samedi 21 octobre 2017 00:18:17

LES NOUVEAUTÉS DU FIBDA 2013 : De jeunes bédéistes prennent le relais

On assiste depuis les années 2000, grâce au soutien et à la volonté du ministère de la Culture, à une véritable renaissance du 9e art algérien, longtemps confiné à sa pratique dans la presse et à quelques tentatives individuelles, que des chevronnés du métier n’ont pas abandonné malgré les conditions difficiles et précaires de son existence.

PUBLIE LE : 04-09-2013 | 0:00
D.R

On assiste depuis les années 2000, grâce au soutien et à la volonté du ministère de la Culture, à une véritable renaissance du 9e art algérien, longtemps confiné à sa pratique dans la presse et à quelques tentatives individuelles, que des chevronnés du métier n’ont pas abandonné malgré les conditions difficiles et précaires de son existence.

Relancer la bande dessinée n’était pas une sinécure pour l’équipe qui s’est engagée à la faire sortir de son ornière, parce que animée d’un dynamisme sans pareil. les résultats de son travail en concertation avec les auteurs ne se sont pas fait attendre, et l’on constate chaque année des manifestations annexes au festival, comme les expositions et les animations, les échanges entre les créateurs de tous bords et de toutes nationalités.
toute cette dynamique culturelle fut un incroyable levier de relance qui porte aujourd’hui ses fruits avec la création de maisons d’édition et l’apparition d’albums et de revues spécialisés sur le marché. A telle enseigne que les organisateurs ont été sollicités pour  participer au festival d’Angoulême où parmi les œuvres exposées,  celles d’anciens et nouveaux auteurs. Ces derniers qui s’étaient attelés à la création de planches au caractère très populaire restent célèbres dans les annales de l’histoire de cet art.
 pour sa 6e édition qui se déroulera du 8 au 12 octobre prochain, le festival va donner, encore une fois, l’opportunité, au niveau des chapiteaux de Riadh El feth, à ses nombreux fans de se réunir dans leur espace d’expression et de création pour découvrir les publications nationales et internationales et avoir l’occasion inespérée de rencontrer d’autres amateurs du 9e art. Il faut avouer que l’ancrage de ce dernier dans le paysage culturel est aujourd’hui une donnée réelle, d’autant que le FIDBA passe désormais pour un rendez-vous incontournable des férus des planches avec ses nouveaux adeptes.
ceux-là même qui ont grandi pendant la décennie noire avec le manga, les films d’animation et Internet, ce dernier étant un moyen privilégié de la communication rapide, apparu dans le sillage de la mondialisation. Le programme de cette année connaitra quelques modifications dans sa prochaine édition avec le remplacement de l’équipe qui organise le festival par de nouveaux venus dont la moyenne d’âge ne dépasse pas 28 ans. Ce qui donnera assurément un nouveau souffle à la manifestation tant attendue, puisque des jeunes prendront le relais de leurs ainés en faisant valoir leur propre esprit d’initiative.
Cette nouvelle équipe a orienté ses choix pour des thèmes qui l’intéresse et qui représentent le plus sa vision du monde avec la décontraction et surtout l’humour — c’est la couleur qui prédominera au cours de cette édition — avec un thème générique qui aura pour titre : «Cases et bulles en délire». Le programme comporte beaucoup de nouveautés et de surprises certes, mais avec les exigences de la nouvelle équipe qui le dirige, il sera formulé dans une version moins étoffée et simplifiée dans sa programmation. Trois thèmes inscrits au programme du festival seront abordés et discutés avec l’intervention d’invités de marque, à l’instar de Patrick Gomer et Sandra Rousseau, universitaire qui enseigne aux Etats-Unis et spécialiste de l’humour algérien. Ainsi il sera question du thème choisi «Planète BD» ; un sujet qui évoquera la pratique actuelle du 9e art à travers tous les pays du monde tout en étudiant ses différents aspects et tendances. Un représentant du ministère de l’éducation discutera avec le public de l’avenir de la bande dessinée algérienne en abordant une thématique intitulée : «BD et perspectives» à travers laquelle, il sensibilisera l’assistance sur la nécessité d’inscrire cet art dans les programmes de l’école algérienne. On signale, par ailleurs, la tenue de deux ateliers consacrés à l’animation dont le premier a débuté au mois d’août dernier et le second sera animé pendant le FIBDA ainsi que des ateliers qui seront présentés par l’équipe de «Tunis 2050».
Les activités du festival, qui ont été étendues l’an dernier  à l’intérieur du pays, dans la ville d’Adrar, se déploieront  parallèlement au festival dans les villes de Tizi Ouzou, Boumerdès et Constantine. Quant à l’invité d’honneur du festival, il sera représenté par le Cameroun, qui accueillera le prochain Festival Panafricain et qui éditera à cette occasion un livre, et ce, en collaboration avec des algériens. Après le succès des publications
«Monstres» et «Waratha», un nouvel ouvrage collectif qui aura pour titre «Le quotidien» sera présenté au cours de cette édition. La BD algérienne sera présente cette année au Maroc, à Lyon, à l’Institut du Monde Arabe, à Lausanne et à l’Ile de la Réunion. Enfin, un hommage sera rendu au caricaturiste Rachid Aït-Kaci  pour sa précieuse contribution dans la presse et sa renommée internationale.
Lynda Graba
 

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