mercredi 08 avril 2020 17:10:43

Syrie : La Russie met en garde les USA contre toute frappe sur des stocks chimiques

Entretien entre Poutine et Cameron en marge du G20

PUBLIE LE : 07-09-2013 | 0:00
D.R

La Russie a mis en garde hier les Etats-Unis sur les risques qu'impliqueraient des frappes sur des stocks de matériaux chimiques en Syrie, dans un communiqué du ministère des Affaires étrangères. "Nous considérons avec une inquiétude particulière le fait que parmi les cibles envisagées pour des frappes figurent des sites d'infrastructures militaires qui assurent la sécurité de l'arsenal chimique syrien", indique le ministère. "Nous mettons en garde les autorités américaines et leurs alliés contre toute frappe sur des sites chimiques et les territoires avoisinants", ajoute la diplomatie russe, estimant que cela constituerait un "tournant dangereux" dans la crise syrienne. "Il y aurait une menace de rejets de substances hautement toxiques, avec des conséquences pour la population civile et l'environnement", poursuit le ministère russe. "On ne peut pas exclure qu'en outre, de tels actes inconsidérés n'offrent l'accès à des armes chimique aux rebelles et aux terroristes", estime encore la diplomatie russe, soulignant que cela pouvait entraîner "la propagation de l'arme chimique non seulement en Syrie, mais aussi en dehors du pays."

--------------------------

Entretien entre Poutine et Cameron en marge du G20
Le président russe, Vladimir Poutine, et le Premier ministre britannique, David Cameron, se sont entretenus de la crise syrienne en marge du sommet du G20 de Saint-Pétersbourg, a affirmé, hier, un porte-parole de M. Poutine. Ils ont discuté après le dîner officiel consacré à la Syrie. "Les parties ont encore une fois échangé leurs vues sur la Syrie", a déclaré le porte-parole Dmitry Peskov aux agences russes. La Grande-Bretagne soutient l'idée d'une intervention militaire en Syrie contre le régime de Bachar al-Assad, promue par les Etats-Unis, mais n'envisage pas d'y participer en raison du refus des parlementaires, alors la Russie s'oppose vigoureusement à toute idée d'intervention. Les deux dirigeants ont aussi "confirmé leur intention de continuer à travailler sur le développement de leur coopération sur plusieurs sujets", a conclu M. Peskov.
 

DONNEZ VOTRE AVIS

Il n'y a actuellement aucune réaction à cette information. Soyez le premier à réagir !

S'inscrire
 

Donnez votre avis

Aidez nous à améliorer votre site en nous envoyant vos commentaires et suggestions