vendredi 21 septembre 2018 23:40:43

JEUNES VENDEURS DANS LA RUE : Quel avenir ?

Aucune disposition dans la loi ne protège ces enfants qui travaillent hors du circuit légal, ces garçons et filles astreints à subvenir aux besoins de leurs familles».

PUBLIE LE : 05-09-2013 | 0:00
D.R

Aucune disposition dans la loi ne protège ces enfants qui travaillent hors du circuit légal, ces garçons et filles astreints à subvenir aux besoins de leurs familles».

Lors d’un entretien qu’il nous a accordé il y a peu de temps, M. Yataguen  affirme «qu’il est primordial d’ouvrir un débat national afin de rechercher les mécanismes efficaces de lutte contre ce phénomène et créer un dispositif spécial pour ces famille dans le besoin» l’inspecteur principal du ministère du Travail reconnaît «qu’il n’existe aucun outil juridique pour les inspecteurs du travail leur permettant d’intervenir dans le cas ou les enfants sont obligés par leurs parents à sortir travailler», il rappelle a cet effet, le seul texte de loi qui existe dans ce sens et qui concerne les sanctions auxquelles les parents s’exposent qui n’envoient ou qui ne retirent pas leurs enfants de l’école « une loi qui n’a jamais été appliquée sur le terrain» dévoile M. Yataguen.
Notre interlocuteur précise par ailleurs, qu’en l’absence de textes réglementaires, les autorités notamment le ministère du Travail a basé ses action sur le travail de sensibilisation envers les enfants et les parents. Une commission mixte a, d’ailleurs été mise en place en 2003, présidée par le département de Tayeb Louh et composée de 11 secteurs ministériels dont l’Education, la Solidarité, la Justice, l’Intérieur , la Formation professionnelle…
Ces départements font un travail d’information et de sensibilisation «mais cela ne suffit plus» estime M. Yataguen «Il faut que tous les secteurs engagent une réflexion qui doit aboutir à des actions concrètes, le ministère de l’Intérieur devrait par exemple réserver un quotas de poste de travail pour les parents qui ne travaillent pas et qui ont des enfants a charge, entre deux demandes de travail émanant d’un chômeur célibataire et d’un père de famille sans emploi, l’ANEM devrait privilégier le père de famille cela évitera à beaucoup d’enfants de verser dans le monde du travail précocement.» affirme M. Yatagen. L’inspecteur général va plus loin dans ses propositions et suggère que le  projet de loi sur la protection des enfants qui, actuellement en gestation et qui a été «provoqué» par la série d’enlèvements et d’assassinats d’enfants «devrait inclure dans ses dispositions un outil fort en direction des enfants qui travaillent et en direction de leur parents non pas pour les sanctionner, mais pour leur venir en aide», estime-t-il.
L’Organisation International du travail (OIT) ainsi que le BIT vont dans le sillage de l’inspecteur du travail puisque les deux institutions considèrent   qu’investir dans la protection sociale à travers des socles de protection sociale définis au plan national constitue un volet crucial du combat contre le travail des enfants, ce qui englobe aussi l’accès à des emplois décents pour les parents et à l’éduction pour les enfants».
Il faut reconnaÎtre que si les parents prennent conscience du danger qui guettent leurs enfants envoyés travailler dans la rue, n’ont pas toujours le choix et le font même par besoin et parce qu’aucune autre solution ne se présente et n’ont aucune autre ressource.
Ces enfants sont dans l’obligation de quitter leurs écoles dès leur jeune âge pour affronter un monde totalement différent et plein de dangers. Ainsi, ils subissent inexorablement la pression d’un univers nouveau dans lequel ils ont plongé sans être préparés pour cela. Ils sont contraints d’affronter les adultes, les concurrents, les délinquants, etc.»   Il  suffit, en effet , de faire un tour dans les marchés pour constater que des jeunes adolescents, en âge d’aller à l’école, vaquent à des occupations au péril de leur frêle jeunesse.
Pour endiguer ce problème crucial, La Forem a entamé plusieurs démarches. Elles consistent à faire apprendre aux enfants dans les écoles leurs droits ainsi que les lois interdisant toute violation de leurs droits fondamentaux. Cette initiative, première du genre, a pour but principal d’informer les enfants en même temps de sensibiliser leurs parents sur les lois et les pénalités qu’ils encourent.
A cet effet, des spécialistes de Forem ont donné des cours aux écoliers de certaines régions et mènent des campagnes de sensibilisation sur le danger de l’exploitation des enfants.  
Farida Larbi
 

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