mercredi 15 juillet 2020 14:01:32

Mali : Les présidents du Burkina et du Sénégal pour une élection "apaisée"

Le président burkinabè, Blaise Compaoré, médiateur régional dans la crise malienne, et son homologue sénégalais Macky Sall ont souhaité lundi dernier que la présidentielle du 28 juillet au Mali se tienne dans un climat "apaisé", après de graves incidents.

PUBLIE LE : 24-07-2013 | 0:00

Le président burkinabè, Blaise Compaoré, médiateur régional dans la crise malienne, et son homologue sénégalais Macky Sall ont souhaité lundi dernier que la présidentielle du 28 juillet  au Mali se tienne dans un climat "apaisé", après de graves incidents.  Dans une déclaration commune publiée au terme d'une visite de deux jours du chef de l'Etat sénégalais à Ouagadougou, MM. Compaoré et Sall ont  appelé "les partis politiques et leurs sympathisants" à œuvrer à la "bonne tenue" de  l'élection dans un climat "apaisé". Les deux dirigeants, qui ont salué l'évolution "positive" de la situation  au Mali, ont exprimé leur "solidarité" aux autorités de la transition et au  peuple malien, tout en réaffirmant leur attachement à une solution politique "juste, équitable et durable" de la crise dans le nord du pays. "Il faut qu'on se félicite des mouvements positifs que nous avons pu observer entre forces politiques à Bamako et mouvements armés du Nord pour arriver à cet environnement politique qui nous permet d'aller vers des élections",  a indiqué M. Compaoré en allusion à l'accord signé en juin à Ouagadougou."Comme on le constate, il y a encore des difficultés mais nous sentons une grande volonté des Maliens de réussir ce pari, d'organiser ces élections pour mieux organiser l'avenir", a-t-il ajouté. Le bon déroulement de ce scrutin, jugé crucial après 18 mois de crise  politique et une guerre contre des groupes jihadistes qui occupaient le Nord en 2012, est menacé par de nombreux obstacles, en particulier sécuritaires. La situation reste ainsi difficile à Kidal, ville du Nord qui a été le théâtre ces derniers jours de violences meurtrières entre Touareg et communautés noires.          
Sous l'égide du président burkinabè, le pouvoir malien et les rebelles touareg qui occupaient Kidal depuis février dernier ont signé un accord le 18  juin pour permettre la tenue du scrutin dans cette ville et sa région.

 

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