lundi 20 novembre 2017 14:38:55

Sellal à la conférence nationale des directeurs de l’éducation des 48 wilayas : « La formation est le plus grand investissement »

Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a réitéré, la détermination de l’Etat à continuer à soutenir le secteur de l’Education nationale, soulignant la nécessité d’encourager le dialogue entre les différents acteurs pour atteindre les objectifs fixés

PUBLIE LE : 01-09-2013 | 0:00
D.R

Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a réitéré, la détermination de l’Etat à continuer à soutenir le secteur de l’Education nationale, soulignant la nécessité d’encourager le dialogue entre les différents acteurs pour atteindre les objectifs fixés. L’Etat continuera d’investir dans le secteur de l’Education nationale, a indiqué M. Sellal dans une allocution à l’ouverture de la conférence nationale sur les derniers préparatifs de la rentrée scolaire (2013/2014), saluant les multiples réalisations, notamment en matière de structures et d’encadreurs. Il a affirmé à ce propos, l’engagement de l’Etat à « améliorer la situation » des travailleurs du secteur, appelant les syndicats et parents d’élèves à adopter un « dialogue permanent » et à faire prévaloir la « coopération » afin d’« enraciner une véritable culture éducative ». « Le dialogue permanent doit englober les droits et devoirs, et les syndicats et parents d’élèves sont appelés à coopérer pour asseoir une véritable culture éducative » en Algérie, a-t-il encore rappelé.  D’autre part, il a affirmé que « la stratégie économique adoptée par l’Etat repose sur la formation de l’élément humain », qualifiant ce dernier de « plus grand investissement », faisant part de son optimiste quant au « bon déroulement de la prochaine année scolaire » et ce, a-t-il dit, « grâce aux mesures prises concernant l’allègement de l’emploi du temps et du cartable de l’élève.» S’agissant de l’encadrement, M. Sellal a indiqué que l’Algérie possède « un nombre important de formateurs et donc aucun problème ne se posera à ce niveau », qualifiant ces derniers de « véritables bâtisseurs de la société ». La rentrée scolaire est « le plus important événement que vit la société algérienne au regard de son rapport avec la vie sociale dans son ensemble », a-t-il fait remarquer avant d’appeler les gestionnaires du secteur à « se mobiliser davantage pour garantir la réussite de cette rentrée ». Il a salué à cet effet, le rôle de l’école dans l’éducation des générations, rappelant que le Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, avait appelé à ne pas confiner le rôle de l’école à l’enseignement, mais doit contribuer à l’éducation des générations montantes car étant « l’image de la société et de son développement ». Le Premier ministre a indiqué que « l’objectif de l’Etat en matière de lutte contre l’analphabétisme a été atteint dès lors que 98% des enfants de ce pays bénéficient d’un banc à l’école.» Il a appelé en outre, à « œuvrer à mettre fin à la vision fataliste sur le niveau d’enseignement en Algérie », rappelant que nombre de cadres algériens dans les pays développés ont été formés par des enseignants algériens et des écoles algériennes.» Par ailleurs, il a estimé important la « maîtrise des langues étrangères » susceptibles, selon lui, d’« accompagner les développements en cours dans les différents domaines à la lumière de la mondialisation.» Il a insisté également, sur l’enseignement de la langue chinoise, suggérant dans ce sens, une réflexion autour de l’ouverture d’écoles pour l’enseignement de cette langue. « Il est important d’accorder un intérêt particulier à l’enseignement des mathématiques afin d’être au diapason avec l’évolution en cours dans le monde », a-t-il estimé. Le Premier ministre a déploré toutefois « l’impact négatif généré par la tragédie nationale qu’a connue le pays durant les années 1990 sur le secteur de l’Education nationale », affirmant que « les choses aujourd’hui ont repris leur cours normal.»

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Réhabiliter le goût des mathématiques
Il fallait s’y attendre. Un engagement de l’Etat à poursuivre la réforme du secteur éducatif et à promouvoir la qualité de l’enseignement dans nos établissements scolaires, s’est encore affirmé hier,  avec force et conviction par l’intermédiaire du Premier ministre, M. Abdelmalek Sellal.
Cette réforme du secteur de l’éducation, vise en dernière instance, la qualité de l’enseignement qui est un objectif primordial de notre système éducatif. Il ne faut pas des trésors de perspicacité pour en déceler les motifs. Dans un monde tourné essentiellement vers une quête effrénée d’affirmation quand ce n’est pas par pur hégémonisme, la promotion de la ressource humaine est la voie et l’unique recours pour relever les   enjeux et les défis de l’heure.
La relance  de l’école algérienne est un  acte nécessaire qui se justifie amplement, compte tenu des exigences des temps présents, marqués par un brassage des cultures, une ouverture sur le monde, l’indispensable promotion des langues étrangères et des outils fondamentaux qui autorisent la pleine maîtrise de la technologie moderne. Ce sont autant d’axes d’enseignement utiles pour la bonne marche et pour l’efficacité de notre système pédagogique national.  
 Comme l’a souligné le Premier ministre, M. Abdelmalek Sellal, lors de cette conférence nationale sur les préparatifs de la rentrée scolaire 2013-2014, « la stratégie économique adoptée par l’Etat repose sur l’enseignement et la formation de l’élément humain ». Une stratégie qui ne peut, en aucun cas, faire l’impasse ou négliger un tant soit peu, l’enseignement des mathématiques, véritable socle capable de promouvoir l’assimilation  raisonnée et fiable des sciences pures et des sciences exactes. Aussi, il n’y a rien de superfétatoire ni d’exceptionnel quand on mesure l’intérêt que porte le Président de la République à l’enseignement des mathématiques.  
Il n’est pas également présomptueux  d’indiquer que l’enceinte où s’est déroulée cette conférence, soit un lycée de mathématiques. Ceci pour le symbole. Il n’empêche que, par un concours de circonstances dont il convient d’analyser les raisons et les motifs, nos lycéens et beaucoup de nos collégiens ont, tendance à bouder ou à prendre leur distance avec ce goût des mathématiques qui faisaient, dans un passé pas très éloigné, la fierté de tout élève qui se respecte. Le faible pourcentage d’apprenants qui persistent encore à jeter leur dévolu sur cette matière, a de quoi surprendre. Loin de nous l’idée de jeter l’opprobre ou le discrédit sur toutes les autres disciplines scolaires, mais il importe d’admettre qu’on ne peut jamais marcher avec un seul pied, aussi vigoureux soit-il. C’est heureux de constater que la vigilance des pouvoirs publics a tôt fait de rectifier le tir et qu’elle se manifeste fort opportunément pour combler un déficit préjudiciable. L’évidence coule de source et les impératifs découlant d’une véritable promotion de l’apprentissage des mathématiques, de leur nécessaire réhabilitation aux yeux des élèves, se passent de tout commentaire. Cela étant, il convient de s’y atteler, non pas à coup d’oukases ou d’injonctions administratifs mais en faisant usage de persuasion, de sensibilisation et d’un sens consommé de la pédagogie. Au-delà des vœux pieux et des effets d’annonce, il reste à susciter, à nourrir et à réhabiliter aux yeux des jeunes scolarisés, une passion, voire un engouement passionné pour cette matière, encourager la vocation et l’attrait. C’est l’affaire et la mission des pédagogues, des enseignants et des parents d’élèves.  
M. Bouraib
 

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