mardi 18 septembre 2018 19:30:42

Sétif : Ramadhan, l’Aïd et la rentrée

Ramadhan s’achève ! Il aura été marqué cette année par de beaux et joyeux moments qui sont venus égayer bien des soirées de familles, nantis ou moins nantis après une chorba malgré tout bien méritée, quand bien même elle aura coûté cher cette année encore, bouillant à la flambée qui aura tout de même marqué des moments forts de ce mois sacré, et bien des commerçants en savent quelque chose.

PUBLIE LE : 08-08-2013 | 0:00
D.R

Ramadhan s’achève ! Il aura été marqué cette année par de beaux et joyeux moments qui sont venus égayer bien des soirées de familles, nantis ou moins nantis après une chorba malgré tout bien méritée, quand bien même elle aura coûté cher cette année encore, bouillant à la flambée qui aura tout de même marqué des moments forts de ce mois sacré, et bien des commerçants en savent quelque chose.
Des spécialistes de la flambée qui eux n’ont pas fini de jouer haut et bien, chacun dans son domaine, pour les uns qui vont devoir se «  reposer » pour quelques jours après un mois de ramadhan qui aura eu bon dos encore une fois et d’autres que voici prenant le relais pour faire de l’Aid el Fitr une autre fête joyeuse mais à quel prix ?
Eux ce sont tous ceux-là qui depuis quelques jours déjà ont fort bien achalandé leurs vitrines et à défaut les façades de magasins qui sont soudainement pris d’assaut, comme si le ramadhan et ses effets ne relèvent désormais que de lointains souvenirs, amères certainement pour bien des bourses qui auront raclé le fond de leur tiroir, mais progéniture oblige, puisent dès lors dans leurs dernières réserves en dépit d’une fin de mois avancée pour répondre dans la mesure de leur possible à l’innocente et incommensurable demande de leurs enfants.
Sétif pour ne pas faire exception à une règle qui semble désormais s’être bien établie se distingue comme bien des villes du pays par des prix qui brûlent à la veille de l’Aïd El Fitr et chacun voulant acheter plus beau que l’autre et de ce fait plus cher que l’autre, ne fait qu’aiguiser l’appétit de tous ceux qui vous chanteront bien des versions sur la qualité de l’habit et sa provenance pour vous faire plier, qu’importe le mal de poche que vous ressentirez à ne plus savoir par quel enfant commencer.
Partout, en effet, à travers ces larges avenues d’une ville qui a vécu paisible et tranquille les soirée de ce mois sacré, c’est une affluence nombreuse qui va à la « conquête » de ces magasins de jour, sous un soleil torride, comme de nuit jusqu’aux premières lueurs de l’aube à la recherche de l’habit rare et pas un autre qu’exige chaque enfant d’une progéniture généralement bien fournie qui n’est pas prête à faire des concessions au risque de pleurer à ne plus en finir.
« Que voulez-vous que nous fassions, c’est comme ça ! Il faut bien leur faire plaisir, encore faut-il que ces enfants sachent que nous sommes en train de racler les fonds de nos poches et que tous ces commerçants qui veulent s’enrichir l’espace de quelques jours puissent aussi comprendre le souci de cette mère qui ne sait plus où donner de la tête, nous dit au passage M. Houria qui apparemment ne sait plus à quel saint se vouer, sinon celui que lui imposent des enfants bien éclairés par les temps qui courent et ne font aucune concession en la matière.
Jugez-en ! Une robe pour fillette à 5.000 dinars, un ensemble avec sac et chapeau à 6.800 dinars et vous oubliez le serre-tête qui fait 350 dinars pour les plus simples : « C’est véritablement à s’attacher la tête » nous dit une autre mère de famille qui a déjà oublié Ramadhan pour penser à l’Aïd, les habits, les gâteaux traditionnels qu’il faudra aussi faire à la maison ou acheter et bien sûr nous rappelle-t-elle avec un sourire qui en dit long : « N’oubliez pas la rentrée scolaire ! »
Face à cette flambée qui chauffe aussi fort que les enseignes de certains magasins où l’on se plaît à vous répéter mille fois que ça c’est turc ou français, « oubliant » certainement de vous recommander Algériens, les tout moins nantis vont à la découverte d’autres endroits où l’on vend ‘‘chinement’’ moins cher mais là aussi rajoute une autre mère de famille : « C’est un lavage et hop...»
A Sétif, en effet, comme ailleurs à travers notre pays, c’est Ramadhan, l’Aid, les gâteaux et la rentrée scolaire en attendant le mouton et l’autre ramadhan !                                                                                                                            
F. Z.

 

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