vendredi 15 dcembre 2017 20:45:12

Réunion de la Ligue arabe sur la Syrie, M. Benhelli : « Respect des décisions des Nations unies et de la légalité internationale »

M. Medelci à la 140e session du conseil de la Ligue arabe au Caire

PUBLIE LE : 02-09-2013 | 0:00
D.R

La Ligue arabe a réitéré son engagement à respecter les décisions des Nations unies et celles issues de la légalité internationale concernant la crise syrienne.

«La Ligue arabe est une organisation régionale qui se conforme aux décisions des Nations unies et de la légalité internationale, et c’est là un point à prendre en ligne de compte concernant toute décision», a déclaré le secrétaire général adjoint de l’organisation, Ahmed Benhelli, à l’issue de la 140e session du conseil de la Ligue arabe, réuni au niveau des délégués permanents, au sujet d’une information faisant état d’un mandat accordé par la Ligue, aux États-Unis, pour diriger une frappe contre la Syrie. Il a précisé, à ce propos, que la réunion des ministres arabes des Affaires étrangères sera consacrée aux derniers développements en Syrie pour parvenir à une décision consensuelle qui permette à la Syrie de surmonter cette crise et au peuple syrien de réaliser ses aspirations au changement, au développement et à la démocratie. Les délégués permanents ont achevé l’examen de la plupart des points à l’ordre du jour, a-t-il encore dit, avant de souligner que des projets de décisions ont été ficelés et seront soumis ce soir, aux ministres arabes des Affaires étrangères pour adoption, à l’exception de la question syrienne. Celle-ci a été soumise aux ministres arabes, outre une autre question liée à l’augmentation du nombre de secrétaires généraux adjoints de la Ligue arabe et les négociations israélo-palestiniennes, a poursuivi M. Benhelli. D’autre part, le chef de la diplomatie libyenne, Mohamed Abdelaziz, dont le pays assure la présidence de la 140e session, a indiqué que la position de l’organisation panarabe sur la Syrie sera «alignée sur celle de la légalité internationale». Dans une déclaration au terme d’une rencontre de concertation avec le secrétaire général de la Ligue arabe, Nabil El-Arabi, sur l’agenda de la réunion, il a affirmé que «la Ligue ne permet l’usage de la force d’aucune partie en dehors de la légalité internationale», rappelant que la position de la Libye s’inscrivait dans le sillage du consensus arabe.

L’indispensable feu vert du Conseil de sécurité

À cet égard, l’envoyé spécial de la Ligue arabe et de l’ONU, Lakhdar Brahimi, a récemment relevé qu’il fallait un feu vert du Conseil de sécurité de l’Onu pour intervenir militairement en Syrie, soulignant la nécessité de poursuivre les efforts en vue de la tenue d’une conférence de paix, appelée Genève 2. Dans cette optique, l’Algérie appelle la communauté internationale «à encourager et soutenir» les parties syriennes à engager un processus politique de sortie de crise pour rétablir la paix en Syrie. Pour le ministère des Affaires étrangères, «l’Algérie n’a eu de cesse de rappeler que le dialogue politique inclusif est une démarche incontournable en vue du règlement consensuel de la crise en Syrie». «L’Algérie a exprimé, comme elle l’avait fait par le passé, son refus de toute intervention armée dans un pays souverain en dehors des normes du droit international». Samedi, la Russie, membre permanent du Conseil de sécurité, a demandé aux États-Unis de fournir la preuve que le gouvernement syrien avait utilisé des armes chimiques, qualifiant de telles accusations d’«absurdité totale». Pour Téhéran, l’opposition syrienne armée a utilisé des armes chimiques pour provoquer une action militaire occidentale contre la Syrie. La chancelière allemande Angela Merkel a exclu la participation allemande à une intervention militaire sans mandat international. La Russie et la Chine, qui font partie avec les États-Unis, la France et le Royaume-Uni des cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’Onu, ont bloqué à plusieurs reprises des projets de résolution du Conseil de sécurité de l’Onu condamnant le gouvernement de Bachar El-Assad. Elles sont toutes les deux opposées à une intervention militaire en Syrie. Le Parlement britannique a également désapprouvé jeudi la motion proposée par le Premier Ministre David Cameron qui défendait le principe d’une intervention militaire en Syrie. Le secrétaire général de l’OTAN, Anders Fogh Rasmussen, a, lui, affirmé que l’OTAN n’avait «aucun rôle dans une réaction internationale contre le régime syrien», relevant que les pays de l’OTAN soutiennent l’enquête de l’Onu sur l’attaque chimique contre des civils. Des analystes relèvent en outre que la réticence de certains pays occidentaux à frapper la Syrie s’explique par la peur des conséquences qui risquent d’être «incontrôlables» d’une telle démarche, notamment à l’échelle régionale, car «le régime syrien, depuis le début de la rébellion, a montré une certaine capacité à résister». Certains pays voisins ont mis en garde contre une éventuelle frappe de la Syrie, comme le Liban qui a indiqué, par la voix d’un député Akram Chehayeb, craindre que son territoire ne soit considérablement affecté.

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M. Medelci  à la 140e session du conseil de la Ligue arabe au Caire
Le ministre des Affaires étrangères, M. Mourad Medelci, s’est rendu hier au Caire pour présider aujourd’hui la délégation algérienne aux travaux de la 140e session du conseil de la Ligue arabe au niveau des ministres, indique le porte-parole du ministère, Amar Belani. À l'ordre du jour de la réunion, "l'examen de la situation en Syrie, les développements survenus sur la scène palestinienne et l'armement israélien, et ses dangers sur la sécurité nationale arabe et la paix dans le monde. Le conseil examinera, par ailleurs, "le rapport du secrétaire général pour le développement de la Ligue arabe, le tribunal arabe de droits de l'homme, la lutte contre le terrorisme transfrontalier, les relations entre les pays arabes et les blocs régionaux et internationaux", précise M. Belani.

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El-Assad : « La Syrie fera face à toute agression extérieure »
Le président Bachar El-Assad a déclaré, hier, au lendemain des déclarations de Barack Obama, que son pays "est capable de faire face à toute agression extérieure". Le chef de l'État syrien, cité par l'agence officielle SANA, a ajouté que "la Syrie, grâce à la résistance de son peuple et de son armée, continue d'accumuler les victoires jusqu'au retour de la sécurité et de la stabilité dans le pays". Le président Assad a fait cette première déclaration à l'occasion d'une rencontre avec un haut responsable iranien, a précisé SANA. Auparavant, le vice-ministre syrien des Affaires étrangères, Fayçal Moqdad, avait affirmé que le président américain était "hésitant et confus", et accusé le gouvernement français d'être "irresponsable" et de soutenir El-Qaïda.

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Le Sénat américain débattra  la semaine prochaine de la Syrie
Les auditions parlementaires au Sénat américain sur le projet d'autorisation de l'usage de la force en Syrie débuteront la semaine prochaine, a annoncé samedi le chef de la majorité démocrate, qui a promis un vote la semaine du 9 septembre. "Le Sénat va s'engager immédiatement dans ce débat crucial, avec des auditions publiques et des réunions d'information pour les sénateurs la semaine prochaine", a déclaré dans un communiqué Harry Reid, chef des démocrates du Sénat. Les auditions seront organisées par la commission des affaires étrangères de la chambre haute du Congrès, et de hauts responsables de l'administration y participeront. "Le Sénat votera sur la résolution durant la semaine du 9 septembre, au plus tard, comme l'a demandé l'administration Obama", s'est engagé M. Reid.

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L’analyse des échantillons pourrait prendre « jusqu’à trois semaines »
L'analyse des échantillons prélevés en Syrie par les enquêteurs de l'Onu sur les armes chimiques pourrait prendre "jusqu'à trois semaines", a assuré samedi l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) à La Haye, où sont arrivés dans l'après-midi les inspecteurs. "Les preuves rassemblées par l'équipe vont maintenant être analysées en laboratoire", a indiqué l'OIAC dans un communiqué, ajoutant : "Ces procédures peuvent prendre jusqu'à trois semaines." "Tous les efforts possibles vont être fournis pour accélérer le processus", a ajouté l'OIAC, soulignant que les enquêteurs soumettraient ensuite leur rapport au secrétaire général des Nations unies. Ceux-ci sont arrivés aux Pays-Bas en fin d'après-midi dans un avion en provenance du Liban, affrété par le gouvernement allemand.

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Chrif Dris, universitaire :
«Les frappes militaires visent à faire basculer le rapport des forces sur le terrain »
Les frappes militaires contre la Syrie envisagées par des pays occidentaux, États-Unis en tête, n'ont pas pour objectif de résoudre le conflit, mais visent à "faire basculer le rapport des forces sur le terrain", a indiqué hier à l'APS, l'universitaire algérien Chrif Dris. "L'option militaire n'a pas pour objectif de résoudre le conflit, mais de faire basculer le rapport des forces sur le terrain, car depuis quelque temps, l'armée syrienne a repris le dessus" dans plusieurs régions du pays, notamment depuis la bataille de Qousseir, a expliqué M. Dris. Selon lui, "si action militaire il y a, c'est pour rééquilibrer les rapports des forces sur le terrain", d'un côté, et "obliger le régime de Bachar El-Assad à aller négocier à la conférence de Genève II selon les conditions des Américains et leurs alliés européens". Pour M. Dris, le flou entoure la nature de ces frappes, car "on ne sait pas encore si elles vont cibler les zones sensibles, ou l'armée syrienne" et son arsenal pour réduire son efficacité. La réticence de certains pays occidentaux à frapper la Syrie s'explique, a-t-il ajouté, par la peur des conséquences qui risquent d'être "incontrôlables" d'une telle démarche, notamment à l'échelle régionale, car "le régime syrien, depuis le début de la rébellion, a montré une certaine capacité à résister".

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El-Azhar rejette toute éventuelle action militaire
La haute autorité religieuse El-Azhar du Caire s'est déclarée hier opposée à toute éventuelle action militaire en Syrie, y voyant une "agression contre la nation arabe et islamique". Dans un communiqué, El-Azhar "exprime son rejet catégorique et sa condamnation de la décision du président américain (Barack Obama, ndlr) de lancer des frappes militaires sur la Syrie" en réponse à une attaque présumée à l'arme chimique. L'institution islamique y voit "une agression contre la nation arabe et islamique (...) qui met en danger la paix et la sécurité internationales". Insistant sur "le droit du peuple syrien de décider lui-même de sa destinée et de son gouvernement en toute liberté et transparence", El-Azhar condamne en outre "le recours aux armes chimiques, quel que soit celui qui les utilise".

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