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Eté : Quand vacances riment avec travail

C’est l’été. La mer, la campagne, les parcs de loisirs, les fêtes familiales font des clins d’œil aux jeunes et moins jeunes qui aspirent, en cette période de l’année, marquée par des pics de températures, à oublier le stress de la ville et la monotonie quotidienne, en s’offrant des sorties agréables en plein air ou au bord de la mer.

PUBLIE LE : 21-08-2013 | 0:00
D.R

C’est l’été. La mer, la campagne, les parcs de loisirs, les fêtes familiales font des clins d’œil aux jeunes et moins jeunes qui aspirent, en cette période de l’année, marquée par des pics de températures, à oublier le stress de la ville et la monotonie quotidienne, en s’offrant des sorties agréables en plein air ou au bord de la mer. La saison estivale est synonyme de farniente et d’évasion. Ce n’est pas le cas néanmoins pour une certaine catégorie de personnes qui n’ont pas cette chance de se ressourcer et de prendre un bol d’oxygène, en se rendant aux forêts récréatives ou se dorer sur les plages, couleur émeraude qui font le bonheur des baigneurs. Les vacances n’évoquent sûrement pas le repos, la grasse matinée, jouer et s’amuser avec des copains du quartier. Ils sont nombreux ces enfants qui ont choisi de passer les grandes vacances, en travaillant pour se faire un peu d’argent. Concours de circonstances ou simple hasard, ils sont contraints à mettre la main à la pâte et contribuer aux dépenses et charges induites par la cherté de la vie et parfois même préparer la rentrée scolaire, cet autre fardeau pas seulement pour les chefs de familles mais aussi pour les frêles épaules de ces chérubins qui s’adonnent, malgré eux, à de petits métiers pour améliorer la situation de leurs familles. Contrairement à ses pairs, Islam, treize ans, se lève tous les jours, à 7 h du matin pour vendre, le panier de galettes, préparées par sa mère, sur les autoroutes. Les vacances, le répit, n’ont pas de sens. « J’avais dix ans quand j’ai commencé à travailler, avant d’ajouter que son père est chômeur et il se devait d’aider, à sa manière sa famille, constituée de cinq personnes». Pour cet enfant, Les vacances se ressemblent. Islam n’est pas le seul à reporter ou carrément se passer des ses hobbies que sont les jeux, les baignades. Et le commerce reste, par excellence, leur passe-temps. Des cigarettes, des cacahuètes, des bonbons, des bouteilles d’eau minérale, des fournitures scolaires et tout ce qui leur tombe sous la main sont bon pour gagner un peu d’argent qui leur permet d’alléger, un tant soit peu la rudesse de la vie. Il gagne entre 300 et 500 DA par jour. Un petit pécule pour cet enfant qui rêve comme tous ses copains de profiter des vacances et se prélasser. Rayane, lui aussi, ne connait les vacances que de nom. Il passe toute sa journée, dans les gares routières et stations de bus, traînant des fardeaux d’eau minérale qu’ils proposent aux voyageurs.
C’est devenu, pour lui une tradition et le rendez-vous est donné chaque année, dans ces lieux qui ne désemplissent pas. Rayane, quinze ans à peine, est déjà lancée dans le commerce. «Je gagne ma journée, Dieu merci, rappelant qu’il fait des recettes journalières qui dépassent parfois les 3.000 DA». Il précisera par ailleurs qu’il compte changer son portable. «J’aimerai acheter un iphone prochainement». Des enfants comme Islam et Rayane nous les rencontrons, tous les jours dans la rue, dans les marchés, sur les autoroutes, suivant les voies de la débrouillardise pour se faire de l’argent. Les vacances, un projet reporté à une date ultérieure.
Samia D.

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