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Ministère de la santé : L’acte de circoncision ne peut être pratiqué que par un chirurgien

Le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière vient de lancer une campagne se sensibilisation, pour informer le public, que l’acte de circoncision, à titre individuel ou dans le cadre d’une campagne collective « est soumis aux dispositions réglementaires en vigueur, notamment l’instruction numéro 006 datée du 05 juin 2006 relative à la prise en charge des circoncisions. »

PUBLIE LE : 01-08-2013 | 0:00

Le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière vient de lancer une campagne se sensibilisation, pour informer le public, que l’acte de circoncision, à titre individuel ou dans le cadre d’une campagne collective « est soumis aux dispositions réglementaires en vigueur, notamment l’instruction numéro 006 datée du 05 juin 2006 relative à la prise en charge des circoncisions. »
Dans ce cadre, le ministère a tenu à rappeler que « l’acte de circoncision ne peut être pratiqué que par un chirurgien dans une structure sanitaire publique ou privée réunissant toutes les conditions de sécurité pour la réussite de cet acte chirurgical. » Le ministère précise que ces dispositions exclusives  « procèdent du souci de préserver la santé et l’intégrité des enfants concernés et sont dictées par la nécessité d’œuvrer à éviter que ne se renouvellent des accidents douloureux qui ont transformé en deuil un acte de foi et de joie. »
En effet, la circoncision est un acte important dans notre société, mais mal préparée elle peut avoir des conséquences dramatiques surtout pour le malade.
Cette opération peut représenter un danger mortel pour les enfants d’une manière générale. Rappelons-nous de l’affaire de circoncision collective d’El Khroub à Constantine le 27e jour du ramadhan, qui a causé des dégâts irréversibles chez plusieurs enfants victimes d’un acte barbare et de grave négligence médicale.
Un nombre important d’hémophiles adultes ont été circoncis entre 2007 et 2011. En raison de l’indisponibilité des facteurs anti-hémophiliques jusqu’à 2006 ainsi que le refus de certains chirurgiens de réaliser cet acte aux hémophiles, problème qui perdure encore.
Et malgré les avancées de la science et l’existence des traitement de substitutions, de nos jours, certains actes médicaux tels que les circoncisions peuvent être considérée comme mortels car cet acte chirurgical, souvent banalisé, peut être encore la cause principale des décès chez les hémophiles pour ignorance de la maladie ou absence d’antécédents familiaux d’une part et pour absence de bilan préopératoire systématique d’autre part (en l’occurrence le bilan d’hémostase).
Cependant même lorsque la maladie est connue chez la personne hémophile, celle-ci est souvent subordonnée à la disponibilité des médicaments et même que très souvent les circoncisions se font lors des hospitalisations pour un tout autre problème de santé qui, bien évidement nécessite une consommation de médicaments anti-hémophiliques.
De ce fait l’association nationales des hémophiles, a interpellé les autorités, à plusieurs occasions, afin d’assurer une disponibilité permanente des médicaments et de pouvoir circoncire les malades avant l’âge de 3 ans et insiste aussi sur le diagnostic qui constitue le berceau dans la prise en charge de la maladie, surtout un bilan préopératoire avant un quelconque acte chirurgicale même minime, à savoir la circoncision et extraction dentaire.
Wassila Benhamed
 

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