de manière exacte les actions devant être entreprises et qui seront prises en charge dans le cadre du prochain quinquennat», souligne M. Aït Amara.

Mesure urgente : la réactivation des comptes OHB (opérations hors budget)

Les actions urgentes qui ont été identifiées concernent, en fait, la réactivation des comptes OHB. Grâce à ces opérations hors budget, les directeurs de l’hydraulique vont disposer d’un compte spécial trésor pour faire face aux opérations d’urgences, notamment les petits travaux de protection, et ce en attendant les grands travaux qui seront pris en charge. «À Khenchela, les grands travaux à entreprendre concerneront l’aménagement de l’oued. Et même si l’étude n’a pas encore été menée, elle sera probablement identique au système mis en place. En d’autres termes, il s’agira d’une mesure structurelle par la réalisation d’un barrage excréteur», relève l’invité de la rédaction. S’exprimant au sujet de la cartographie des zones inondables, il souligne, de prime abord, qu’«il s’agit d’une action qui n’est pas encore totalement finalisée à l’Agence nationale des ressources hydrauliques». Cependant, M. Aït Amara mettra en relief le fait que ce sera un document d’aide à la décision. Le directeur de l’assainissement et de la protection de l’environnement a également détaillé les plans de protection des wilayas de Ghardaïa, d’El-Bayadh et de Sidi Bel-Abbès. Il est à rappeler que le plan quinquennal actuel a réservé 50 milliards DA à la lutte contre les inondations.
Soraya Guemmouri
 

DONNEZ VOTRE AVIS

Il n'y a actuellement aucune réaction à cette information. Soyez le premier à réagir !

S'inscrire
Presedant
Suivent
 

Donnez votre avis

Aidez nous à améliorer votre site en nous envoyant vos commentaires et suggestions