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Lors des deux jours de l’Aid : 4 noyades et deux personnes portées disparues

Aïd ou pas, Ramadhan ou autre mois, la mer tue tout le temps. Il ne se passe désormais pas un jour sans que celui-ci n’apporte son lot de désolation et de deuil. Car tout comme les accidents de la circulation, les noyades font partie du quotidien des Algériens lors de cette saison estivale.

PUBLIE LE : 11-08-2013 | 0:00
D.R

Aïd ou pas, Ramadhan ou autre mois, la mer tue tout le temps. Il ne se passe désormais pas un jour sans que celui-ci n’apporte son lot de désolation et de deuil. Car tout comme les accidents de la circulation, les noyades font partie du quotidien des Algériens lors de cette saison estivale.
Rien que durant les deux jours de l’Aid El Fitr, censés être une occasion de joie et de gaieté, l’on compte 4 décès enregistrés dans les wilayas de Chlef, Mostaganem, Boumerdès et Alger et deux personnes sont portées disparues (les recherches sont toujours en cours) à Tizi-Ouzou et Mostaganem. Dramatique pour les familles et proches des victimes qui voient cette fête se transformer en véritable cauchemar.
En outre, 486 interventions ont été effectuées et plus de 29.480 personnes ont été sauvées d’une noyade certaine.
Déjà au cours du mois sacré de Ramadhan, la mer a englouti six personnes dont quatre dans des plages interdites à la baignade sises à Chlef, Boumerdès, Bejaia et Skikda, les deux autres sont décédées à Bejaia et Mostaganem, a-t-on appris auprès du lieutenant Bernaoui de la cellule de communication de la Direction générale de la protection civile.
Du coup, le bilan des noyades enregistrées depuis le début de la saison estivale, ouverte, rappelons-le, le 1er juin dernier, est porté à 45 morts et deux disparus. « Seules » 14 noyades ont été observées dans les plages autorisées à la baignade. Ce qui démontre on ne peut mieux l’indiscipline, voire l’insouciance des estivants qui s’entêtent à s’aventurer dans des plages dangereuses et de surcroît sans surveillance.
L’on compte au total près de 20.000 interventions liées au dispositif de la surveillance des plages et des baignades effectuées par les agents de la protection civile, ce qui a permis de sauver plus de 13.500 estivants d’une noyade certaine tandis que plus de 5.000 personnes ont été secourues sur place. Le pire est à craindre dans la mesure où le rush sur nos plages a de beaux jours devant lui et l’on s’attend à un flux important des estivants pour les 20 ou 25 jours à venir lorsqu’on sait que la rentrée des classes est fixée au 8 septembre prochain.
Cependant, la situation est beaucoup plus dramatique dans les réserves d’eau qui endeuillent quotidiennement les familles algériennes. Le phénomène qui a pris des proportions alarmantes ces dernières années ne semble pas s’estomper en dépit des nombreuses campagnes de sensibilisation organisées ici et là et les multiples appels à la vigilance que ne cesse de lancer les services de la protection civile en vue de s’abstenir de fréquenter ces bassins de la mort. Donnant l’impression de lieux paisibles et tranquilles, les retenues collinaires, et autres barrages et lacs sont effet très dangereux en raison de la vase qui attire irrésistiblement le baigneur dans les profondeurs pour le condamner sous l’eau.
Les statistiques de la protection civile font état à ce sujet de 75 noyades mortelles, ce qui nous donne un total combiné de noyades dans les plages et les plans d’eau de 120 morts. Et dire que l’été vient à peine d’atteindre sa vitesse de croisière. Inquiétant…
    S. A. M.

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