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Ils étaient de service

Si les fêtes de l’Aid El Fitr constituent pour le commun des mortels une occasion inégalable pour passer, dans la joie et la gaieté, des moments en famille, ce n’est pas le cas pour de nombreuses personnes qui sont mobilisés ce jour-là au service du citoyen.

PUBLIE LE : 11-08-2013 | 0:00
D.R

Si les fêtes de l’Aid El Fitr constituent pour le commun des mortels une occasion inégalable pour passer, dans la joie et la gaieté, des moments en famille, ce n’est pas le cas pour de nombreuses personnes qui sont mobilisés ce jour-là au service du citoyen. Corps de sécurité, médecins, pompiers, douaniers ou encore commerçants et même journalistes, tout ce beau monde a sacrifié les fastes de l’Aid au profit des autres citoyens.
« Le plus dur dans tout ça ? C’est assurément lorsque ta maman, ton épouse ou tes enfants t’appellent de la maison pour te souhaiter bonne fête. Des instants vraiment difficiles et émouvants à la fois. Mais, c’est la vie. On doit assumer et dire qu’on est mieux loti que d’autres personnes qui n’ont même pas de quoi nourrir leurs familles et vêtir leurs enfants », indique Nabil, un jeune policier qui a passé la journée de jeudi à assurer la sécurité d’une importante institution de l’Etat. « C’est vrai que nous sommes payés pour cela, mais je crois que ce moment de convivialité et de bien-être qu’on passe durant l’Aid avec notre famille et nos proches n’a pas de prix », précise Haroun, un agent de la protection civile qui n’en est pas à sa première expérience, lui qui compte une quinzaine d’années d’exercice. « Je commence à m’habituer à cette situation », ajoutera-t-il. Pour Nacéra, infirmière à l’hôpital de Baïnem, l’heure est plutôt à la mobilisation lorsqu’elle est de permanence les jours de l’Aid. D’autant plus que l’expérience a démontré que les urgences ne désemplissent pas en pareille période. « Le devoir nous impose d’être prêts à tout moment et en toutes circonstances. Qu’il neige, qu’il vente ou qu’il fasse chaud. Vendredi, l’Aid ou jour férié, nous sommes constamment sur le qui-vive pour répondre à l’appel du devoir », assurant que les évacuations sont nombreuses lors des fêtes de l’Aid. Ce sens de l’abnégation leur vaut dans tous les cas reconnaissance et gratitude de la part des citoyens, dont certains n’hésitent pas à leur faire partager la joie de la fête. Qui par une offrande de gâteaux, qui par un « Saha Aidek » qui va droit au cœur. « C’est la moindre des choses que d’être à leur côté. On essaye au moins de les encourager moralement parce que grâce à eux, nous passons un Aid agréable et sécurisé », soutient Samir qui dit merci aux permanenciers… !
S. A. M.   

 

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