lundi 18 novembre 2019 19:07:10

Célébration de Aïd El fitr

Comme à l’accoutumée, cette fête a été célébrée dans une ambiance de piété, de joie, de fraternité et de communion, conformément aux préceptes de l'islam, une l'occasion de se réconcilier et de faire passer un message de paix à tout le monde.

PUBLIE LE : 10-08-2013 | 0:00
Photo : Louiza

Alger
Fraternité et recueillement

Comme à l’accoutumée, cette fête a été célébrée dans une ambiance de piété, de joie, de fraternité et de communion, conformément aux préceptes de l'islam, une l'occasion de se réconcilier et de faire passer un message de paix à tout le monde. Le moment aussi de faire bombance et honneur à des monceaux de gâteaux qui font oublier le jeûne. Après 29 jours d'un jeûne très difficile, tôt le matin, hommes et femmes, se sont pressés à la mosquée dans leurs plus beaux atours dans la matinée jeudi. Après la prière de l’Aïd, où l'imam a délivré un message de paix devant une foule recueillie, les Algériens ont enchaîné les visites familiales et aux proches hospitalisés, en leur apportant les gâteaux préparés pour l'occasion.
Cette fête religieuse se veut être celle des enfants qui, nombreux, sont sortis vêtus de leurs beaux habits, donnant à cette journée une touche de gaieté et de bonheur. Cette journée s'est également caractérisée par le repas spécial Aïd, soit l'indétrônable couscous, "Rechta" ou "Chekhchoukha". Traditionnellement, les grillades sont de la partie. La capitale se transforme en journée nationale du barbecue, l'odeur envahit littéralement tous les quartiers. Seul bémol, dans la plupart des quartiers, les boulangeries et les magasins d'alimentation générale ont préféré garder leurs rideaux baissés en ce jour de l'Aïd. Rares étaient les commerçants qui ont pensé à leurs clients, nombreux à sillonner les artères de ce quartier à la recherche d'une baguette de pain, devenue denrée rare. Selon les témoignages des riverains, les quelques boulangeries restées ouvertes, ont été prises d'assaut par les habitants de la capitale.
Et l'ambiance aurait atteint son comble au niveau des quartiers populaires. En effet, comme d’habitude, les employés des boulangeries habitent, pour la plupart, hors d’Alger. Ils quittent la capitale pour profiter de la fête de l'Aïd avec leurs familles ce qui a entraîné la pénurie de pain. Les restaurants étaient aussi fermés au même titre que les marchands de fruits et légumes. Une situation que vivent les Algérois à chaque fête, religieuse ou nationale.  Profitant de la fête, des jeunes ont installé de petites tables sur certains axes pour vendre des jouets aux enfants. Eux, au moins, n’ont pas failli à cette tradition.
Sihem Oubraham

Constantine
Des images de piété et de fête

À l’instar de leurs concitoyens des autres villes, les Constantinois ont célébré jeudi la fête de l’Aïd El Fitr et l’accomplissement du troisième pilier de l’islam, dans une ambiance de joie et de fraternité. La veille, il régnait une effervescence particulière dans les artères commerciales de la ville, les boulangeries, particulièrement, avaient été littéralement « pillées » mais restaient ouvertes pour accueillir les plateaux de gâteaux destinés à la cuisson que quelques citoyens s’évertuaient encore à porter en équilibre sur leur tête, de l’incontournable et basique « Makroud » aux plus relevés « Baklawa » et « K’tayef », il y en avait de toutes les… saveurs. De leur côté, les salons de coiffure connaissaient leur pic d’affluence de l’année. Quant aux magasins de prêt-à-porter, ils étaient l’objet de pèlerinage d’une foule à la quête du bon article « pas trop cher et de qualité si possible ! » Dixit un père de famille soucieux d’offrir à sa progéniture les vêtements de circonstance. Au matin de l’Aïd, ce sont des processions de croyants en gandoura immaculée qui gagnèrent les mosquées pour la prière de l’Aïd. Les imams consacreront essentiellement leurs prêches aux valeurs de cette fête « ciment de la fraternité et de la réconciliation entre les musulmans. » Juste après la prière, les rues furent prises d’assaut par des nuées d’enfants lesquels exhibaient avec fierté leurs habits neufs tout en comptant les sous (ou les billets, c’est selon !) amassés ici et là au gré des visites et des rencontres, se faisant un devoir de les dépenser en friandises et autres pacotilles à la première occasion donnée. Tout au long de la journée, et malgré la canicule, ce fut la tournée chez les proches, tradition par excellence de l’Aïd, ce qui explique le trafic assez dense dès le début d’après-midi. D’ailleurs, un dispositif de la sûreté nationale veillait à assurer la fluidité de cette dernière. La visite des hôpitaux n’était pas en reste, et le parking du CHUC Benbadis affichait déjà complet à 10h du matin ! Bonne surprise hier, le mercure a chuté de dix bons degrés, encourageant les moins téméraires à sortir accomplir la rituelle visite aux cimetières que les Constantinois réservent pour le deuxième jour de l’Aïd. Ainsi, les habitant du Vieux Rocher aura connu une fête de l’Aïd idéale, en conclusion d’un mois du ramadhan des plus paisibles.
I. B.

Mascara
L’ambiance des grands jours

L’Aïd el Fitr  a été célébré dans  un climat de recueillement et de ferveur à travers toutes les localités de la wilaya de Mascara, l’ambiance des grands jours de fête était palpable dans ce joli décor fait par les enfants habillées de leurs beaux vêtements  en ce jour clément d’été. Après la prière de l’Aïd accomplie par les fidèles dans les mosquées,  les rues étaient très animées, le sourire arboré par les passants des groupes de personnes qui s’échangeaient les accolades en dit long sur ce sentiment de concorde et de pardon de ce premier jour de chaoual marquant la fin du mois sacre de Ramadhan.
Un décor de fête religieuse et sociale tant la dimension de ce mois de jeûne représentait pour grand nombre de fidèles une récompense à une épreuve d’abstinence et le sentiment du devoir accompli  se lisait sur les visages de tous ces gens qui  rendaient visite à leurs familles et même aux morts aux cimetières, qui n’ont pas désempli toute cette première journée de l’Aïd el Fitr.
Les places publiques sont prises d’assaut dès la matinée par les enfants  qui s’adonnaient aux différents jeux proposés, une partie de karting  ou de moto sur ce circuit ou une montée à cheval, le tout immortalisé par des photos instantanés  à côté des stands de tir  à la carabine et à l’arc et de jouets sont offerts en cas de réussite du numéro d’adresse, à la grande joie des enfants dans ces espaces de jeu et de loisirs qui font cruellement défaut dans les localités de la cité de  l’Emir.
Une seule satisfaction en matière de prestations de service à mettre en exergue durant cette fête, c’est bien entendu les transports urbains qui ont assuré la couverture des différentes liaisons et lignes, ce qui n’a pas été le cas des boulangeries, des cafés, des commerçants en alimentation générale, la pénurie de pain et de lait étaient sur toutes les langues de citoyens qui regrettent amèrement qu’un service minimum ne soit pas effectif en dépit de toutes les assurances des pouvoirs publics et des mesures disciplinaires prévues en cas de manquement toutefois, l’on a fait fi de toute cette réglementation et les rideaux des magasins étaient presque tous baissés, donnant une allure de ville fantôme si ce n’était  la densité des  passants  et des automobilistes  qui plantaient un décor de journée festive. Une journée, en dépit de toutes les lacunes qui refont surface cette année en pareille période, les Mascaréens ont fêté  l’Aïd El fitr dans une atmosphère de sérénité et de quiétude et de piété, conformément aux recommandations et commandements de notre religion.
A. GHOMCHI

Annaba
Dans la tradition

L’Aïd est un tout autre jour. En ville comme en campagne. La fête rompt complètement avec les petites habitudes du mois sacré et les caprices qui  l’accompagnent. L’ambiance indescriptible, notamment des derniers jours dominés par les préparatifs de la fête et l’achat des vêtements pour les enfants, cède à une effervescence  d’un autre type. L’ambiance  dans les rues et les grandes placettes est façonnée plutôt par les enfants qui accaparent  tous les espaces qui leur sont dédiés pour l’occasion. Le Cours de la Révolution s’érige, le temps de l’Aïd, en un vaste Bouna land où « sévissent » les photographes qui y installent tous les jeux pour enfants. Mais si la fête est celle des enfants, l’Aïd est célébré, dans la tradition, comme chaque année et à l’instar de toutes les régions du pays. Les familles ne se départissent pas de leurs obligations conformément aux préceptes de notre religion. Ils consacrent, qui, le premier jour, qui, le deuxième jour, aux visites des proches et des voisins. Sans omettre aussi d’aller faire une prière à la mémoire des proches disparus. Les Annabies  sont « accros » des  bonnes traditions qui singularisent la société. Les gâteaux et autres confiseries maison œuvre des mères et grands-mères, ne font malheureusement plus recette. Chez beaucoup de ménages les mutations en décident autrement. Beaucoup prévoient dans leur budget l’achat des confiseries. A l’exception du « Makroud », considéré à l’Est comme le roi du plateau, l’on se rabat même sur la confiserie syrienne.       
S. Lamari

Solidarité avec les enfants malades dans les hôpitaux
Bonbons,  jouets et tenues pour leur rendre le sourire

Le citoyen algérien est très connu pour son bon cœur et sa solidarité, particulièrement avec les malades hospitalisés en provenance de l’intérieur du pays. Rendre visite aux malades fait également partie du rituel des  habitants d'Alger durant les fêtes religieuses, notamment l'Aïd El-Fitr.
Dès les premières heures de la matinée, juste après la prière, de nombreux citoyens ont pris la destination de l’un des plus grands hôpitaux de la capitale, à savoir le CHU Bab El Oued (ex-Maillot), pour rendre visite aux malades qui ne peuvent sortir pour passer les jours de fêtes avec leurs familles. D’autres établissements hospitaliers ont également reçu la visite de plusieurs milliers de citoyens.
En sus, des associations caritatives, les comités de quartiers, le Croissant-rouge, et les scouts musulmans, des citoyens ont voulu marquer de leur générosité les jours de l’Aïd en visitant les malades hospitalisés, notamment les enfants.
Un père, accompagné de son enfant, a offert de nombreux cadeaux entre  voiturettes, poupées et pistolets à eau, des gestes qui ont fait beaucoup du bien aux bambins du service pédiatrique relevant du CHU Bab El Oued (ex-Maillot), situé au centre d’Alger.
D’autres citoyens ont offert aux enfants hospitalisés des gâteaux, des bonbons, et des cadeaux symboliques mais aussi des tenues complètes toutes neuves pour qu’ils se mettent eux aussi, sur leur 31 et rivalisent d’élégance avec les autres enfants. «  C’est à partir des images diffusées l’année dernière à la télévision que j’ai eu l’idée de venir rendre visite aux enfants et de leur ramener des tenues pour qu’ils puissent recevoir leurs proches avec de beaux  habits », a précisé une maman très peinée de voir des enfants souffrir de pathologie.
« Ce n’est pas la première fois qu’on rend visite aux petits malades, on est conscients de leur détresse et de leur souffrance au quotidien. Pour qu’ils ne se sentent pas seuls et qu’il y ait des gens qui pensent à eux, nous leur rendons visite à chaque fête religieuse. Une visite avec des mains remplies de cadeaux pour leur faire plaisir », nous a lancé un père de famille, accompagné de son garçon très bien habillé.    
D’autres familles ont également visité les malades et leur ont offert des  roses, des jouets et des vêtements.  L'opération a été favorablement accueillie par les familles des malades,  notamment les mères garde-malades venues d'autres wilayas du pays pour soutenir moralement leurs enfants, mais aussi participer à leur prise en charge.
D’autre part, les centres pour personnes âgées ont également été visités par de nombreux citoyens qui ont voulu passer des moments conviviaux avec les personnes âgées dont nombre ont été abandonnés par leurs propres enfants sans aucun scrupule. Un tel geste de générosité rend un grand sourire aux pensionnaires de ces centres, à plus forte raison lorsqu’il s’agit d’un jour d'Aïd.
Mohamed Mendaci

Tizi-Ouzou
Joie et sérénité

La fête de l’Aïd El Fitr a été célébrée à Tizi-Ouzou dans la liesse marquée par des visites familiales et des échanges de vœux de bonheur, de santé et de paix en cette occasion de fête religieuse marquant la fin du mois sacré de Ramadhan. 

Les Tizi-Ouzéens, à l’instar de tous les citoyens des quatre coins du pays, ont célébré dans la pure tradition cette fête en échangeant des vœux de bonheur, de santé et de paix. Un mouvement tout particulier s’est enclenché juste après la prière de l’Aïd dans les quartiers de la ville des Genêts, les localités et les villages de la wilaya de Tizi-Ouzou où les enfants, tout de neuf vêtus accompagnent leurs parents qui effectuaient des visites aux voisins et autres parents pour les habituels échanges de vœux de bien-être, mais aussi de pardon (mghafra). L’atmosphère de fête est beaucoup plus ressentie dans les villages où un intense mouvement de déplacement de familles est constaté. Cette occasion de fête durant laquelle des liens familiaux s’affermissent davantage et la réconciliation se scelle a été également mise à profit par plusieurs comités de village pour organiser des opérations de sacrifice collectif de bœufs appelés localement «lawziaâ» pour consacrer de fait l’égalité entre tous les habitants d’un même village en leur permettant de consommer de la viande fraîche en cette journée de l’Aïd à parts égales et avec facilité de payement. Durant ces opérations, tout le monde se met à la préparation. Une fois les bœufs sacrifiés  et dépecés, on les découpe à parts égales et on les distribue aux habitants du village. Dans les villages où sont organisées ces opérations, la fête de l’Aïd est une occasion de consolidation de la traditionnelle solidarité qui y prévaut depuis la nuit des temps. La célébration de l’Aïd El Fitr à Tizi-Ouzou a été également une occasion pour les citoyens de constater de visu les sacrifices que ne cessent de consentir tous les corps de sécurité nationale qui ont continué à assurer la sécurité en ces journées de fête. Ces forces de sécurité étaient hier et avant-hier au niveau des barrages et autres lieux publics pour assurer la sécurité des citoyens, qui, eux, n’ont pas manqué de leur rendre hommage et de leur exprimer leur solidarité et soutien. En effet, tout le monde tenait à saluer le sacrifice de ces forces de sécurité qui veillent à la sécurité du citoyen en ces journées de l’Aïd que d’aucuns souhaiteraient passer en famille.
Aussi de pieuses pensées ont été exprimées à la mémoire des trois policiers assassinées par des criminels armés à Azeffoun en cette veille de l’Aïd El Fitr. Hormis ce crime largement dénoncé par la population de Tizi-Ouzou, aucun autre incident n’est venu empêcher la célébration dans la joie et la sérénité totale de cette fête religieuse dans cette région fortement attachée aux valeurs ancestrales.
    Bel. Adrar             

Bejaia
Dans l’allégresse

La population de la wilaya de Béjaïa a célébré dans la joie et l’allégresse la fête de l’Aïd El Fitr qui  annonce la fin du mois de Ramadhan, mois de sacrifice religieux et de piété. Avant-hier, tôt le matin les  mosquées étaient au rendez-vous où raisonnaient des versets du Saint Coran. « Labayek allah houma labeyek ; labayeka la charika laka labayek» fusaient de toutes les mosquées de la ville. Lors de la prière de l’Aïd, l’imam à exhorté  les fidèles à se pardonner et à oublier les querelles personnelles, tout en relatant les significations de cette fête chez les musulmans. Les rues grouillaient de personnes qui s’embrassent pour souhaiter la bonne fête entre eux. L’occasion aussi pour de nombreuses familles et citoyens de se rendre aux cimetières pour se recueillir sur les tombes de leurs proches décédés. Dans les quartiers, le enfants parés de leurs beaux  atours occupaient déjà les lieux, alors que certains d’autres, accompagnés de leurs parents, prenaient d’assaut les magasins de jouets, les places publiques et sites de jeux. Certes, c’est la joie des bambins ; filles et garçons se sont faits beaux pour la circonstance et s’adonnent au rituel des embrassades ; les grands ne lésinent pas à leur offrir de l’argent. La fête a gagné tous les foyers où les gâteaux et autres sucreries préparés pour l’occasion sont servis. Dans beaucoup de familles béjaouis, le plat de couscous traditionnel accompagné de poulet est également servi pour le déjeuner. L’après- midi  de cette journée est consacré aux visites familiales. Les  pâtisseries, les magasins de fruits et les commerces de jouets étaient les plus fréquentés par les nombreuses personnes qui se sont félicités de la disponibilité des transports urbains qui assuraient  les différentes navettes  et leur permettaient de se déplacer dans de bonnes conditions malgré la canicule qui sévit dans la wilaya de Béjaïa. Hier vendredi, deuxième jour de l’Aïd, la fête s’est prolongée et les citoyens ont continué à exprimer leurd vœux en se souhaitant une excellente fête. Les malades a travers les hôpitaux ont reçu également les visites de leurs proches qui leur ont ramené des sucreries, une façon de les faire participer à la célébration de cette fête.
Cette année, les citoyens auront encore gagné une journée de plus avec ce samedi qui est jour de week-end.
M. Laouer
 

Sétif
Solidarité avec les démunis

Comme partout à travers le territoire national, la célébration de l’Aïd El Fitr à été marquée par  un climat de joie et de ferveur dans la wilaya de Sétif. Après un mois chaud de Ramadhan dont les soirées ont été constamment animées, Sétif s’est donc parée de ses plus beaux atours pour accueillir cette fête de l’Aïd El Fitr qui, comme d’habitude, a consacré deux jours durant une large place aux visites familiales, à la fête des enfants et à d’importantes actions de solidarité en direction des familles démunies et des malades.
Jeudi, après la prière de l’Aïd El Fitr place donc aura été laissée aux visites familiales autour de «meïda» bien garnies de gâteaux traditionnels que toutes les mères de familles, aidées en cela par leurs filles, auront soigneusement préparées pour un accueil de tous les proches et amis qui se sont rencontrés à cette occasion et s’échanger les bons vœux mais aussi et dans une ambiance animée de bons souvenirs qui mettaient plus de joie et de gaité à ces rencontres.
Deux journées à l’issue desquelles le monde des enfants investissait aussi du coup toutes les grandes avenues de la ville pour mettre en pavaner dans des habits neufs  acquis la veille ou l’avant-veille, un peu plus tôt pour ceux qui avaient les moyens de concilier les exigences de Ramadhan avec celles de l’Aïd et profiter de ces visites pour remplir leurs portefeuilles de circonstance de pièces et billets qui ne dureront que l’espace d’une fête devant les jouets de toutes sortes et à tous les prix exhibés à l’occasion. Dans cette ambiance festive qui inondait la ville, le parc d’attractions constituait aussi l’un des endroits privilégiés où se rencontrent de nombreuses familles accompagnées, des jeunes et moins jeunes qui s’en donnent à cœur joie aux jeux et autres attractions folles qui font la spécificité de cet immense espace mouvant, chantant et dansant au cœur de la ville, à quelques encablures seulement de Aïn Fouara qui, pour ne pas faire exception à la règle, rassemble autour de son eau fraîche et ses platanes centenaires une affluence traditionnelle.
Chassez le naturel et il reviendra très vite au galop pour tous les adeptes de brochettes et bonne «douara» assaisonnée à l’huile d’olive qui  réinvestiront aussi le terrain traditionnel dans la nuit de mercredi à jeudi et ne tarderont pas à envahir les espaces conçus pour un bon couscous accompagné d’olives piquantes, de bonne viande et de «lben ».
Alors que de nombreuses familles se rendent au cimetière de Sid El Khier pour rendre visite à ceux qui ne sont plus là, un vaste mouvement de solidarité s’instaure au centre de vieillards de Salah Bey, à la maison de la solidarité de Sétif, à la cité de l’enfance et bien d’autres structures d’accueil à l’effet d’ancrer cette chaleur de fête dans les cœurs de tous les pensionnaires.
F. Z.

ORAN
La tradition respectée

Immuable, Oran commence toujours l’Aïd El Fitr par  offrir  l’apparence d’une ville calme, quasi déserte où seuls les hauts-parleurs  des mosquées qui transmettent la prière donnent  une idée sur cette vie encore invisible, mais qui se prépare bientôt à prendre possession de la rue. La fin de la prière donne le signe de départ de ce moment festif dont seul l’Aïd El Fitr a le secret. Cela commence d’abord à la sortie des mosquées. Les gens s’interpellent, s’embrassent et se souhaitent tout le bonheur du monde. On devine parmi cette foule quelques fidèles qui profitent de ce moment exceptionnel pour réparer une faute, lever un malentendu et faire le premier pas de la sagesse vers la personne concernée. Ceux qui habitent à proximité des mosquées empruntent les rues pour rentrer d’un pas alerte chez eux, retrouver leur famille et surtout les enfants qui piaffent d’impatience de faire sonner au fond de leurs poches les premières pièces d’une moisson qu’ils espèrent fructueuse.  Les voitures filent et empruntent des voies miraculeusement sans embouteillage. Les rideaux des magasins, encore une fois, sont baissés. Certes, il s’agit comme de tradition d’une fête familiale et, forcément, les commerçantd aussi réservent cette journée à leur famille. Certains commerces, qu’on promet à chaque fois qu’ils resteront ouverts, sont fermés. Les premiers à être pointés du doigt, les boulangers qui n’arrivent pas à définir une permanence capable de donner une certaine vie  commerciale aux quartiers.
Une fois rentrés chez eux, tradition oblige, les chefs de famille donnent le signal de la fête. Les téléphones cellulaires commencent à sonner, les textos à tomber. Une évolution qui a facilité certains contacts, auparavant rivés à la visite de personne à personne et aujourd’hui rendue possible virtuellement. C’est vrai que l’extension du salariat et la modernité ont fait éclater la famille spatialement. C’est plus pratique, en définitive, de joindre les siens instantanément via ces moyens électroniques.
Si l’Aïd El Fitr en tant que fête religieuse est un moment festif familial,  elle est également celle des enfants. Habillés d’habits neufs ou propres, coiffés, rieurs et gais, les enfants sont les rois de cette journée. Les photographes, vendeurs de bonbons ou de jouets ont compris cette dimension et sont au rendez-vous. A Oran, la place du 1er Novembre, en plein centre-ville, est le cœur battant d’une joie juvénile. Les enfants comparent et recomptent leurs sous, font attention (pour une fois) à leurs habits, s’écartent prudemment des ornières qu’un chantier qui s’éternise a formées. Le premier jour comme partout ailleurs est la fête de la famille, des voisins et des échanges de gâteaux. Moment convivial, il exprime cette joie de vivre qu’on voudrait 365 jours par an.  Le deuxième est consacré au souvenir des morts, des proches rappelés à Dieu. Un seul endroit symbolise pour la ville cette dimension mystico-religieuse. C’est  le cimetière de Aïn El Beida. Ce dernier offre en dehors de ses murs un spectacle insolite. Des commerçants à la sauvette vendant un bric-à-brac hétéroclite ont pris possession des lieux, créant une atmosphère décriée par de nombreux visiteurs qui ne comprennent pas cet étalage marchand dans un espace qui invite au recueillement. Immense le cimetière de Aïn El Beida est le plus important de la ville et de toute la région. Légendes et faits réels accompagnent cet endroit qui fait partie de la mémoire collective puisque les familles oranaises ont toutes des membres de leurs familles enterrées ici. A l’intérieur, entre les longues allées, une foule immense, celle-là bien vivante, marche, cherche les tombes des proches, se recueille… Ainsi se passe la seconde journée.
M. Koursi


 

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