vendredi 16 novembre 2018 22:08:36
D.R

L’Algérie salue l’initiative de la Russie qui est de nature à contribuer à l’émergence d’«une nouvelle dynamique» pour résoudre la crise en Syrie, a indiqué hier le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Amar Belani.
«L’Algérie soutient toutes les initiatives dont la vocation est d’éloigner le spectre et les perspectives de la guerre. A ce titre, nous saluons l’initiative russe qui est de nature à contribuer à l’émergence d’une nouvelle dynamique visant à résoudre la crise en Syrie», a précisé M. Belani dans sa réponse à une question de l’APS sur la réaction de l’Algérie à l’initiative de la Russie consistant à «placer l’arsenal chimique de la Syrie sous contrôle international».
«Comme chacun s’accorde à le reconnaître désormais, l’option militaire n’est pas la solution», a-t-il affirmé, ajoutant que «la solution durable ne peut être que politique et elle passe par la relance de la conférence de Genève, sous les auspices de l’Onu, pour la recherche d’une transition négociée entre les parties prenantes de la crise syrienne avec le soutien de la communauté internationale».

Syrie
« L’Algérie pour une solution politique »
L’Algérie a réitéré, lundi soir, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci, sa position d’aller vers une «solution politique» en Syrie tout en «condamnant la violence d’où qu’elle vienne».
«L’Algérie a toujours condamné la violence d’où qu’elle vienne lorsqu’il s’est agit de l’utilisation des armes chimiques en Syrie», a indiqué M. Medelci ajoutant que «l’Algérie a toujours été pour des solutions politiques». Le ministre qui était l’invité du journal télévisé de Canal Algérie, a réitéré aussi que la position de l’Algérie est «adossée au droit international», rejetant ainsi la position «de passer outre le droit international et aller vers une frappe (contre la Syrie), dont les implications sont ignorées».
En ce sens, le chef de la diplomatie algérienne a souligné la «nécessité de réunir des informations sûres, crédibles et complètes sur la situation en termes d’armes chimiques en Syrie et sur l’usage qui en a été fait», dans le but, a-t-il dit, d’établir «le niveau de responsabilité et d’apporter la solution la plus adaptée». M. Medelci a en outre précisé que lorsque les solutions politiques dépassent le cadre du pays lui-même, l’Algérie plaidera pour que des solutions soient portées par la communauté internationale dans le respect de la légalité internationale.
Enchaînant sur la Ligue des Etats arabes, le ministre a fait remarquer que la position de l’Algérie est «toujours observée en raison du poids du pays sur la scène diplomatique et de son expérience au regard de la lutte contre le terrorisme».
 «L’Algérie n’est pas isolée et beaucoup de pays, y compris ceux de la Ligue des Etats arabes, se rattachent à sa position, à savoir ne pas interférer dans les affaires internes des autres pays et surtout refuser toutes actions étrangères, notamment militaire», a-t-il indiqué.
Il a en outre expliqué qu’il «n’y a pas de consensus» au sein de la Ligue sur la façon de régler le problème (syrien), mais il y a un «consensus sur la condamnation de la violence, l’usage des armes chimiques et la nécessité d’identifier les responsables», a-t-il ajouté. M. Medelci a soutenu dans ce contexte que l’Algérie, en tant que pays arabe ne veut pas apporter «une contribution à une nouvelle responsabilité de ce type», en réponse à une question sur une éventuelle intervention militaire en Syrie.
«C’est une position que nous défendons dans la lumière car nous essayons de faire en sorte que la solution politique nous regroupe tous et regroupe les Syriens pour les accompagner ensuite», a-t-il dit, qualifiant cette solution de «durable»

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