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Tebboune aux responsables de L’ OPGI des wilayas de l’Est : «Accélérez la cadence de réalisation des logements ruraux»

Le ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme, M. Abdelmadjid Tebboune, a donné instruction, hier, à Alger aux responsables de L’ OPGI des wilayas de l’Est d’accélérer la cadence afin d’achever tous les programmes d’habitat rural quelles qu’en soient circonstances.

PUBLIE LE : 09-09-2013 | 23:00
D.R

Le ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme, M. Abdelmadjid Tebboune, a donné instruction, hier, à Alger aux responsables de L’ OPGI des wilayas de l’Est d’accélérer la cadence afin d’achever tous les programmes d’habitat rural quelles qu’en soient circonstances.

Il a appelé aussi à redynamiser le rythme de réalisation des logements dans les wilayas de l’est du pays à la faveur de la disponibilité du foncier dans cette région. «  Il ne faut pas justifier l’injustifiable », a clamé le ministre rappelant au passage que tout ce qui doit être fait l’a été pour ce qui concerne le  rural. « On a allégé la procédure financière, administrative, le travail de transmission des dossiers, accordé toutes les facilitations pour ce faire », affirmé M. Tebboune. Désormais, il s’agit d’exécuter un ordre du gouvernement et du Premier ministre et ce, quelles qu’en soient les contraintes dans le but de parachever l’ensemble du programme rural.
« Avant, c’était deux ans maintenant on a facilité les choses pour six mois, donc les DUC doivent faciliter  les choses pour les zones rurales », a insisté le ministre lors d’une réunion d’évaluation avec les directeurs de l’habitat, de l’urbanisme et des équipements publics dans les wilayas du l’Est. Le ministre a insisté pour prendre toutes les mesures à même d’accélérer la cadence des travaux de réalisation des logements à travers la levée des entraves bureaucratiques et la coordination entre les différentes directions et instances relevant du secteur au niveau local. Il a affirmé que pour les OPGI  dont le bilan  était au rouge le premier trimestre 2013, le bilan du 2e trimestre sera déterminant pour beaucoup de choses et beaucoup de décisions en premier lieu pour ce qui concerne  les contraintes qui ont été toutes levées. Il a précisé que même le gré à gré peut être fait aussi facilement pour toutes les wilayas. Il a, en outre, souligné que le ministère de l’Habitat et de l’Urbanisme s’engage à lancer 650.000 logements en 2013 tous secteurs confondus.  « On doit réceptionner obligatoirement au minimum 250.000 logements par conséquent,  tout le monde doit s’intégrer dans ces prévisions de lancement et de réception des logements », a-t-il précisé.  Les directeurs de wilaya doivent impérativement « élaborer un plan de suivi périodique des projets de logements et d’équipements publics afin d’identifier les projets avec un respect des délais et ceux accusant des retards », a-t-il ajouté.
Les pouvoirs publics ont réuni toutes les conditions matérielles, financières et réglementaires pour assurer la réalisation des programmes de logements, toutes formules confondues, dans toutes les wilayas, a fait savoir le ministre, donnant pour preuve les mesures incitatives décidées par le gouvernement au titre de l’autoconstruction en portant l’aide accordée par la Caisse nationale du logement  (CNL). Il a précisé devant les responsables locaux que ces mesures visaient  à répondre à la demande et à améliorer la qualité des logements réalisés, réaffirmant la détermination du secteur à garantir le respect des spécificités locales lors  de la conception des logements dans les régions de l’est du pays.  
Par ailleurs, et pour ce qui est de la formule du « logement groupé » le ministre a ordonné qu’elle doit  rester  « une exemption ». « Le logement groupé tel que cela est stipulé par la circulaire de 2011 est pour les localités de moins de 5.000 habitants, par contre beaucoup de wilaya en font une règle.
On constate qu’actuellement dans les hauts plateaux, ils font des lotissements au niveau des villes. Le coup est parti et donc il faut le gérer correctement en dépensant ce qu’il faut dépenser pour l’intégrer  au tissu urbain, mais dorénavant,  c’est prohibé », a précisé le ministre en ajoutant que dans les grandes villes le rural est « strictement interdit ».
« Le rural groupé est une manière, comme l’a précisé le Premier ministre, et que nous l’avons constaté dans plusieurs wilayas comme Naama… c’est un moyen de contourner l’interdiction de lotissement actuel par les agences foncières pour avoir des lots de terrain et construire. Maintenant il est strictement interdit de faire du rural dans les grandes villes. »     
 Kafia Ait Allouache

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Un bilan positif
Le directeur du logement, à l’échelle nationale,   M. Hazem a souligné que le niveau d’avancement du programme d’un million de logements arrêté par le Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, est presque achevé dans sa totalité. Il a précisé que 620.000 unités on été réceptionnées tandis que la deuxième tranche qui est de 250.000 sera réceptionnée à fin 2013 et la totalité l’année d’après.  Il a estimé que le bilan global des réalisations et des lancements des projets d’habitat est « positif ».
Il a même précisé qu’une bonne amélioration a été enregistrée pour l’obtention des logements et même pour le lancement des projets. « Une bonne réaction a été enregistrée chez les entrepreneurs, l’OPGI, l’ADLEP et tous les concernés du secteur. Cela est dû aux facilités dans les lois qui ont été révisées surtout pour les habitations rurales », souligne-t-il en ajoutant que le retard dans la réalisation de certains projets est dû essentiellement aux lots de terrain. « Il y a eu 42.000 unités de logements à l’échelle nationale qui n’ont pas démarré en raison du problème des terrains. Actuellement, nous avons commencé la réception des terrains pour lancer ces projets qui ont accusé un retard dans leurs lancement », a-t-il précisé.

Prise en charge du problème des glissements de terrain
En marge de cette réunion, et concernant le problème des glissements de terrains auxquels sont confrontées les logements dans plusieurs wilayas du pays, le directeur des technologies de la construction Kamel Masri, a précisé qu’un phénomène de glissement de terrain avec la rareté du foncier a été observé dans plusieurs wilayas. Le terrain est accidenté. « Nous avons confirmé plusieurs études d’abord dans les laboratoires nationaux qu’ils soient publics ou privés pour étudier sur le plan géotechnique la nature de ces phénomènes et dont les recommandations et les solutions nécessaires demandent à être stabilisés. Quand il s’agit de cas très complexes, nous faisons appel à l’expertise internationale pour aller en profondeur dans les études de cas tel qu’Ain El Hamam, Tigzirt, Azazga (wilaya de Tizi-Ouzou) et d’autres régions », a précisé M. Masri, en ajoutant que le principe qu’a posé le secteur maintenant  est qu’il y a des programmes en cours, notamment des programmes à projeter dans le futur,  donc  la règle maintenant est de commencer toujours par une étude de l’aléa d’une manière générale.
« Ce  n’est pas seulement la géotechnique, cela peut être les inondations, le feu, les séismes et beaucoup d’autres phénomènes naturels. D’abord, il faut avoir une estimation de ces aléas », a-t-il affirmé. Pour ce qui est de la durée de ces études, il a précisé qu’elle n’est pas déterminée, en raison, de cas qui prennent beaucoup de temps.
Propos recueillis par K.A.A.
 

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