mardi 17 septembre 2019 01:31:34

Recherche scientifique : La 1re puce électronique algérienne à partir de janvier 2014

M. Rachid Haraoubia visite le CDER : Une recherche scientifique en rapport avec le développement

PUBLIE LE : 04-08-2013 | 23:00
D.R

Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Rachid Haraoubia, a effectué hier, une visite de travail et d’inspection au Centre de développement des énergies renouvelables (CDER) de Bouzaréah, où il a pu s’enquérir de l’état d’avancement des travaux de recherche entamés par les chercheurs dans ce centre qu’il a qualifié «d’important et de vital ».

Le ministre a souligné, que ce Centre de développement des énergies renouvelables (CDER), est classé premier à l’échelle nationale, second dans le monde arabe et septième en Afrique.
«On fait partie des 1.000 meilleurs centres de recherches scientifiques dans le monde. Je voulais voir ce qui a été réalisé par le centre jusque là, notamment encourager les chercheurs pour leurs réalisations en matière d’inventions, ainsi que la normalisation d’une série de machines importées », a indiqué M. Haraoubia en précisant que l’Algérie a franchi d’énormes pas dans le domaine de l’énergie renouvelable et que celle-ci peut être exploitée dans l’extrême Sud algérien. «Nos chercheurs ont pu déterminer tous les éléments qui peuvent aider à l’exploitation de cette énergie même dans les conditions les plus difficiles. Il faut bien préciser que le Président de la République nous a dotés de tous les moyens matériels pour franchir de grand pas dans le domaine de la recherche scientifique et surtout les domaines qui ont un rapport direct avec la vie quotidienne du citoyen et celles qui ont un rôle important dans l’avenir de notre pays», souligne le ministre en précisant que «l’Algérie projette le changement des énergies traditionnelles par les énergies renouvelables qui perdurent dans le temps».
Par ailleurs, et selon le directeur du Centre d’énergie renouvelable, Noureddine Yassaa, «l’Algérie sera classée la première dans le monde arabe et parmi les meilleurs 500 centres au monde à l’horizon 2020».

Mieux répondre aux préoccupations du développement
 Selon l’étude présentée par le directeur du Centre, le CDER engage son potentiel de recherche sur des axes pluridisciplinaires résultant d’une concertation avec les chercheurs d’autres pays pour mieux répondre aux préoccupations de développement des énergies renouvelables en Algérie tout en maintenant l’excellence disciplinaire obtenue par les chercheurs algériens.
Le centre œuvre à développer des activités d’ingénierie en impliquant sa filiale commerciale «étude et réalisation en énergie renouvelable» de manière à intégrer la production nationale dans le développement des énergies renouvelables. «Nous veillons accroitre nos collaborations avec les partenaires régionaux et internationaux afin de permettre la conduite de projets de haut niveau avec des établissements de recherche de renommée internationale» souligne M. Yassa en précisant que le centre est partenaire dans plusieurs projets à l’instar du «Reelcoop» où l’un des projets a été retenu par la commission européenne dans le domaine de l’énergie et qui implique neuf pays euro-méditerranéens. Il porte sur le photovoltaïque (PV), le solaire thermique, le solaire thermique à concentration, bioénergie et la connexion au réseau. Par contre, il fait savoir que des recherches seront menées conjointement pour développer les systèmes PV décentralisés intégrés aux bâtiments et les systèmes de micro-cogénération solaire thermique, ainsi que la production centralisée de l’électricité par des centrales électriques hybrides solaires.
Pour ce qui est de la coopération interarabe, le centre qui est membre fondateur de la commission arabe des énergies renouvelables est chargé des activités scientifiques et de la création d’un réseau d’experts arabes dans le domaine des énergies renouvelables.
L’Algérie a décidé de soutenir le développement des énergies renouvelables par la mise en place d’un dispositif pour encourager l’investissement et pour instaurer un tarif de rachat avantageux dans ce domaine. Le programme algérien de développement des énergies renouvelables a été consolidé récemment, par la promulgation de deux arrêtés interministériels fixant la nomenclature des recettes et des dépenses imputables sur le fonds national pour les énergies renouvelables et la cogénération, ainsi que les modalités de son suivi et de son évaluation.
 Un décret vient d’être promulgué fixant les conditions d’octroi des primes au titre des coûts de diversification de la production d’électricité. Un autre texte de loi est en cours de préparation et qui porte sur l’institution d’un certificat de garantie d’origine des équipements et installations de production d’électricité de source renouvelable.
    Kafia Ait Allouache

-------------------------

M. Aourag : « La première puce électronique algérienne à partir de janvier 2014 »
L'Algérie procèdera, à partir de janvier 2014, à la fabrication de sa première puce électronique qui sera utilisée dans différents domaines d'activité, a annoncé, hier à Alger, le directeur général de la recherche scientifique et du développement technologique, Abdelhafid Aourag. «Nous allons procéder, à partir de janvier 2014, à la fabrication de toutes sortes de puces et nous serons en mesure de faire face à la demande du secteur socio-économique en matière de fabrication de puces électroniques», a déclaré à l'APS, M. Aourag. Implantée au niveau du Centre de développement des énergies renouvelables avancées (CDER), la centrale électronique où seront fabriquées ces puces est en phase de finition à «98 %», alors que les tests d'équipements prendront «trois mois», a précisé M. Aourag en marge de la visite du ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Rachid Harraoubia, au CDER. Il a souligné également que ces puces seront fabriquées en partenariat avec des opérateurs allemands «à la demande et en fonction des applications exigées par le client». «Les équipements de cette centrale de haute technologie ont été acquis dans le cadre du fonds national de la recherche», a indiqué le même responsable. M. Aourag a expliqué, en outre, que le coût de fabrication de cette puce est estimé à «10.000 dollars», ajoutant que «sa programmation, considérée comme une phase très importante, revient à 4 millions de dollars». «Tout ce travail se fera en collaboration avec le géant électronique américain IBM», a-t-il précisé. Quant à la deuxième phase de fabrication de cette puce, elle sera destinée au secteur socio-économique pour un «besoin bien défini», a-t-il souligné.

DONNEZ VOTRE AVIS

Il n'y a actuellement aucune réaction à cette information. Soyez le premier à réagir !

S'inscrire
Presedant
Suivent
 

Donnez votre avis

Aidez nous à améliorer votre site en nous envoyant vos commentaires et suggestions