mardi 12 novembre 2019 15:41:29

Enquête sur l’incendie de deux unités de production à Cheraga : Les normes de sécurité n’étaient pas respectées

Après l’incendie qui a ravagé, le 26 août dernier, deux unités de productions privées et un dépôt de stockage de produits cosmétiques sur une superficie globale de 9.000 m² au lieu-dit Sidi Hacen, à Cheraga, la compagnie territoriale de gendarmerie nationale de Cheraga a enclenché une enquête judiciaire pour élucider les causes réelles ayant provoqué le sinistre

PUBLIE LE : 29-08-2013 | 0:00
D.R

Après l’incendie qui a ravagé, le 26 août dernier, deux unités de productions privées et un dépôt de stockage de produits cosmétiques sur une superficie globale de 9.000 m² au lieu-dit Sidi Hacen, à Cheraga, la compagnie territoriale de gendarmerie nationale de Cheraga a enclenché une enquête judiciaire pour élucider les causes réelles ayant provoqué le sinistre. Une équipe d’experts et de techniciens de la scène de crime de la cellule scientifique relevant du département des incendies et explosions de l’Institut de criminologie et criminalistique de la gendarmerie nationale a été dépêchée depuis sur les lieux du sinistre
Lors d’un point de presse animé conjointement entre la gendarmerie nationale et la protection civile, le commandant Walid Zaâboub, commandant de compagnie de Cheraga a expliqué que « ce n’est pas le propriétaire ni le service de sécurité des structures incendiées qui nous ont avertis mais c’est un citoyen qui passait près de l’usine qui nous a fait savoir sur le numéro vert 1055 qu’une grande fumée se dégageait de l’endroit indiqué.
En premier lieu le sinistre s’est déclaré dans l’usine de fabrication de chaises en plastique qui n’est même pas opérationnelle avant de se propager vers l’unité de production de savon et le dépôt de stockage de produits cosmétiques. « Uniquement pour l’usine spécialisée dans la production de chaises en plastique les pertes sont estimées à 15 milliards de centimes », a noté l’intervenant.
Alerté, les gendarmes se sont déplacés sur les lieux après avoir contacté les services de Sonelgaz pour la coupure du courant électrique et la protection civile pour combattre le feu qui s’est « propagé d’une façon surprenante », a déclaré le commandant Zoubir Maâriche, chef de service de la prévention de la direction de la protection civile de la wilaya d’Alger. « Nous allons étudier toutes les pistes possibles pour faire la lumière sur cette affaire, heureusement hormis les dégâts matériels aucune victime n’est à déplorer », a déclaré le commandant Zaâboub pour qui l’acte criminel n’est pas à écarter.
Selon la même source, l’incendie qui s’est déclaré à 15h09 a été circonscrit à 18h40, soit 4 heures de lutte et tout cela à nécessité de gros moyens. « 400 sapeurs pompiers de différents grades ont été mobilisés en sus de 30 camions de différents types, dont quatre camions, un camion polyvalent et un poste de commandement mobile. Toute l’opération a été diligentée sous la houlette de Mustapha Lahbiri, directeur général de la protection civile », dira le représentant de la protection civile. « Avant de maîtriser l’incendie, il a fallu empêcher que le feu ne se propage vers les habitations mitoyennes », a précisé le commandant Maâriche qui a ajouté que les deux ateliers de production ne respectaient pas les normes de sécurité en cas d’incendie.
Mohamed Mendaci

 

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