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M. Medelci au journal de Canal Algérie : « L’Algérie fera face à ses responsabilités pour protéger ses frontières »

Egypte et «printemps arabe» : « Respecter la volonté des peuples »

PUBLIE LE : 11-09-2013 | 0:00
D.R

L’Algérie fera face à ses responsabilités pour protéger ses frontières, a affirmé, lundi soir, le ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci.»Il faut être vigilants et nous faisons face à nos responsabilités pour protéger notre pays tout en coopérant dans ce cadre avec les pays du voisinage», a souligné M. Medelci qui était l’invité du journal télévisée de Canal Algérie. Nous travaillons avec les Libyens, les Maliens, les Tunisiens, les Nigériens et les Mauritaniens, mais aussi avec les pays du champ et du Sahel», a-t-il dit, soutenant qu’il s’agit «d’intégrer cet espace à sécuriser dans un environnement beaucoup plus large, englobant l’ensemble des pays sahélo-sahéliens».
Pour M. Medelci, l’objectif de l’Algérie pour les pays du champ et les pays de l’espace sahélien consiste à travailler sur le renseignement et soutenir chacun des pays, dans les dispositions qu’il prend, pour assurer ses propres frontières. En ce sens, le chef de la diplomatie algérienne a affirmé que le Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, accorde une «grande importance» à cette question et reçoit à chaque fois le chef d’état-major de l’Armée populaire nationale pour faire le point régulièrement sur ces questions. Dans le même sillage, M. Medelci a considéré que le concept du «terroriste djihadiste» a changé dans la mesure où les pays font face désormais à un «nouveau terrorisme», a-t-il dit. Il a estimé en outre, que les pays du voisinage, du champ et de la région du Sahel y feront face «sans la volonté d’exclure qui que ce soit». «Ce qui doit nous réunir, c’est la raison, l’intelligence commune et la volonté de donner une réponse aux attentes des populations (de la région)», a ajouté le ministre, soulignant qu’«ensemble nous serons en mesure de neutraliser le terrorisme, pas par des moyens armés uniquement mais aussi par des moyens de compréhension et pédagogiques, c’est-à-dire la défense par nous-mêmes et du peuple contre le terrorisme». Rappelant que l’Algérie a pour vocation de mettre ses services chargés de la sécurité en synergie et en intelligence commune avec les autres pays, dans le respect de ses principes, il a relevé qu’il y a des dispositions «opérationnelles» avec les pays voisins qui sont en train de gagner en intensité et en efficacité.
«Nous ne pouvons pas dire que nous avons atteint l’optimum, mais nous devons encore travailler pour faire en sorte que la violence terroriste recule», a-t-il soutenu, estimant qu’«aucun pays n’est à l’abri du terrorisme, lequel est aujourd’hui associé insidieusement au crime organisé et au trafic des êtres humains et de drogues»

Egypte et «printemps arabe» :
« Respecter la volonté des peuples »
Abordant la situation en Egypte, M. Medelci a réaffirmé la volonté de l’Algérie de «continuer de coopérer avec ce pays et de travailler d’Etat à Etat», ajoutant que l’Algérie et l’Egypte «n’ont pas d’autres choix que de travailler ensemble». Il a également constaté «avec satisfaction» que la transition en Egypte respecte sa feuille de route. Invité à s’exprimer sur ce qui est appelé «printemps arabe», M. Medelci qui a «refusé de faire le moindre commentaire», a toutefois rappelé que «l’Algérie, fidèle à un des principes cardinaux de sa diplomatie, respecte la volonté des peuples». «Nous respectons la responsabilité des peuples et une fois que le peuple a désigné ses responsables, nous entretenons des relations de suivi avec ces mêmes responsables, qu’il s’agisse de la Tunisie, de la Libye ou de l’Egypte», a-t-il indiqué, soulignant qu’«il a fallu du temps pour comprendre la position algérienne».
A une question sur le Mali qui a un nouveau président, en l’occurrence Ibrahim Boubacar Keïta, M. Medelci a qualifié cette élection de «bon départ». «Le peuple malien s’est approprié son destin et a choisi son président avec qui l’Algérie entend entretenir des relations de suivi et de coopération», a déclaré le ministre, précisant qu’il s’agit de «partager une étape difficile de reconstruction des institutions maliennes et de répondre aux attentes du peuple malien dans tous les domaines». Pour M. Medelci, les priorités du président malien consistent en le dialogue et la réconciliation nationale, estimant à cet égard que c’est «un devoir pour l’Algérie d’aider le Mali». «C’est un message d’espoir que nous lançons à ce pays et l’Algérie sera toujours disponible pour l’aider à reconstruire ses institutions et son armée et travailler également ensemble sur des pôles de développement, notamment frontaliers.

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