mercredi 18 octobre 2017 02:58:20

Extension de la cimenterie de Aïn El Kebira et installation du comité de développement de l’industrie locale et de facilitation de l’investissement

M. Rahmani : « La prochaine décennie sera celle du redressement et du renouveau industriel »

PUBLIE LE : 31-08-2013 | 0:00
Ph. : Krash

La cimenterie d’Aïn El Kebira passera de 1 à 3 millions de tonnes/an.

«La prochaine décennie sera celle du redressement et du renouveau industriel », a déclaré, M. Chérif Rahmani, ministre de l’Industrie, de la Petite et Moyenne entreprise et de la Promotion de l’investissement, qui se trouvait jeudi à Sétif, à l’effet  de lancer les travaux d’extension de la cimenterie de Aïn El Kebira et installer le comité de développement de l’industrie locale et de facilitation de l’investissement.
Une visite de travail et d’inspection qui a permis au ministre, accompagné du secrétaire général de la wilaya et du président d’APW, de s’enquérir de l’état des lieux qui prévaut dans son secteur et d’apprécier à sa juste mesure la dynamique d’une wilaya qu’il a qualifié de « référentielle ».
Au niveau de la cimenterie de Aïn El Kebira où le ministre s’est rendu dès son arrivée à Sétif, M. Yahia Bachir, président-directeur général du groupe de l’industrie des ciments d’Algérie, a fait état  des  grands axes du programme de développement mis en œuvre par ce groupe et a souligné que 26 millions de tonnes/an de ciment an seront produit dès la fin de l’année 2016 par ce groupement afin d’assurer la couverture des besoins nationaux dans ce domaine. Le PDG du Groupe GICA et les responsables de la cimenterie de Aïn el Kebira ne manqueront pas de faire état des avancées qui ont été relevées à ce jour permettant à cette cimenterie de dépasser la capacité nominale de production de l’ordre de 1 million de tonnes et la porter à 1.266.000 tonnes en 2012 avec des prévisions de 1.300.000 tonnes à la fin de l’année en cours.  
Autant d’acquis marqués par une augmentation du chiffre d’affaires de plus de 12% et une valeur ajoutée de plus de 17% et qui seront fortement consolidés par cette nouvelle extension qui permettra à la cimenterie de Aïn el Kebira de tripler sa production pour passer de 1 millions à 3 millions de tonnes/an de ciment dès le mois de juillet 2016.
Cet investissement, qui permettra alors de développer une capacité additionnelle de 2 millions de tonnes, se propose de couvrir une grande partie des besoins nationaux, et, partant, limiter dans une proportion importante les importations en devises fortes de ce produit. L’extension de la cimenterie d’Aïn el Kebira se traduira en outre par la création de 2.500 emplois  dont 500 directs parmi lesquels 300 universitaires indépendamment du volet consacré à la formation de 400  agents.
Elle induira, au delà la production physique, une chiffre d’affaires de plus de 200%, une valeur ajoutée de 161% et un excédent brut d’exploitation de plus de 185% avec une conduite automatisée des équipements, un système de contrôle qualité matière On line de même qu’un impact  indéniable sur la préservation de l’environnement grâce à un système de dépoussiérage par filtres à manches et une réduction des consommations énergétiques.
Intervenant à son tour, M. Rahmani a mis en exergue l’impact de cet investissement sur l’économie nationale et la place qu’il occupe dans la stratégie d’envergure développée par le gouvernement dans ce secteur stratégique. Il fera état du bond qualitatif relevé au niveau de la wilaya de Sétif et mettra à profit cette cérémonie pour féliciter les cadres et travailleurs de cette cimenterie et de toutes les cimenteries du pays dira-t-il, annonçant par la même le lancement prochain de 6 grands projets à travers le territoire national pour couvrir les besoins nationaux en ciment.
M. Cherif Rahmani en lançant les travaux de cette nouvelle extension ne manquera cependant pas d’exhorter les producteurs de ciment présents à relever le défi qui s’impose et faire face aux effets de la concurrence qui prévaut à tous les niveaux au moment dira-t-il où « nous jouons désormais sur un terrain international. » Au siège de la wilaya où il installera ensuite le comité local de développement de l’industrie local et de facilitation de l’investissement, le ministre qui écoutera longuement les investisseurs, chefs d’entreprises, hommes d’affaires et partenaires soulignera que l’Algérie n’est pas seule sur une île, mais est partie prenante d’un monde mouvant qui a ses exigences auxquelles nous avons à charge de nous adapter.
Il dira les efforts qui restent certainement à déployer pour impulser d’avantage l’industrie dans notre pays, rappelant par la même l’impact de la décennie noire, mais s’élèvera dans le même temps contre toute forme de défaitisme ou de pessimisme soulignant plutôt la nécessité d’œuvrer sans relâche pour sortir avec une vision nouvelle comme s’attelle à le faire actuellement le gouvernement au titre du programme initié par le Président de la République.
« L’Algérie a un passé industriel, l’Algérie a aussi un avenir industriel », dira M. Rahmani qui ajoutera : «  l’industrie est de retour ! Il n’y a pas d’industrie condamnable, il n’y a que des entreprises qui ne veulent pas se transformer »,  soulignant un fois encore que l’industrie est le moteur de notre économie et établira la nécessité en installant le CODILFI de créer des associations par filières.

6.000 demandes d’investissements déposées, 3.000 déjà étudiées et 500 acceptées
En procédant jeudi au siège de la wilaya à l’installation du comité de développement de l’industrie locale et de facilitation de l’investissement, M. Cherif Rahmani, ministre de l’Industrie, de la Petite et Moyenne entreprise et de la Promotion de l’investissement, mesurait combien ce nouveau mécanisme pouvait être d’un impact positif sur la dynamique de l’investissement dans une wilaya. 6.000 demandes d’investissements déposées, 3.000 déjà étudiées et 500 acceptées dira le secrétaire général de la wilaya qui ne manquait pas en introduisant cette cérémonie de faire état du bon état de santé du secteur dans cette vaste wilaya du pays et du dynamisme qui entoure l’investissement.
Ces chiffres sont en effet plus que révélateurs d’une adhésion qui confirme une fois encore la place de cette wilaya que le ministre qualifiera, lors de cette cérémonie, de référentiel et attire de par sa position et les potentialités indéniables qu’elle offre dans bien des domaines, mais aussi ce dynamisme avéré de ses chefs d’entreprises, hommes d’affaires et autres investisseurs  et bâtisseurs qui sont parvenus à ériger une véritable « force de frappe économique ». Dans ce contexte, le représentant du wali dira aussi les perspectives offertes à l’investissement et évoquera ce récent acquis qu’est le grand parc industriel d’Ouled Saber qui s’étale sur 800 ha et constitue un des grands acquis de la wilaya. Il reste que dans la rigueur imposée pour l’émergence d’un investissement générateur de richesse et d’emplois, le volet inhérent au foncier sera aussi évoqué par  le président d’APW qui ne manquera également pas dans ce contexte de faire état des efforts consentis dans ce domaine au niveau local et évoquer la création de 14 nouvelles zones d’activités dont 3 sont déjà achevées et 9 en voie de finition, soulignant de ce fait le principe adopté de la concession et faire état de la nécessité d’un financement.
Pour sa part, le ministre a qualifié ces nouveaux comités de développement de l’industrie locale et de facilitation de l’investissement, « d’espaces destinés à tisser de nouvelles relations entre l’administration et l’ensemble des partenaires » les chefs d’entreprises, experts et investisseurs interviendront pour faire état de leurs préoccupations, mais aussi de propositions destinées à impulser d’avantage le tissu industriel dans la dimension stratégique qu’il s’assigne. Les intervenants reviendront entre autres sur le problème du marché informel, les taux de douanes, la part de l’Engineering dans la dynamique de l’investissement tout en faisant état de l’insuffisance cruciale de main-d’œuvre. « Tout le monde ne veut devenir qu’agent de sécurité ou chauffeur », soulignera un intervenant.
Prêtant une attention particulière à toutes ces préoccupations et aspirations, le ministre qui reviendra sur les prérogatives du CODILFI qui est « placé sous l’autorité du wali et est chargé de la promotion de l’industrie locale et de l’investissement, de l’accompagnement de l’entreprise, de la facilitation et de l’amélioration du climat d’affaires », il exhortera, comme à Ain El Kebira, tous ces chefs d’entreprises à s’inscrire dans la dynamique et les exigences d’un monde qui connaît des bouleversements, un marché qui bouge, change et fait que nous ne sommes donc pas seuls sur ce terrain. Dans cette nécessité du changement, M. Cherif Rahmani fera état du défi qui reste à relever pour hisser l’industrie algérienne à la juste place qui doit lui revenir, soulignant la nécessaire émergence, d’un cadre, d’une vision  et d’une démarche à moyen et long terme, car dira-t-il, l’industrie « c’est le moteur réel de la production et de la productivité, c’est le moteur de l’économie. »
 « Nous irons vite », dira le ministre pour répondre aux préoccupations des responsables et élus locaux auxquels il demandera cependant de lever rapidement certaines contraintes avant de mettre en exergue une fois encore les avancées enregistrées par cette wilaya et le dynamisme constant qu’elle connaît.
F. Zoghbi

L’option de la proximité…

En sillonnant continuellement de l’Est à l’Ouest, les régions du pays, le Premier ministre privilégie l’approche du terrain pour s’enquérir de plus près de la situation en matière de  développement local, situer les éventuelles faiblesses dans l’exécution du programme initié par le Président de la République et saisir au mieux les préoccupations et attentes des populations. En d’autres termes, l’option de la proximité est de mise dans l’action du gouvernement à l’effet de mobiliser l’ensemble des acteurs et partenaires autour de la réalisation des perspectives de modernisation du pays et de promotion de la société et de susciter davantage l’intérêt et l’adhésion du citoyen.
Ces visites revêtent une importance capitale pour les  projets en cours et ceux à venir et de nature à renforcer tant  les infrastructures de base ainsi que  de relancer l’appareil industriel, colonne vertébrale de la relance et de la croissance économique et de l’investissement productif. L’autre aspect non moins important dans la démarche et le nouveau mode de fonctionnement de l’exécutif, c’est de parvenir à tisser un lien solide avec la base pour le rétablissement d’un climat de confiance et de sérénité. Ce n’est pas fortuit si M. Sellal a fait au lendemain même de sa nomination, de la réhabilitation de la notion de service public une priorité majeure. La démarche est on ne peut plus pragmatique et tient compte du paramètre de l’expérience dans le fonctionnement et la gestion des collectivités locales et dans le traitement de toute problématique soulevée exigeant parfois la présence du Premier représentant du gouvernement. A sa charge, ces tournées à l’intérieur du pays s’assimilent également à une forme d’expression ou d’un choix pour l’approfondissement du concept de la décentralisation en octroyant plus de prérogatives aux gestionnaires et élus locaux.
A. Bellaha

DONNEZ VOTRE AVIS

Il n'y a actuellement aucune réaction à cette information. Soyez le premier à réagir !

S'inscrire
Presedant
Suivent
 

Donnez votre avis

Aidez nous à améliorer votre site en nous envoyant vos commentaires et suggestions