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Un hommage militant au regretté M’hamed Yazid

Mohamed Abbas a évoqué la participation de M’hamed Yazid aux négociations d’Evian.

PUBLIE LE : 27-10-2010 | 20:20
D.R

Dans le cadre de la commémoration du 56e anniversaire du déclenchement de notre glorieuse Révolution de Novembre 1954 et du 48e anniversaire du recouvrement de la souveraineté de la radio et de la télévision nationales, l’association Machaâl Chahid a organisé, hier, en collaboration avec la Radio nationale, le deuxième numéro du forum de la mémoire sur le thème « l’information et la Révolution » en hommage au défunt M’hamed Yazid, ancien militant de la cause nationale et ministre de l’Information du GPRA.
Cette rencontre s’est déroulée au centre culturel Aïssa Messaoudi et fut animée respectivement par M. Abdelhamid Mehri, ancienne figure du Mouvement national et ancien secrétaire général du FLN, et M. Mohamed Abbas, journaliste et chercheur en histoire.
M. Abdelhamid Mehri, qui a connu M’hamed Yazid et milité avec lui au sein du mouvement national, a commencé par dire dans le cadre de son exposé, que M’hamed Yazid a rejoint très tôt les rangs des militants algériens engagés dans la lutte contre le colonialisme français. Au sein du PPA (Parti du peuple algérien), il côtoya de nombreuses figures emblématiques du Mouvement national. Selon le conférencier, M’hamed Yazid se distingua dans au moins trois domaines. Il a été de ceux qui ont organisé notre émigration en France à l’effet de la mobiliser et de l’engager à combattre en métropole. Son rôle fut extrêmement utile dans le travail de sensibilisation et de rassemblement de nos émigrés autour de la cause nationale dans toutes les phases de son déroulement.
M’hamed Yazid a été de ceux qui ont su forger une assise solide à notre lutte sur le territoire même de l’Hexagone. L’histoire aura retenu combien fut décisive la contribution de nos compatriotes émigrés pour le triomphe de notre cause.
M’hamed Yazid a montré aussi des capacités incontestables dans le domaine de l’information, dans sa quête de la reconnaissance à travers le monde. Il a pu, grâce à son activité, lier des relations étroites avec les mouvements de Libération et les partis révolutionnaires. Il fut nommé ministre de l’Information dans le Gouvernement provisoire de la Révolution algérienne. Ce qui a fait la force du regretté M’hamed Yazid, c’est, sans doute, sa capacité à agir et à nouer le dialogue, à faire de l’information une arme de combat efficace, à conférer une crédibilité incontestable à cet aspect, bien précis, de l’action révolutionnaire.
L’autre domaine dans lequel s’est signalé ce militant décédé en 2003, concerne le front diplomatique. M. Abdelhamid Mehri a cité quelques exemples en particulier lorsque la délégation du FLN a eu à faire entendre la voix de l’Algérie en armes dans les forums de L’ONU. En effet, il fallait beaucoup de compétence, d’intelligence pour contrer les manœuvres pernicieuses de l’ennemi dans cette bataille diplomatique.
Dans l’énoncé de son exposé à propos du défunt M’hamed Yazid, Mohamed Abbas, a retracé son parcours révolutionnaire en mettant l’accent sur son éveil politique précoce au collège colonial où il milita avec des personnalités bien connues du mouvement national tels Abane Ramdane, Benyoucef Benkhedda, Le docteur Lamine Debaghine et tant d’autres combattants. Il insista sur le dévouement, sans faille, de ce fils de l’Algérie qui ne ménagea jamais ses efforts au service de la lutte pour l’indépendance.
 
Mohamed Abbas a évoqué la participation de M’hamed Yazid aux négociations d’Evian.
Les différents intervenants, tous militants de la cause nationale, ont tenu à évoquer le parcours de ce combattant et ont abondé dans le même sens, reconnaissant en la personne de M’hamed Yazid un dévouement permanent en faveur de notre lutte de Libération. Tour à tour, ils ont mis en valeur ses mérites et son humble combat pour l’indépendance du pays.
M. Kaddour Bousselham a, par exemple, souligné les mérites de Hocine Aït Ahmed et M’hamed Yazid qui ont réussi un coup d’éclat diplomatique au cours de la fameuse conférence afro-asiatique de Bandoeng en 1955 qui s’était tenue en Indonésie.
Le mot de la fin a été réservé à M. Abdelhamid Mehri qui a conclu cette rencontre de recueillement et d’évocation, en insistant sur le fait que notre Révolution est noble et libératrice parce qu’elle a su faire triompher un projet qui a ébranlé les assises d’un système colonial honteux, imposé un Etat algérien souverain dans le concert des nations.
Ce projet est grandiose grâce à la grandeur de notre peuple, a tenu à rappeler M. Abdelhamid Mehri.

M. Bouraïb
 
 

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